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Loucas 6
André Chouraqui


Le shabat

1 Et c’est un shabat. Il traverse des champs de blé. Ses adeptes cueillent des épis et les mangent, après les avoir frottés dans leurs mains.
2 Quelques-uns des Peroushîm leur disent : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le shabat ?
3 Iéshoua’ leur répond et dit : « N’avez-vous pas lu ce qu’a fait David ? Il avait faim, et ses compagnons avec lui.
4 Il est entré dans la maison d’Elohîms, a pris et mangé les pains des faces, et en a donné à ses compagnons ; ce qu’il n’est permis de manger qu’aux desservants seulement. »
5 Il leur dit : « Le fils de l’homme est l’Adôn du shabat. »
6 Et c’est un autre shabat. Il entre à la synagogue et enseigne. Il y a là un homme. Sa main droite est sèche.
7 Les Sopherîm et les Peroushîm l’épient : va-t-il le guérir pendant le shabat ? afin de trouver de quoi l’accuser.
8 Mais il sait leurs réflexions. Il dit à l’homme à la main sèche : « Réveille-toi et dresse-toi au milieu ! » Il se relève et se dresse.
9 Iéshoua’ leur dit : « Je vous interroge : Est-il permis, le shabat, de bien faire ou de méfaire ? De sauver un être ou de le perdre ?
10 Il les regarde à la ronde, tous, et il lui dit : « Tends ta main ! » Il le fait, et sa main est rétablie.
11 Mais eux sont remplis de fureur ; ensemble, ils discutent : que faire de Iéshoua’ ?
12 Et c’est en ces jours, il sort vers la montagne pour prier. Il passe toute la nuit dans la prière d’Elohîms.
13 Quand c’est le matin, il convoque ses adeptes. Parmi eux il en choisit douze, qu’il nomme « envoyés » :
14 Shim’ôn, qu’il nomme aussi Petros, et Andreas, son frère, Ia’acob et Iohanân, Philippos et Bar-Talmaï,
15 Matityah et Toma, Ia’acob bèn Halphaï et Shim’ôn, appelé le Qanaït,
16 et Iehouda de Ia’acob, et Iehouda de Qériot, qui devint traître.
17 Il descend avec eux, s’arrête dans la plaine. Et voici, la foule nombreuse de ses adeptes, et une multitude nombreuse du peuple de tout Iehouda et de Ieroushalaîm, du rivage de Sor et de Sidôn.
18 Ils étaient venus l’entendre et être guéris de leurs maladies. Ceux qui étaient perturbés par des souffles contaminés sont aussi guéris.
19 Tous, dans la foule, cherchent à le toucher, car une puissance sort de lui et les guérit tous.

En marche !

20 Il lève les yeux sur ses adeptes et dit : « En marche, les humiliés ! Oui, il est à vous, le royaume d’Elohîms !
21 En marche, les affamés de maintenant ! Oui, vous serez rassasiés ! En marche, les pleureurs de maintenant ! Oui, vous rirez !
22 En marche, quand les hommes vous haïssent, vous bannissent, vous flétrissent, et jettent dehors votre nom comme criminel, à cause du fils de l’homme !
23 Jubilez, ce jour-là, dansez de joie ! Voici : votre salaire est grand au ciel ! Oui, cela, leurs pères l’ont déjà fait contre les inspirés.
24 « Cependant, oïe, vous, les riches ! Oui, vous avez déjà pris votre réconfort !
25 Oïe, vous, les repus de maintenant ! Oui, vous serez affamés ! Oïe, vous, les rieurs de maintenant ! Oui, vous serez endeuillés et vous pleurerez !
26 Oïe, vous, quand tous les hommes vous célèbrent ! Oui, leurs pères ont fait de même avec les faux inspirés.
27 « Mais, vous, entendeurs, je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à vos haineux !
28 Bénissez vos maudisseurs, priez pour vos décrieurs !
29 À qui te frappe sur une joue, tends-lui l’autre aussi. Au preneur de ton manteau, ne refuse pas la tunique aussi.
30 À tout demandeur, donne ! Au preneur de ton bien, ne réclame rien !
31 Comme vous voulez que les hommes fassent avec vous, faites-leur de même.
32 Si vous aimez vos amis, quel est votre chérissement ? Oui, même les fauteurs aiment leurs amis !
33 Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel est votre chérissement ? Même les fauteurs en font autant !
34 Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel est votre chérissement ? Même les fauteurs prêtent à des fauteurs pour recevoir l’équivalent !
35 « Aussi bien, aimez vos ennemis, faites du bien, prêtez sans rien attendre en retour. Votre salaire sera grand et vous serez les fils d’’Éliôn, du Suprême, lui qui est bon avec les ingrats comme avec les criminels.
36 Soyez matriciels, comme votre père est matriciel.
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés. Ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Déliez : vous serez déliés.
38 Donnez : il vous sera donné une belle mesure, bien tassée, serrée, débordante, qui sera donnée dans votre sein. Oui, la mesure avec laquelle vous mesurez sert à mesurer pour vous. »

Exemples

39 Il leur dit un exemple : « Un aveugle peut-il guider un aveugle ? Ne tombent-ils pas ensemble dans la fosse ?
40 Nul adepte ne dépasse son rabbi ; mais chacun, à la fin, sera comme son rabbi.
41 Tu vois le fétu dans l’œil de ton frère, mais la poutre, dans ton propre œil, tu ne la considères pas !
42 Comment peux-tu dire à ton frère : ‹ Frère, laisse-moi chasser le fétu qui est dans ton œil’ quand tu ne vois pas la poutre dans ton œil ? Hypocrite ! Chasse en premier la poutre de ton œil ! Après quoi tu verras clair pour chasser le fétu dans l’œil de ton frère.
43 « C’est ainsi ! Pas de bon arbre qui fasse de mauvais fruit, et pas de mauvais arbre qui fasse de bon fruit !
44 Oui, chaque arbre se reconnaît à son fruit : des figues ne se ramassent pas sur des épines ; le raisin ne se vendange pas sur des buissons.
45 L’homme bon, du bon trésor de son cœur, produit du bon ; le criminel, de son fond criminel, produit le crime. Oui, la bouche parle de l’abondance du cœur.
46 « Pourquoi m’appelez-vous : ‹ Adôn ! Adôn ! ›, et ne faites-vous pas ce que je dis ?
47 Qui vient vers moi, entend mes paroles et les fait, je vous montrerai à qui il est semblable.
48 Il est semblable à un homme qui bâtit une maison. Après avoir profondément creusé, il pose les fondations sur le roc. Une inondation survient, le fleuve déferle contre cette maison. Il n’est pas assez fort pour l’ébranler, parce qu’elle a été bien bâtie.
49 Qui entend et ne fait pas est semblable à un homme qui bâtit une maison sur la terre, sans fondations. Le fleuve déferle contre elle ; elle s’effondre vite ; et le désastre de cette maison est grand. »

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf