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Hébreux 9
André Chouraqui


Le messie s’est offert lui-même

1 Donc le premier avait aussi des ordonnances pour le culte et le sanctuaire de cet univers.
2 Oui, une tente était préparée, la première, où était le chandelier, la table, et l’exposition des pains. Elle était dite « le sanctuaire. »
3 Après le deuxième voile était la tente dite « le sanctuaire des sanctuaires. »
4 Elle avait un autel des parfums, en or, et le coffre du pacte tout recouvert d’or, où une urne d’or contenait la manne, la branche d’Aarôn qui avait bourgeonné, et les plaques du pacte.
5 Au-dessus, les Keroubîm de gloire obombraient l’absolutoire, dont il n’est pas possible, maintenant, de parler en détail.
6 Ceci ayant été préparé ainsi, les desservants, de tout temps, entrent dans la première tente pour accomplir le service.
7 Mais dans la seconde, une seule fois par an, seul y entre le grand desservant, non sans le sang, qu’il offre pour lui-même et pour les inadvertances du peuple.
8 Le souffle sacré montre ceci, que la route des réalités sacrées n’est pas encore manifeste tant que la première tente existe.
9 Ceci est une parabole pour le temps présent, selon laquelle les dons et les sacrifices offerts ne peuvent en conscience rendre parfait le serviteur.
10 Ce n’était qu’aliments, boissons et ablutions variées : des institutions de chair, subsistant jusqu’au temps de la réforme.
11 Mais le messie est arrivé, grand desservant des biens à venir, à travers la demeure plus grande et plus parfaite, non faite par la main, et qui n’est pas de cette création.
12 Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non par le sang de boucs et de veaux, mais par son propre sang, ayant trouvé le rachat pour la pérennité.
13 Oui, si le sang des boucs et des taureaux, si la cendre d’une génisse pour asperger les contaminés, sanctifient et purifient la chair,
14 combien plus le sang du messie qui, par le souffle de pérennité, s’est offert lui-même à Elohîms sans tache, purifiera-t-il nos consciences des œuvres mortes pour le service d’Elohîms, le vivant !

Médiateur du pacte neuf

15 Par cela, il est donc le médiateur du pacte neuf. Ainsi la mort est survenue pour la rançon des transgressions du premier pacte, pour que les appelés reçoivent la promesse de l’héritage, en pérennité.
16 Oui, là où il y a testament, la mort du testateur est une nécessité présente.
17 Oui, le testament est confirmé par la mort ; il n’a aucune force pendant la vie du testateur.
18 Aussi, même le premier pacte n’a pas été inauguré sans le sang.
19 Oui, Moshè, après avoir énoncé chaque commandement à tout le peuple, conformément à la tora, a pris le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, de l’hysope, et il en a même aspergé le volume et tout le peuple
20 en disant : « Voici le sang du pacte qu’Elohîms a tranché pour vous. »
21 Et il a même aspergé, avec le sang, la tente et tous les objets du culte.
22 Selon la tora, précisément, tout est purifié dans le sang, et sans effusion de sang il n’advient pas de rémission.
23 La nécessité étant donc que les figurations des ciels soient purifiées par ces gestes, elles-mêmes, les réalités célestes, doivent l’être par de meilleurs sacrifices que ceux-là.
24 Non, le messie n’est pas entré dans un sanctuaire fait par la main, image des réalités vraies, mais dans le ciel lui-même, afin de paraître maintenant pour nous en face d’Elohîms.
25 Et non pas qu’il doive s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand desservant, qui entre dans le sanctuaire chaque année avec un sang étranger.
26 Autrement, il lui aurait alors fallu souffrir plusieurs fois depuis la fondation de l’univers. Mais il s’est manifesté une seule fois à l’accomplissement des ères, pour l’annulation de la faute par son propre sacrifice.
27 Et comme il appartient aux hommes de mourir une seule fois - et c’est ensuite le jugement -,
28 de même le messie a été offert une seule fois pour porter les fautes de beaucoup ; mais il apparaîtra une deuxième fois, sans nulle faute, à ceux qui l’attendent pour le salut.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf