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Iesha‘yahou 10.17
André Chouraqui


Dictateurs du tracas

1 Hoïe, législateurs des lois de fraude, dictateurs qui dictez le tracas,
2 pour incliner le procès des chétifs, pour voler le jugement des humiliés de mon peuple, pour faire des veuves leur butin et piller les orphelins.
3 Mais que ferez-vous au jour de la sanction ? Le sinistre viendra de loin ! Vers qui vous enfuirez-vous pour de l’aide ? Où abandonnerez-vous votre gloire ?
4 Sinon succomber sous le prisonnier ; et sous les tués ils tombent. Malgré tout, sa narine ne s’est pas retournée, sa main est encore brandie. Contre Ashour

Contre Ashour

5 Hoïe, Ashour, rameau de ma narine, lui, branche de mon exaspération en main.
6 Je l’envoie contre la nation hypocrite, je l’ordonne contre le peuple de mon emportement, pour butiner au butin, piller au pillage, pour le mettre au piétinement, comme l’argile des allées.
7 Lui, il ne l’imagine pas ainsi, son cœur ne pense pas ainsi ; oui, il est en son cœur d’exterminer, de trancher des nations, pas un peu !
8 Oui, il dit : « N’est-ce pas ? mes chefs ensemble sont des rois !
9 Kalné n’est-il pas comme Karkemish ; comme Arpad, Hamat ; comme Damèssèq, Shomrôn ?
10 Ainsi ma main a trouvé les royaumes de l’idole, et leurs sculptures plus nombreuses qu’à Ieroushalaîm et à Shomrôn.
11 Ce que j’ai fait à Shomrôn et à ses idoles, ne le ferai-je pas à Ieroushalaîm et à ses fétiches ?
12 Et c’est quand Adonaï aura exécuté toute son œuvre au mont Siôn et à Ieroushalaîm, je sanctionnerai le fruit du cœur grandiloquent du roi d’Ashour, et l’éclat exalté de ses yeux. »
13 Oui, il dit : « J’agis par la force de ma main ; oui, je discerne par ma sagesse. J’écarte les frontières des peuples ; leurs magots, je les spolie. Je fais descendre comme un meneur les habitants ;
14 ma main trouve comme au nid la valeur des peuples. Comme au ramassage d’œufs abandonnés, moi, j’ai ramassé toute la terre. Il n’est pas d’aile qui s’agite, de bec béant, de siffloteur » !
15 La hache se vante-t-elle devant qui taille avec ? La scie se grandit-elle devant qui la balance ? Ou le rameau balance-t-il ceux qui le soulèvent ? Ou la branche soulève-t-elle du non-bois ?
16 Aussi l’Adôn IHVH-Adonaï Sebaot envoie-t-il la consomption contre ses obèses. À la place de sa gloire, il embrase d’un embrasement identique à l’embrasement d’un feu.
17 Et c’est la lumière d’Israël, un feu ; sa sacralité, une flamme. Elle brûle et mange son paliure, sa broussaille, en un jour.
18 La gloire de sa forêt et de son verger, il les achève, de l’être jusqu’à la chair. Elle est comme asphyxiée d’asphyxie.
19 Le reste des arbres de sa forêt, ils seront en petit nombre. Un adolescent les inscrira. Le reste retourne

Le reste retourne

20 Et c’est en ce jour, le reste d’Israël, le survivant de la maison de Ia’acob, ne continuera plus à s’appuyer sur son frappeur, mais s’appuiera sur IHVH-Adonaï, le sacré d’Israël, en vérité.
21 Un reste retournera, le reste de Ia’acob, vers Él, le héros.
22 Oui, même si ton peuple, Israël, était comme le sable de la mer, un reste retournera à lui. L’achèvement est décidé, il déferlera en justification.
23 Oui, c’est l’achèvement, il est décidé. Adonaï IHVH-Elohîms Sebaot agit au sein de toute la terre.
24 Aussi, ainsi dit Adonaï IHVH-Elohîms Sebaot : « Ne frémis pas, mon peuple, habitant de Siôn, devant Ashour. Il te frappe à la trique, il porte contre toi son gourdin, selon la route de Misraîm.
25 Mais encore le brin d’un peu, l’exaspération s’achèvera, ma narine contre leur anéantissement. »
26 IHVH-Adonaï Sebaot réveillera le fouet contre lui, comme le coup de Midiân sur le roc d’’Oréb. Sa branche sur la mer, il la portera sur la route de Misraîm.
27 Et c’est en ce jour, son fardeau s’écartera de ton épaule, son joug de ton cou, un joug aboli face à l’opulence. Il élague la ramure

Il élague la ramure

28 Il est venu contre ’Aïat, il est passé à Migrôn. À Mikhmas, il dépose ses objets.
29 Ils passent la passe : « Guèba’, un gîte pour nous ! » Rama a tressailli, Guib’at-Shaoul s’est enfui.
30 Hennis de ta voix, Bat-Galîm ! Sois attentive, Laïsh, ’Anatot, l’humiliée !
31 Madména erre, les habitants de Guébîm se retranchent.
32 Ce jour encore à Nob, tenir ! Il balance la main, mont de la fille Siôn, colline de Ieroushalaîm !
33 Voici l’Adôn, IHVH-Adonaï Sebaot, il élague la ramure à la cognée ; les tailles altières sont broyées, les hautes sont abaissées.
34 Il abat au fer les halliers de la forêt ; le Lebanôn, par le majestueux, tombe.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf