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Matyah 20
André Chouraqui


1 « Oui, le royaume des ciels est semblable à un homme, un patron, qui sort tôt le matin pour embaucher des ouvriers à sa vigne.
2 Il s’accorde avec les ouvriers sur un denier par jour ; il les envoie à sa vigne.
3 Il sort vers la troisième heure. Il en voit d’autres arrêtés et désœuvrés sur la place.
4 Il leur dit : ‹ Allez, vous aussi, dans ma vigne. Je vous donnerai ce qui sera juste. ›
5 Ils s’en vont. Il sort encore vers la sixième, et aussi vers la neuvième heure. Il fait de même.
6 Il sort vers la onzième. Il en trouve d’autres arrêtés et leur dit : ‹ Pourquoi êtes-vous arrêtés là, désœuvrés tout le jour  ? ›
7 Ils lui disent : ‹ C’est que personne ne nous a embauchés. › Il leur dit : ‹ Allez, vous aussi, dans la vigne. ›
8 Le soir venu, l’Adôn de la vigne dit à son intendant : ‹ Appelle les ouvriers, distribue le salaire, en commençant par les derniers jusqu’aux premiers. ›
9 Ceux de la onzième heure viennent et reçoivent chacun un denier.
10 Puis les premiers viennent et pensent qu’ils recevront plus ; mais ils reçoivent, eux aussi, chacun un denier.
11 Quand ils le reçoivent, ils grondent contre le patron et disent :
12 ‹ Ceux-là, les derniers, n’ont fait qu’une heure, et tu les fais nos égaux, à nous qui avons porté le poids du jour et la chaleur. ›
13 Il répond à l’un d’eux et dit : ‹ Mon ami, je ne t’ai pas lésé. Tu t’es mis d’accord avec moi sur un denier, n’est-ce pas ?
14 Prends ce qui est à toi, et va. Je veux donner à celui-ci, le dernier, autant qu’à toi.
15 Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi ? Ou bien ton œil est-il mauvais parce que, moi, je suis bon ? ›
16 Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers, derniers. »
17 Quand Iéshoua’ va monter à Ieroushalaîm, il prend avec lui les Douze, à part. Il leur dit en chemin :
18 « Voici, nous montons à Ieroushalaîm. Le fils de l’homme sera livré aux chefs des desservants et aux Sopherîm. Ils le condamneront à mort.
19 Ils le livreront aux goîm pour être bafoué, fouetté et crucifié ; mais, le troisième jour, il se réveillera. »
20 Alors s’approche de lui la mère des Bèn Zabdi, avec ses fils. Elle se prosterne pour lui faire une demande.
21 Il lui dit : « Que veux-tu ? Elle lui dit :  »Dis que mes deux fils, ceux-là, siègent, un à ta droite et un à ta gauche, en ton royaume.
22 Iéshoua’ répond et dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que, moi, je vais boire ? Ils lui disent  »Nous le pouvons. »
23 Il leur dit : « Oui, ma coupe, vous la boirez. Quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de le donner, mais c’est pour qui mon père l’a préparé. »
24 Les dix entendent et s’irritent contre les deux frères.
25 Aussi, Iéshoua’ les appelle et dit : « Vous savez, les chefs des goîm les dominent ; les grands exercent de haut leur pouvoir sur eux.
26 Qu’il n’en soit pas ainsi parmi vous. Mais qui veut devenir grand parmi vous doit être votre servant.
27 Et qui veut, parmi vous, être premier doit être votre serviteur.
28 Ainsi le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, pour donner son être en rançon pour beaucoup. »
29 À leur sortie de Ieriho, une nombreuse foule le suit.
30 Et voici, deux aveugles sont assis près de la route. Ils entendent que Iéshoua’ passe. Ils crient et disent : « Adôn, matricie-nous, bèn David ! »
31 La foule les rabroue pour qu’ils se taisent, mais ils crient plus fort et disent : « Adôn, matricie-nous, bèn David ! »
32 Iéshoua’ s’arrête, les appelle et dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ?
33 Ils lui disent : « Adôn, que nos yeux s’ouvrent ! »
34 Pris aux entrailles, Iéshoua’ touche leurs yeux. Vite, ils voient et le suivent.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf