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Marcos 6.35
André Chouraqui


Dans sa patrie

1 Il sort de là et vient dans sa patrie, ses adeptes le suivent.
2 Arrive le shabat ; il commence à enseigner dans la synagogue. Beaucoup l’entendent, sont frappés, et disent : « D’où, cela ? À celui-là ! Quelle sagesse ! Elle lui est donnée ? À lui ! Et ces fameux prodiges qui se font par ses mains !
3 Celui-là, n’est-ce pas le charpentier, le fils de Miriâm ? Le frère de Ia’acob, de Iosséi, de Iehouda, de Shim’ôn ? Et ses sœurs, ne sont-elles pas ici avec nous ? Ils trébuchent sur lui.
4 Iéshoua’ leur dit : « Un inspiré n’est sans gloire que dans sa patrie, parmi ses proches, et dans sa maison. »
5 Il ne peut exercer là aucun prodige, sauf pour quelques invalides : il leur impose les mains et les guérit.
6 Il s’étonne à cause de leur non-adhérence. Il circule dans les villages des environs. Là, il enseigne.

Il appelle les Douze

7 Il appelle les Douze et commence à les envoyer deux à deux. Il leur donne autorité sur les souffles contaminés.
8 Il leur enjoint de ne rien prendre pour la route qu’un bâton seul : ni pain, ni besace, ni bronze à la ceinture,
9 mais chaussés de sandales et : « Ne mettez pas deux tuniques. »
10 Il leur dit : « Là où vous entrez dans une maison, restez-y jusqu’à ce que vous sortiez de là. »
11 Si un lieu ne vous accueille pas, qu’ils ne vous entendent pas, partez de là, secouez la poussière qui est sous vos pieds en témoignage contre eux. »
12 Ils sortent clamer le retour,
13 jeter dehors de nombreux démons, messier de nombreux invalides et guérir.

La tête de Iohanân l’Immergeur

14 Le roi Hèrôdès entend : oui, son nom est devenu célèbre. Ils disent : « Iohanân l’Immergeur s’est réveillé d’entre les morts : c’est pourquoi les puissances agissent par lui. »
15 D’autres disent : « Élyahou lui-même ! » D’autres disent : « Un inspiré, comme l’un des inspirés. »
16 Mais Hèrôdès entend et dit : « Celui que j’ai décapité, Iohanân, c’est lui qui s’est réveillé. »
17 Oui, Hèrôdès, avait envoyé saisir Iohanân et l’avait lié en prison, à cause d’Hèrôdias, la femme de Philippos son frère qu’il avait épousée.
18 Oui, Iohanân disait à Hèrôdès : « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère ! »
19 Dès lors, Hèrôdias le hait, veut le tuer, mais ne le peut :
20 oui, Hèrôdès frémit de Iohanân, le sachant homme juste et consacré. Il le protège, il l’entend, fort perplexe, et plaît à l’entendre.
21 Arrive un jour propice : l’anniversaire d’Hèrôdès. Il fait un dîner pour ses grands, pour ses officiers, pour les premiers de Galil.
22 Elle entre, la fille de cette Hèrôdias ; elle danse, elle plaît à Hèrôdès et aux convives. Le roi dit à l’adolescente : « Demande-moi ce que tu veux, je te le donne. »
23 Et il le lui jure : « Quoi que tu demandes, je te le donnerai, jusqu’à la moitié de mon royaume. »
24 Elle sort et dit à sa mère : « Que demanderai-je ? Elle dit :  »La tête de Iohanân l’Immergeur. »
25 Vite, elle entre avec empressement chez le roi, demande et dit : « Je veux que tu me donnes tout de suite sur un plat la tête de Iohanân l’Immergeur. »
26 Le roi en est fort peiné. À cause des serments et des convives, il ne veut pas la rejeter.
27 Vite, le roi envoie un garde, et lui commande d’apporter sa tête. Il s’en va et le décapite dans la prison.
28 Il apporte la tête sur un plat et la donne à l’adolescente. L’adolescente la donne à sa mère.
29 Ses adeptes entendent. Ils viennent, prennent son corps et l’ensevelissent dans un sépulcre.

Cinq pains pour la foule

30 Les envoyés se rassemblent autour de Iéshoua’. Ils lui annoncent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
31 Il leur dit : « Venez, vous autres, dans un lieu désert, à part. Reposez-vous un peu. » Oui, nombreux sont les arrivants et les partants. Ils ne trouvent pas même un instant pour manger.
32 Ils s’en vont dans la barque vers un lieu désert, à part.
33 Beaucoup voient qu’ils partent. Ils les reconnaissent. Là, ils accourent à pied, de toutes les villes, et ils arrivent avant eux.
34 En sortant, il voit une foule nombreuse. Il est pris aux entrailles pour eux, parce qu’ils sont comme des ovins sans berger. Il commence à les enseigner beaucoup.
35 Déjà l’heure est avancée, ses adeptes s’approchent et lui disent : « Le lieu est désert et l’heure est avancée.
36 Renvoie-les ; ils s’en iront dans les fermes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »
37 Il répond et leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils lui disent : « Nous irions acheter deux cents deniers de pain pour leur donner à manger ?
38 Il leur dit : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » Ils vérifient et disent : « Cinq, et deux poissons. »
39 Il leur commande de s’installer tous par groupes, sur l’herbe verte.
40 Ils s’étendent à terre, rangées par rangées, de cent et de cinquante.
41 Il prend les cinq pains et les deux poissons. Il lève le regard vers le ciel, bénit et partage les pains. Il les donne à ses adeptes pour les leur servir. Puis il répartit entre tous les deux poissons.
42 Ils mangent tous et se rassasient.
43 Ils enlèvent les parts : plein douze couffins, et des poissons.
44 Ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.

Marche sur la mer

45 Vite, il oblige ses adeptes à monter dans la barque, et à aller devant lui de l’autre côté, à Béit-Saïda, pendant que lui-même renvoie la foule.
46 Il se sépare d’eux et va sur la montagne pour prier.
47 Le soir venu, la barque est au milieu de la mer, et lui, seul, à terre.
48 Il les voit se tourmenter à ramer : oui, le vent leur était contraire. Vers la quatrième veille de la nuit, il vient vers eux en marchant sur la mer. Il veut les dépasser.
49 Mais eux, le voyant marcher sur la mer, pensent : « C’est un fantôme ! » et ils vocifèrent.
50 Oui, tous l’ont aperçu et ils se troublent. Mais, vite, il leur parle et leur dit : « Courage ! Je suis. Ne frémissez pas. »
51 Il monte auprès d’eux dans la barque. Le vent tombe.
52 Et très fort, à l’extrême, ils sont stupéfaits en eux-mêmes. Non, ils n’avaient pas compris pour les pains ; leur cœur est endurci.
53 Ils font la traversée, viennent sur terre à Guinnéissar et abordent là.
54 En sortant de la barque, il est vite reconnu.
55 Ils parcourent tout ce pays. Ils commencent à lui apporter sur les grabats ceux qui ont mal, là où ils entendent qu’il est.
56 Là où il arrive, villages, villes ou campagnes, dans les marchés, ils mettent les infirmes et ils le supplient de leur laisser seulement toucher les sisit de son vêtement. Tous ceux qui le touchent sont sauvés.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf