Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Il n’y a qu’un moment dans sa colère, mais il y a toute une vie dans sa faveur ; les pleurs logent le soir, et le chant de triomphe survient au matin. »
Un instant sous la colère de notre Père paraît des années, et ce n’est pourtant qu’un moment. Quand nous contristons son Esprit, nous ne pouvons pas attendre le sourire de sa face : mais il est un Dieu de pardon et il met bientôt de côté le souvenir de nos fautes. Quand nous défaillons et sommes prêts de mourir à la vue de son front courroucé, sa faveur nous rend la vie. Mais ce verset contient une autre note joyeuse. Notre nuit de pleurs amène bientôt un jour riant. La brièveté dans le châtiment est la marque distinctive de la miséricorde pour le croyant. Le Seigneur n’aime pas user de la verge avec ses élus ; il en donne un coup sur deux et tout est fini : puis la vie et la joie, qui viennent après la douleur et les larmes, font plus que compenser cette salutaire tristesse.
Console-toi mon âme et chante un alléluia ! Ne pleure pas toute la nuit, mais essuie tes larmes dans l’attente du matin. Ces larmes sont une rosée qui nous fait autant de bien que les rayons du soleil matinal. Les larmes dessillent nos yeux pour nous faire voir Dieu dans sa grâce et nous rendre sa faveur plus précieuse, et la tristesse est pour nous comme les ombres, qui, dans un tableau, font d’autant plus vivement ressortir les objets en lumière. Donc tout est bien.
Charles Spurgeon
Heureux les pauvres en esprit.
Le Nouveau Testament met en valeur des choses qui, selon nos critères humains, ne comptent pas. « Heureux les pauvres en esprit », littéralement : « heureux les indigents », - le rebut de la société. La prédication, aujourd’hui, vante la volonté, la beauté du caractère, ce que tout le monde remarque et admire. La phrase que nous entendons si souvent : « Décidez-vous pour Christ », met l’accent sur un sentiment auquel notre Seigneur ne s’est jamais fié. Il ne nous demande jamais de nous décider pour lui, mais de nous abandonner à lui, ce qui est tout différent. À la base du royaume de Jésus-Christ, il y a la beauté inconsciente des humbles. Ce qui fait que je suis du nombre des heureux, c’est ma pauvreté. Si je me rends compte que je n’ai ni force de volonté, ni noblesse de caractère, Jésus me proclame « heureux », car c’est ma pauvreté qui m’ouvre l’accès de son Royaume. Je peux y entrer non grâce à mes vertus, mais grâce à mon indigence.
La beauté spirituelle qui glorifie Dieu est une chose dont celui qui la possède ne se rend même pas compte. Celui qui a conscience d’exercer une influence est un prétentieux, étranger à l’esprit chrétien. Quand je dis : « Qui sait si je suis utile ! », ma vie spirituelle perd aussitôt sa fraîcheur. « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein ». Si j’examine et analyse cette eau vive, je perds la bénédiction du Seigneur.
Qui sont ceux qui ont exercé sur nous la plus profonde influence ? Non pas ceux qui en avaient conscience, mais ceux qui ne s’en rendaient pas compte. Le chrétien qui a de la valeur n’en a pas conscience ; celui qui pense avoir de la valeur perd cette pure et simple beauté qui révèle la présence de Jésus. Jésus se révèle à nous par ceux qui sont les plus humbles.
Oswald Chambers