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Galates 3.28
Bible de Jérusalem


Justifiés par la foi, non par la loi

1 Ô Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés ? À vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus Christ en croix.
2 Je ne veux savoir de vous qu’une chose : est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l’Esprit, ou pour avoir cru à la prédication ?
3 Etes-vous à ce point dépourvus d’intelligence, que de commencer par l’esprit pour finir maintenant dans la chair ?
4 Est-ce en vain que vous avez éprouvé tant de faveurs ? Et ce serait bel et bien en vain.
5 Celui donc qui vous prodigue l’Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la loi ou parce que vous croyez à la prédication ?
6 Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice.
7 Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d’Abraham.
8 Et l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, annonça d’avance à Abraham cette bonne nouvelle : En toi seront bénies toutes les nations.
9 Si bien que ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham le croyant.
10 Tous ceux en effet qui se réclament de la pratique de la loi encourent une malédiction. Car il est écrit : Maudit soit quiconque ne s’attache pas à tous les préceptes écrits dans le livre de la Loi pour les pratiquer.
11 Que d’ailleurs la Loi ne puisse justifier personne devant Dieu, c’est l’évidence, puisque le juste vivra par la foi ;
12 or la Loi, elle, ne procède pas de la foi : mais c’est en pratiquant ces préceptes que l’homme vivra par eux. —
13 Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit quiconque pend au gibet,
14 afin qu’aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d’Abraham et que par la foi nous recevions l’Esprit de la promesse.

Le rôle de la loi et le statut des croyants

15 Frères, partons du plan humain : un testament, dûment ratifié, qui n’est pourtant que de l’homme, ne s’annule pas ni ne reçoit de modifications.
16 Or c’est à Abraham que les promesses furent adressées et à sa descendance. L’Écriture ne dit pas : "et aux descendants", comme s’il s’agissait de plusieurs ; elle n’en désigne qu’un : et à ta descendance, c’est-à-dire le Christ.
17 Or voici ma pensée : un testament déjà établi par Dieu en bonne et due forme, la Loi venue après quatre-cent-trente ans ne va pas l’infirmer, et ainsi rendre vaine la promesse.
18 Car si on hérite en vertu de la loi, ce n’est plus en vertu de la promesse : or c’est par une promesse que Dieu accorda sa faveur à Abraham.
19 Alors pourquoi la Loi ? Elle fut ajoutée en vue des transgressions, jusqu’à la venue de la descendance à qui était destinée la promesse, édictée par le ministère des anges et l’entremise d’un médiateur.
20 Or il n’y a pas de médiateur, quand on est seul, et Dieu est seul.
21 La Loi s’opposerait donc aux promesses de Dieu ? Certes non ! En effet, si nous avait été donnée une loi capable de communiquer la vie, alors vraiment la justice procéderait de la loi.
22 Mais en fait l’Écriture a tout enfermé sous le péché, afin que la promesse, par la foi en Jésus Christ, fût accordée à ceux qui croient.
23 Avant la venue de la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, réservés à la foi qui devait se révéler.
24 Ainsi la Loi nous servit-elle de pédagogue jusqu’au Christ, pour que nous obtenions de la foi notre justification.
25 Mais la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue.
26 Car vous êtes tous fils de Dieu, par la foi, dans Christ Jésus.
27 Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ :
28 il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus.
29 Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.

Texte de la Bible de Jérusalem
Copyright ©1973 éditions du cerf. Tous droits réservés.