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Iohanân 6
André Chouraqui


Cinq pains, deux poissons

1 Après quoi, Iéshoua’ va de l’autre côté de la mer de Galil, de Tiberias.
2 Une foule nombreuse le suit parce qu’ils avaient vu les signes qu’il avait faits sur des malades.
3 Iéshoua’ monte sur la montagne et s’assoit là avec ses adeptes.
4 Pèssah, la fête des Iehoudîm, approche.
5 Iéshoua’ donc lève les yeux et contemple une foule nombreuse à lui venue. Il dit à Philippos : « D’où achèterons-nous du pain pour qu’ils mangent ? »
6 Il dit cela pour l’éprouver, car il sait ce qu’il va faire.
7 Philippos lui répond : « Deux cents deniers de pain ne leur suffiraient pas pour que chacun reçoive un petit peu ! »
8 Un de ses adeptes, Andreas, le frère de Shim’ôn-Petros, lui dit :
9 « Il y a ici un petiot qui a cinq pains d’orge et deux poissons. Mais cela, qu’est-ce pour tant de monde ? »
10 Iéshoua’ dit : « Faites s’étendre les gens. » Il y a beaucoup d’herbe en ce lieu. Les hommes s’étendent donc, au nombre d’environ cinq mille.
11 Iéshoua’ prend donc les pains, remercie et les distribue aux convives, avec des poissons à volonté.
12 Quand ils sont pleins, il dit à ses adeptes : « Rassemblez les parts en surplus, que rien ne se perde. »
13 Ils les rassemblent alors et remplissent douze couffins des parts en surplus des cinq pains d’orge, après qu’ils se sont repus.
14 Les hommes voient ce signe qu’il a fait. Ils disent : « Celui-ci est vraiment l’inspiré qui vient dans l’univers. »
15 Iéshoua’ cependant sait qu’ils doivent venir l’enlever pour le faire roi. Il se retire encore une fois, sur la montagne, tout seul.

Sur la mer

16 Le soir venu, ses adeptes descendent à la mer.
17 Ils montent en bateau pour aller de l’autre côté de la mer, à Kephar-Nahoum. Les ténèbres sont déjà là, et Iéshoua’ n’est pas encore venu vers eux.
18 Un grand vent souffle, la mer se soulève.
19 Ils ont ramé environs vingt-cinq ou trente stades, quand ils voient Iéshoua’ marcher sur la mer. Il s’approche du bateau. Ils frémissent.
20 Mais il leur dit : « Moi, je suis, ne frémissez pas. »
21 Ils veulent le prendre dans le bateau. À l’instant la barque est à terre, là où ils vont.

Le pain descendu du ciel

22 Le lendemain, la foule se tient de l’autre côté de la mer. Elle voit qu’il n’y avait pas là de barque, sauf une. Iéshoua’ n’était pas entré dans la barque avec ses adeptes. Ses adeptes seuls s’en étaient allés.
23 Mais des bateaux viennent de Tiberias, près du lieu où ils avaient mangé le pain, l’Adôn ayant remercié.
24 Quand la foule voit que Iéshoua’ n’est pas là, ni ses adeptes, ils montent dans des barques ; ils viennent à Kephar-Nahoum pour chercher Iéshoua. ›
25 Ils le trouvent de l’autre côté de la mer et lui disent : « Rabbi, depuis quand te trouves-tu là ? »
26 Iéshoua’ répond et leur dit : « Amén, amén, je vous dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés.
27 Travaillez, non pour l’aliment qui périt, mais pour l’aliment qui demeure pour la vie en pérennité, celui que le fils de l’homme vous donne. Oui, celui-là, le père, Elohîms l’a marqué d’un sceau. »
28 Ils lui disent : « Que ferons-nous pour travailler au travail d’Elohîms ? »
29 Iéshoua’ répond et leur dit : « Voici le travail d’Elohîms : adhérez à celui qu’il a envoyé. »
30 Ils lui disent alors : « Quel signe fais-tu donc, toi, pour que nous voyions et adhérions à toi ? Quel travail ? »
31 Nos pères ont mangé la manne au désert, comme il est écrit : ‹ Il leur a donné à manger un pain du ciel’. »
32 Iéshoua’ leur dit : « Amén, amén, je vous dis, ce n’est pas Moshè qui vous a donné le pain du ciel ; c’est mon père qui vous donne le pain du ciel, le vrai.
33 Oui, le pain d’Elohîms, c’est celui qui descend du ciel et donne vie à l’univers. »
34 Ils lui disent donc : « Adôn, donne-nous toujours de ce pain. »
35 Iéshoua’ leur dit : « Moi, je suis le pain de la vie. Qui vient vers moi n’aura plus faim ; qui adhère à moi n’aura plus soif, jamais.
36 Mais je vous l’ai dit et vous m’avez vu, mais vous n’adhérez pas.
37 Tout ce que me donne le père viendra à moi ; je ne jette pas dehors celui qui vient à moi.
38 Je suis descendu du ciel, non pour faire mon vouloir, mais le vouloir de celui qui m’a envoyé.
39 Tel est le vouloir de celui qui m’a envoyé que je ne perde rien de ce qu’il m’a donné, mais que je le relève au dernier jour.
40 Oui, tel est le vouloir de mon père que tout homme contemplant le fils et adhérant à lui ait la vie en pérennité. Et moi, je le relèverai au dernier jour. »
41 Les Iehoudîm murmurent contre lui parce qu’il a dit : « Je suis le pain qui est descendu du ciel. »
42 Ils disent : « Celui-là, n’est-il pas Iéshoua’ bèn Iosseph ? Nous connaissons son père et sa mère ! Comment dit-il maintenant : ‹ Je suis descendu du ciel’ ? »
43 Iéshoua’ répond et leur dit : « Ne murmurez pas entre vous !
44 Nul ne peut venir à moi si mon père qui m’a envoyé ne le tire. Et moi, je le relèverai au dernier jour.
45 Il est écrit dans les inspirés : ‹ Ils seront tous enseignés par Elohîms. › Aussi, qui entend auprès du père et apprend vient à moi.
46 Non que personne ait vu le père, sinon celui qui est auprès d’Elohîms. Celui-là a vu le père.
47 Amén, amén, je vous dis : Celui qui adhère a la vie en pérennité.
48 Je suis, moi, le pain de la vie.
49 Vos pères, au désert, ont mangé la manne et sont morts.
50 Voici le pain qui descend du ciel, l’homme qui le mange ne meurt pas.
51 Moi, je suis le pain vivant venu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vit en pérennité. Le pain que je donne, c’est ma chair, pour la vie de l’univers. »
52 Les Iehoudîm se disputent entre eux et disent : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Iéshoua’ leur dit : « Amén, amén, je vous dis, si vous ne mangez pas la chair du fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes.
54 Qui mâche ma chair et boit mon sang a la vie en pérennité ; et moi, je le relèverai au dernier jour.
55 Oui, ma chair est vrai aliment, mon sang est vrai breuvage.
56 Qui mâche ma chair, qui boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui.
57 Comme le père vivant m’a envoyé et comme je vis par le père, ainsi, qui me mâche, celui-là aussi vivra par moi.
58 Tel est le pain descendu du ciel, non pas comme ont mangé les pères, et ils sont morts. Qui mâche ce pain vit en pérennité. »
59 Il dit ces paroles en enseignant dans une synagogue à Kephar-Nahoum.
60 En l’entendant, beaucoup de ses adeptes disent : « Cette parole est dure ! Qui peut l’entendre ? »
61 Mais Iéshoua’ sait en lui-même que ses adeptes murmurent contre cela. Il leur dit : « Est-ce que cela vous fait trébucher ? »
62 Et donc si vous voyez le fils de l’homme monter là où il était d’abord ?
63 C’est le souffle qui vivifie ; la chair ne sert à rien. Les mots que je vous ai dits sont souffle et vie.
64 Mais il en est quelques-uns parmi vous qui n’adhèrent pas. » Oui, Iéshoua’ sait dès l’entête quels sont ceux qui n’adhèrent pas et qui est celui qui le livrera.
65 Il dit : « Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi si cela ne lui a pas été donné par le père. »
66 Depuis lors, beaucoup de ses adeptes vont en arrière et ne marchent plus avec lui.
67 Iéshoua’ dit aux Douze : « Vous aussi, vous voulez partir ? »
68 Shim’ôn-Petros lui répond : « Adôn, vers qui irions-nous ? Les paroles de la vie en pérennité, tu les as.
69 Nous avons adhéré, nous savons que toi tu es le consacré à Elohîms. »
70 Iéshoua’ leur répond : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze ? Et l’un d’entre vous est un diable. »
71 Il le dit de Iehouda bèn Shim’ôn, l’homme de Qériot, qui allait le livrer, l’un des Douze.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf