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Matyah 26.30
André Chouraqui


1 Et c’est, quand Iéshoua’ achève ces paroles, il dit à ses adeptes :
2 « Vous le savez, dans deux jours, c’est Pèssah. Le fils de l’homme est livré pour être crucifié. »
3 Alors les chefs des desservants et les anciens du peuple se rassemblent dans la cour du grand desservant, ledit Caïapha.
4 Ils se consultent pour saisir Iéshoua’ par ruse et le mettre à mort.
5 Mais ils disent : « Pas pendant la fête, pour qu’il n’y ait pas de désordre dans le peuple. »
6 Et c’est, quand Iéshoua’ est à Béit-Hananyah, dans la maison de Shim’ôn, le lépreux,
7 une femme s’approche de lui. Elle a un flacon d’albâtre d’un parfum très précieux. Elle le verse sur la tête de Iéshoua’, à table.
8 Les adeptes le voient. Ils s’irritent et disent : « Pourquoi cette perte ?
9 Oui, cela pouvait être vendu à bon prix et donné aux pauvres. »
10 Iéshoua’ le pénètre et leur dit : « Pourquoi tracassez-vous cette femme ? Oui, pour moi, elle a œuvré une œuvre belle.
11 Oui, les pauvres, vous les avez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours.
12 Oui, jetant ce parfum sur moi, elle l’a fait pour m’ensevelir.
13 Amén, je vous dis : partout où l’annonce sera clamée dans tout l’univers, ce que cette femme a fait sera raconté aussi, en mémoire d’elle. »
14 Alors l’un des Douze, ledit Iehouda, l’homme de Qériot, va chez les chefs des desservants.
15 Il dit : « Que voulez-vous me donner ? Moi, je vous le livrerai. » Ils lui pèsent trente pièces d’argent.
16 Dès lors, il cherche l’occasion de le livrer.
17 Alors, le premier jour des Azymes, les adeptes s’approchent de Iéshoua’ et disent : « Où veux-tu que nous te préparions le repas de Pèssah ?
18 Il dit : « Allez en ville chez un tel, et dites-lui : ‹ Le Rabbi dit : Mon temps approche. Je fais Pèssah chez toi avec mes adeptes’. »
19 Les adeptes font comme Iéshoua’ leur a indiqué ; ils préparent Pèssah.
20 Le soir venu, Iéshoua’ se met à table avec les Douze.
21 Tandis qu’ils mangent, il dit : « Amén, je vous dis : l’un de vous me livrera. »
22 Très attristés, ils commencent un à un à lui dire : « Est-ce moi, Adôn ?
23 Il répond et dit : « Celui qui plonge la main dans le plat avec moi, celui-là me livrera.
24 Le fils de l’homme s’en va, comme il est écrit de lui ; mais oïe, cet homme-là, par qui le fils de l’homme est livré« ! Il eût été mieux pour lui de ne pas naître, cet homme-là ! »
25 Iehouda qui le livre répond et dit : « Est-ce moi, Rabbi ? Il lui dit :  »Toi, tu l’as dit » !
26 Quand ils mangent, Iéshoua’ prend du pain, bénit et partage. Il donne aux adeptes et dit : « Prenez et mangez : ceci est le corps, le mien. »
27 Il prend une coupe, remercie, leur donne et dit : « Buvez-en tous :
28 Oui, ceci est le sang, le mien, celui du pacte, versé pour beaucoup, en rémission des fautes.
29 Et moi je vous dis : je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’à ce jour-là où j’en boirai avec vous un nouveau au royaume de mon père. »
30 Après avoir chanté le Hallel ils sortent vers le mont des Oliviers.
31 Alors Iéshoua’ leur dit : « Vous tous, vous trébucherez à cause de moi, cette nuit. Oui, il est écrit : ‹ Je frapperai le berger, et les ovins du troupeau se disperseront. ›
32 Mais après m’être réveillé, j’irai avant vous en Galil. »
33 Petros répond et lui dit : « S’ils trébuchent tous à cause de toi, moi, je ne trébucherai jamais ! »
34 Iéshoua’ lui dit : « Amén, je te dis : cette nuit même, avant que le coq chante trois fois tu m’auras renié. »
35 Petros lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, non, je ne te renierai pas ! » Et tous les adeptes disent de même.
36 Alors Iéshoua’ vient avec eux dans un domaine dit Gat-Shemanîm. Il dit aux adeptes : « Asseyez-vous ici pendant que je m’en irai prier là. »
37 Il prend Petros et les deux fils de Zabdi. Il commence à s’attrister, accablé.
38 Alors il leur dit : « Mon être se voile d’une tristesse de mort. Restez ici, veillez avec moi. »
39 Il va un peu plus loin, tombe sur ses faces, prie et dit : « Mon père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Pourtant, non pas comme moi je veux, mais comme toi. »
40 Il vient vers les adeptes et les trouve endormis. Il dit à Petros : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une seule heure avec moi !
41 Veillez, priez, pour ne pas pénétrer dans l’épreuve. Le souffle, il est vrai, est ardent, mais la chair infirme. »
42 Il s’en va de nouveau, une deuxième fois. Il prie et dit : « Mon père, si cela ne peut passer sans que je le boive, qu’il en soit selon ton vouloir ! »
43 Il vient de nouveau et les trouve endormis : oui, leurs yeux étaient alourdis.
44 Il les laisse et s’en va de nouveau. Il prie une troisième fois et dit de nouveau les mêmes paroles.
45 Alors il vient vers les adeptes et leur dit : « Dormez, maintenant ! Reposez-vous ! Voici, l’heure approche où le fils de l’homme est livré aux mains des criminels.
46 Réveillez-vous, allons ! Voici, il approche celui qui me livre. »
47 Tandis qu’il parle, voici, Iehouda, un des Douze, vient, et avec lui une foule nombreuse avec des épées et des bâtons, de chez les chefs des desservants et les anciens du peuple.
48 Celui qui le livre leur avait donné un signe en disant : « Celui que j’embrasserai, c’est lui. Saisissez-le. »
49 Vite, il s’approche de Iéshoua’ et dit : « Shalôm, Rabbi ! » Il se penche et l’embrasse.
50 Mais Iéshoua’ lui dit : « Compagnon, c’est pour cela que tu es là.. ». Ils s’approchent alors, jettent les mains sur Iéshoua’ et le saisissent.
51 Et voici, un de ceux qui sont avec Iéshoua’ tend la main et dégaine son épée. Il en frappe le serviteur du grand desservant et lui arrache l’oreille.
52 Alors Iéshoua’ lui dit : « Rentre ton épée à sa place. Oui, tous les preneurs d’épée périront par l’épée.
53 Ne crois-tu pas que je puisse supplier mon père ? Il m’offrirait maintenant plus de douze légions de messagers !
54 Mais comment donc s’accompliraient les Écrits, puisqu’il doit en être ainsi ?
55 En cette heure-là, Iéshoua’ dit aux foules : « Comme pour un bandit, vous êtes sortis avec des épées et des bâtons pour vous emparer de moi ! Chaque jour, j’étais assis et j’enseignais au sanctuaire, et vous ne m’avez pas saisi. »
56 Tout cela survient pour accomplir les Écrits des Inspirés. Alors les adeptes, tous, le laissent et fuient.
57 Ceux qui avaient saisi Iéshoua’ l’emmènent chez Caïapha, le grand desservant, chez qui les Sopherîm et les anciens se rassemblent.
58 Petros le suit de loin jusqu’à la cour du grand desservant. Il entre à l’intérieur et s’assoit avec les gardes pour voir la fin.
59 Alors les chefs des desservants et tout le sanhédrîn cherchent un faux témoignage contre Iéshoua’, pour le mettre à mort.
60 Ils n’en trouvent pas, quoique de nombreux faux témoins s’approchent. Après tous, deux s’approchent.
61 Ils disent : « Celui-là a dit : ‹ Je peux détruire le Temple d’Elohîms et, en trois jours, le rebâtir. ›
62 Le grand desservant se lève et lui dit : « Tu ne réponds rien ? Quels témoignages contre toi ?
63 Mais Iéshoua’ se tait. Le grand desservant lui dit : « Je t’en adjure par Elohîms le vivant : dis-nous si tu es le messie, Bèn Elohîms ! »
64 Iéshoua’ lui dit : « Tu l’as dit. Aussi bien, je vous dis : désormais, vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la Puissance. Il vient sur les nuées des ciels ! »
65 Le grand desservant déchire ses vêtements et dit : « Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voilà, maintenant vous avez entendu le blasphème ? Quel est votre avis ?
66 Ils répondent et disent : « Il est passible de mort. »
67 Alors ils lui crachent à la face, le soufflettent, le giflent et disent :
68 « Fais l’inspiré pour nous, messie ! Qui est-ce qui t’a frappé ?
69 Petros est assis dehors, dans la cour. Une servante s’approche de lui et dit : « Toi aussi, tu étais avec Iéshoua’, le Galiléen.
70 Mais il nie devant tous et dit : « Je ne sais pas ce que tu dis. »
71 Il sort vers le porche. Une autre le voit et dit à ceux qui sont là : « Celui-là était avec Iéshoua’ le Nazoréen. »
72 Et à nouveau, il nie avec serment : « Je ne connais pas l’homme ! »
73 Peu après, ceux qui se trouvent là s’approchent et disent à Petros : « C’est vrai, toi aussi tu en es ! Oui, ta langue te dénonce ! »
74 Alors il se met à jurer avec des anathèmes : « Je ne connais pas l’homme ! » Vite, un coq chante.
75 Petros se souvient du mot que Iéshoua’ lui avait dit : « Avant que le coq chante, trois fois, tu m’auras renié. » Il sort dehors et pleure amèrement.

Cette Bible est dans le domaine public.