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Suffètes 9
André Chouraqui


Abimèlèkh

1 Abimèlèkh bèn Ierouba’al va à Shekhèm vers les frères de sa mère. Il leur parle ainsi qu’à tout le clan de la maison du père de sa mère pour dire :
2 « Parlez donc aux oreilles de tous les maîtres de Shekhèm : ‹ Qu’est-ce qui est bien pour vous ? Être gouvernés par soixante-dix hommes, tous fils de Ierouba’al, ou être gouvernés par un seul homme ? Souvenez-vous, oui, moi, je suis votre os et votre chair ›. »
3 Les frères de sa mère parlent de lui toutes ces paroles aux oreilles de tous les maîtres de Shekhèm. Leur cœur tend vers Abimèlèkh ; oui, ils disent : « C’est notre frère. »
4 Ils lui donnent soixante-dix sicles d’argent, de la maison de Ba’al Berit, avec lesquels Abimèlèkh salarie des hommes vides et impétueux. Ils vont derrière lui.
5 Il vient à la maison de son père à ’Ophra et tue ses frères, les fils de Ierouba’al, soixante-dix hommes, sur une pierre. Reste Iotâm, le fils cadet de Ierouba’al, oui, il s’était dissimulé.
6 S’ajoutent tous les maîtres de Shekhèm et toute la maison de Milo. Ils vont faire régner Abimèlèkh pour roi. près d’Élôn Mousab, le Chêne Posté qui est à Shekhèm.

Les arbres en quête d’un roi

7 Ils le rapportent à Iotâm. Il va et se tient sur la tête du mont Guerizîm. Il porte sa voix, crie et leur dit : « Entendez-moi, maîtres de Shekhèm, Elohîms vous entendra.
8 Les arbres étaient allés, allés messier un roi sur eux. Ils disent à l’olivier : ‹ Règne sur nous ! ›
9 L’olivier leur dit : ‹ Ferai-je cesser mon onctuosité, que glorifient Elohîms et les hommes, pour aller m’agiter sur des arbres ? ›
10 Les arbres disent au figuier : ‹ Va, toi ! Règne sur nous ! ›
11 Le figuier leur dit : ‹ Ferai-je cesser ma douceur, ma prolifération exquise, pour aller m’agiter sur les arbres ? ›
12 Les arbres disent à la vigne : ‹ Va, toi ! Règne sur nous ! ›
13 La vigne leur dit : ‹ Ferai-je cesser mon moût, qui réjouit Elohîms et les hommes, pour aller m’agiter sur des arbres ? ›
14 Alors tous les arbres disent au lyciet : ‹ Va, toi ! Règne sur nous ! ›
15 Le lyciet dit aux arbres : ‹ Si en vérité, vous me messiez pour roi sur vous, venez, venez, abritez-vous sous mon ombre, sinon, un feu sortira du lyciet et mangera les cèdres du Lebanôn. ›
16 Et maintenant, est-ce avec vérité et intégrité que vous faites régner Abimèlèkh ? Avez-vous bien agi envers Ierouba’al et envers sa maison ? Avez-vous fait envers lui selon la rétribution de ses mains ?
17 C’est mon père qui a guerroyé pour vous. Il a jeté son être contre eux et vous a secourus contre la main de Midiân.
18 Mais vous, vous vous êtes levés contre la maison de mon père. Ce jour, vous avez tué ses fils, soixante-dix hommes, sur une pierre. Vous faites régner Abimèlèkh, le fils de sa servante, sur les maîtres de Shekhèm, oui, il est votre frère !
19 Si vous avez agi avec vérité et intégrité pour Ierouba’al et pour sa maison ce jour, réjouissez-vous d’Abimèlèkh, lui aussi il se réjouit de vous.
20 Sinon, un feu sortira d’Abimèlèkh ; il mangera les maîtres de Shekhèm et la maison de Milo. Et un feu sortira des maîtres de Shekhèm et la maison de Milo ; il mangera Abimèlèkh. »
21 Iotâm s’enfuit. Il fuit et va à Beér. Il habite là, à cause d’Abimèlèkh son frère.
22 Abimèlèkh régit Israël trois ans.
23 Elohîms envoie le souffle du malheur entre Abimèlèkh et les maîtres de Shekhèm. Les maîtres de Shekhèm trahissent Abimèlèkh,
24 pour que vienne la violence des soixante-dix fils de Ierouba’al, et pour mettre leur sang sur Abimèlèkh, leur frère, qui les avait tués, et sur les maîtres de Shekhèm, qui avaient affermi ses mains pour tuer ses frères.
25 Les maîtres de Shekhèm mettent contre lui des embuscades aux têtes des montagnes. Ils détroussent tous ceux qui passent près d’eux, sur la route, et c’est rapporté à Abimèlèkh.

Ga’al complote

26 Ga’al bèn ’Èbèd vient avec ses frères. Ils passent à Shekhèm. Les maîtres de Shekhèm sont sûrs de lui.
27 Ils sortent au champ, vendangent leurs vignobles, les foulent, font ripaille. Ils viennent à la maison de leurs Elohîms, mangent, boivent, et maudissent Abimèlèkh.
28 Ga’al bèn ’Èbèd dit : « Qui est Abimèlèkh ? Qui est Shekhèm pour que nous les servions, nous ? N’est-il pas le fils de Ierouba’al, n’a-t-il pas Zeboul pour préposé ? Servez les hommes de Hamor, le père de Shekhèm ! Pourquoi les servirions-nous nous-mêmes ? »
29 Qui donnera ce peuple en ma main ? J’écarte Abimèlèkh ! » Il dit à Abimèlèkh : « Multiplie ta milice et sors ! »

Abimèlèkh attaque Shekhèm

30 Zeboul, le chef de la ville, entend les paroles de Ga’al bèn ’Èbèd. Sa narine brûle.
31 Il envoie des messagers à Abimèlèkh, par ruse, pour dire : « Voici, Ga’al bèn ’Èbèd et ses frères viennent à Shekhèm ; les voici, ils pressent la ville contre toi.
32 Maintenant, lève-toi la nuit, toi et le peuple qui est avec toi ; embusque-toi dans le champ.
33 Et c’est le matin, au lever du soleil, tu te lèveras tôt et te déploieras contre la ville. Voici, lui et le peuple qui est avec lui sortiront contre toi. Et fais-lui selon ce que ta main trouvera. »
34 Abimèlèkh se lève avec tout le peuple qui l’accompagne, la nuit. Ils s’embusquent contre Shekhèm, quatre têtes.
35 Ga’al bèn ’Èbèd sort et se tient à l’ouverture de la porte de la ville. Abimèlèkh, avec le peuple qui est avec lui, se lève de l’embuscade.
36 Ga’al voit le peuple et dit à Zeboul : « Voilà du peuple qui descend des têtes des montagnes. » Zeboul dit : « L’ombre des montagnes, tu la vois en hommes. »
37 Ga’al ajoute de parler encore et dit : « Voici, du peuple descend du Nombril de la Terre ; une tête vient par la route du Chêne des Augures ! »
38 Zeboul lui dit : « Où est donc ta bouche, toi qui disais : ‹ Qui est Abimèlèkh pour que nous le servions ? › N’est-ce pas là le peuple que tu as méprisé ? Sors donc maintenant, guerroie contre lui ! »
39 Ga’al sort face aux maîtres de Shekhèm. Il guerroie contre Abimèlèkh.
40 Abimèlèkh le poursuit. Il s’enfuit en face de lui, et de nombreuses victimes tombent jusqu’à l’ouverture de la porte.
41 Abimèlèkh habite à Arouma. Zeboul expulse Ga’al et ses frères pour qu’ils n’habitent pas à Shekhèm.
42 Et c’est le lendemain, le peuple sort au champ. Ils le rapportent à Abimèlèkh.
43 Il prend le peuple, le divise en trois têtes et s’embusque dans le champ. Il voit et voici, le peuple sort de la ville. Il se lève contre eux et les frappe.
44 Abimèlèkh et les bêtes qui sont avec lui se déploient. Ils se tiennent à l’ouverture de la porte de la ville. Deux têtes s’étaient déployées contre tout ce qui était au champ. Ils les frappent.
45 Abimèlèkh guerroie contre la ville tout ce jour-là. Il investit la ville ; il tue le peuple qui s’y trouvait, démantèle la ville et y sème du sel.
46 Tous les maîtres de la tour de Shekhèm entendent. Ils viennent au donjon de la maison d’Él-Berit.
47 Il est rapporté à Abimèlèkh que tous les maîtres se sont groupés à la tour de Shekhèm.
48 Abimèlèkh monte au mont Salmôn, lui et tout le peuple qui est avec lui. Abimèlèkh prend les haches en sa main. Il tranche un branchage d’arbre. Il le charge et le met sur son épaule. Il dit au peuple qui est avec lui : « Vous avez vu ce que j’ai fait. Hâtez-vous, faites comme moi. »

Abimèlèkh meurt

49 Tout le peuple tranche aussi l’homme son branchage. Ils vont derrière Abimèlèkh et les mettent contre le donjon. Ils brûlent sur eux le donjon par le feu. Tous les hommes de la tour de Shekhèm meurent aussi, environ mille hommes et femmes.
50 Abimèlèkh va à Tébés. Il campe contre Tébés. Il l’investit.
51 Une rude tour était au milieu de la ville. Les hommes, les femmes, les maîtres de la ville s’enfuient tous là. Ils la ferment derrière eux et montent sur le toit de la tour.
52 Abimèlèkh vient jusqu’à la tour. Il guerroie contre elle. Il s’avance jusqu’à l’ouverture de la tour pour l’incendier au feu.
53 Une femme jette une meule courante sur la tête d’Abimèlèkh et lui fracasse le crâne.
54 Il crie vite vers son adolescent, porteur de ses armes, et lui dit : « Dégaine ton épée et mets-moi à mort, qu’ils ne disent de moi : Une femme l’a tué. » Son adolescent le poignarde. Il meurt.
55 Les hommes d’Israël voient qu’Abimèlèkh est mort. Ils vont, l’homme vers son lieu.
56 Elohîms retourne à Abimèlèkh le mal qu’il avait fait à son père, en tuant ses soixante-dix frères.
57 Tout le mal des hommes de Shekhèm, Elohîms le retourne sur leur tête : la malédiction de Iotâm bèn Ierouba’al vient à eux.

Cette Bible est dans le domaine public.