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Découvrement 18
André Chouraqui


Babèl tombée

1 Après cela, je vois un autre messager. Il descend du ciel. Il a une grande puissance ; la terre est illuminée par sa gloire.
2 Il crie d’une voix forte et dit : « Elle est tombée, elle est tombée, Babèl, la grande ! Elle est devenue un gîte de démons, une prison pour tout souffle immonde, une prison pour tout oiseau immonde, pour toute bête immonde et honnie !
3 Toutes les nations ont bu le vin de l’écume de sa puterie ; les rois de la terre putassent avec elle ; les marchands de la terre s’enrichissent du dynamisme de son luxe. »
4 J’entends une autre voix venant du ciel. Elle dit : « Sortez, mon peuple, de chez elle, que vous ne participiez pas à ses fautes et que vous ne receviez pas de ses plaies,
5 parce que ses fautes se sont amoncelées jusqu’au ciel ; Elohîms s’est souvenu de ses injustices.
6 Rendez-lui ce qu’elle a rendu, doublez le double de ses œuvres. Dans le pot où elle a tout mêlé, mêlez pour elle le double.
7 Autant se glorifiait-elle dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil, parce qu’en son cœur elle dit : ‹ Assise en reine, veuve ne suis ; deuil, certes, ne verrai. ›
8 Ainsi, en un jour arriveront ses plaies : mort, deuil, famine. Elle sera brûlée au feu, parce qu’il est fort, IHVH-Adonaï Elohîms qui la juge. »
9 Ils pleurent, ils se lamentent sur elle, les rois de la terre, qui avaient putassé avec elle et partagé son luxe, quand ils voient la fumée de son incendie.
10 Debout, au loin, en frémissant de son tourment, ils disent : « Oïe ! Oïe ! la cité, la grande, Babèl, la cité, la forte ! En une heure, ton jugement est venu ! »

Les marchands pleurent

11 Les marchands de la terre pleurent et s’endeuillent sur elle ; nul n’achète plus leur cargaison,
12 cargaison d’or, d’argent, de pierres précieuses, de perles, de lin fin, de pourpre, de soie, d’écarlate, de tout bois odorant, de tout objet d’ivoire, de tout objet de bois très précieux, de bronze, de fer et de marbre,
13 de cinnamome et d’amome, d’encens, de myrrhe, d’oliban, de vin, d’huile, de fleur de farine, de blé, de bovins et d’ovins, de chevaux et de chars, de corps et d’êtres d’hommes.
14 Le fruit de la convoitise de ton être s’en est allé loin de toi ! toute somptuosité et splendeur ont été détruites loin de toi ! Jamais plus ils ne les retrouveront !
15 Les marchands de cela, ceux qui s’étaient enrichis d’elle, debout au loin, en frémissant de son tourment, pleurent et s’endeuillent.
16 Ils disent : « Oïe ! Oïe ! la cité, la grande, vêtue de lin, de pourpre, d’écarlate, dorée d’or, de pierres précieuses et de perles,
17 parce qu’en une heure elle est devenue déserte, tant de richesses ! » Tout pilote, tout navigateur du lieu, les marins et ceux qui œuvrent en mer, se tiennent au loin.
18 Ils crient en regardant la fumée de son incendie, ils disent : « Qui est semblable à la cité, la grande ? »
19 Ils jettent de la poussière sur leur tête ; ils crient, pleurent, s’endeuillent et disent : « Oïe ! Oïe ! la cité, la grande, par qui se sont enrichis tous ceux qui avaient des navires en mer, par son opulence, parce qu’en une heure elle est devenue déserte ! »
20 Jubilez à cause d’elle, ciel, consacrés, envoyés, inspirés, parce qu’Elohîms a jugé votre jugement en elle.
21 Un seul messager, fort, soulève une pierre grande comme une meule. Il la jette à la mer et dit : « Ainsi, d’un élan, elle sera jetée, Babèl, la cité, la grande, non elle ne se trouvera plus jamais.
22 La voix des joueurs de cithare, des musiciens, des flûtistes, des joueurs de shophar, non, elle ne s’entendra chez toi plus jamais. Tout artisan de tout art, non, il ne se trouvera chez toi plus jamais. La voix de la meule, non, elle ne s’entendra chez toi plus jamais.
23 La lumière de la lampe, non, elle ne brillera chez toi plus jamais. La voix de l’époux et de l’épouse, elle ne s’entendra chez toi plus jamais, parce que tes marchands étaient les grands de la terre, parce qu’en tes sorcelleries ils ont été égarés, les goîm,
24 et là se trouve le sang des inspirés et des consacrés, de tous les égorgés de la terre. »

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf