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Introduction à l’Exode
La Bible Louis Segond

(Psaumes 103.7, Néhémie 9.9-20).

Le terme « Exode », titre de ce livre, signifie « sortie », sens dérivé d’Exode 20.2: « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. » Dieu libère les enfants d’Israël et leur donne des lois d’amour et de vie résumées dans les dix paroles ou commandements.

Le livre de l’Exode est donc la mémoire vivante d’un peuple qui se comprend comme peuple de Dieu. C’est une sorte d’« évangile de l’Ancien Testament »: la bonne nouvelle de la libération de la maison de servitude.

Cette mémoire de l’exode jalonne toute l’histoire de l’Israël biblique. Elle fonde sa conscience nationale.

Les chapitres 1.1–15.12 présentent un Dieu libérateur qui choisit un Hébreu comme instrument de libération des Hébreux souffrants. Cet homme est Moïse, assisté par son frère Aaron. Dieu voit la souffrance de son peuple (1–2), se révèle à Moïse (3 à 4.17), l’envoie en Égypte vers le Pharaon (4.18–6). C’est par des fléaux que Dieu contraint les Égyptiens à laisser partir Israël (7–11).

Le signe de leur libération est la pâque (12–13.16). Le peuple libéré traverse miraculeusement la mer Rouge (13.17–14.31) en partance pour la terre promise.

Ces chapitres mettent en exergue le rôle éminent des femmes ou des sages-femmes, la vocation de Moïse, le feu inextinguible, le Pharaon obstiné, la fête de la Pâque, l’agneau et son sang protecteur.

Les chapitres 15.22 à 40 relatent la marche et le séjour du peuple d’Israël au désert pendant 40 ans. Dieu conclut avec lui une alliance ayant comme clauses les dix commandements en particulier, et des lois multisectorielles en général (19.1–24.18). C’est au désert que Moïse reçoit des indications très détaillées pour la construction du tabernacle (25–31).

Entre-temps, le peuple d’Israël viole les clauses de l’alliance en représentant Dieu sous la forme d’un veau d’or. Grâce à l’intercession de Moïse, Dieu pardonne au peuple après l’avoir châtié, et rétablit l’alliance (32–34). L’Exode se termine par le récit de la construction minutieuse du tabernacle où la présence divine se manifeste perpétuellement (35–40).

Ces chapitres mettent en lumière le passage de la mer des joncs, l’obstination funeste du Pharaon, Jéthro, l’organisation de type militaire du peuple, l’alliance conclue, violée à cause du culte au veau d’or, l’alliance restaurée et la demeure de Dieu.

Selon l’Exode, la souffrance et l’oppression multiformes peuvent durer parfois des siècles, mais l’Éternel, le Dieu des pères des Hébreux, est celui qui voit, qui entend, qui descend vers les opprimés, et qui suscite et équipe les libérateurs à l’instar de Moïse, le grand prophète. Dieu libère les opprimés qui lui doivent obéissance et fidélité. Dieu livre cependant en spectacle les oppresseurs qui, au lieu de se repentir, lui résistent. On ne s’attaque pas impunément à ce qui appartient à l’Éternel.