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Daniél 8
André Chouraqui


Le bélier et le bouc

1 En l’an trois du règne du roi Bélshasar, une contemplation se fait voir à moi Daniél, après ce qui m’était apparu au commencement.
2 Et je vois la contemplation, et c’est quand je vois, moi, à Shoushân, la capitale qui est dans la province de ’Éïlâm. Je vois dans la contemplation, moi étant sur le canal de l’Oulaï.
3 Je lève les yeux, vois, et voici un bélier dressé en face du canal. Il a deux cornes, deux cornes hautes, l’une plus haute que l’autre. La plus haute monte en dernier.
4 Je vois le bélier encorner vers la Mer, vers le Septentrion, vers le Nèguèb. Aucun animal ne se dresse en face de lui. Nul ne secourt de sa main ; il fait selon son vouloir et fait grand.
5 Moi, j’étais à discerner, et voici : un cabri de caprins vient de l’Occident, sur les faces de toute la terre, sans toucher terre. Le cabri a une corne en évidence entre ses yeux.
6 Il vient jusqu’au bélier, maître du canal. Il court à lui dans la fièvre de sa force.
7 Je le vois atteindre le bélier, amer contre lui. Il frappe le bélier et brise ses deux cornes. Il n’était pas de force dans le bélier pour se dresser en face de lui. Il le jette à terre et l’écrase. Et il n’était pas de sauveteur pour le bélier contre sa main.
8 Le cabri de caprins grandit à l’extrême. Tandis qu’il se revigore, la grande corne se brise. À sa place montent quatre cornes en évidence, aux quatre souffles des ciels.
9 De l’une d’entre elles sort une corne minuscule. Elle grandit plus vers le Nèguèb, vers l’Orient et vers la Gazelle.
10 Elle grandit jusque vers la milice des ciels. Elle abat à terre une partie de la milice et des étoiles ; elle les écrase.
11 Et jusqu’au chef de la milice elle grandit. Elle abolit le permanent et rejette l’assise de son sanctuaire.
12 La milice est donnée contre le permanent, pour les carences. Elle jette la vérité à terre, agit et triomphe.
13 J’entends un Consacré parler, et un autre dire à celui qui parlait : « Jusqu’à quand cette contemplation, le permanent être source de carence et de désolation, le sanctuaire et la milice piétinés ?
14 Il me dit : « Encore deux mille trois cents matins et soirs : alors le sanctuaire sera justifié. »
15 Et c’est quand je vois, moi Daniél, la contemplation, je demande le discernement. Voici, dressé contre moi, comme la vue d’un brave.
16 J’entends la voix d’un humain au milieu de l’Oulaï. Il s’écrie et dit : « Gabriél ; discerne pour celui-là la vue ! »
17 il vient près de mon poste. À sa venue, je suis paniqué et tombe sur mes faces. Il me dit : « Discerne, fils de l’homme, oui, elle est pour le temps de la fin, cette contemplation. »
18 Tandis qu’il me parle, je m’endors sur mes faces, à terre. Il me touche et me relève à mon poste.
19 Il dit : « Me voici, je te fais connaître ce qui sera dans l’après de l’exaspération : oui, le rendez-vous est celui de la fin.
20 Le bélier que tu as vu, maître des deux cornes, ce sont les rois de Madaï et de Paras.
21 Le cabri de bouc, le roi de Iavân. La grande corne entre ses yeux, c’est le premier roi.
22 La brisée, à la place de laquelle les quatre se sont dressées, ce sont quatre royaumes. Ils se dresseront d’une nation, mais non dans sa force.
23 En l’après de leur royauté, en l’accomplissement des carences, un roi se dressera, rude de faces, interprète d’énigmes.
24 Sa force sera vigoureuse mais non de sa force. Il détruira des prodiges ; il triomphera et agira. Il détruira des vigoureux et le peuple des Consacrés.
25 Par sa perspicacité, et par la duperie de sa main, il triomphera. Dans son cœur, il se grandira. Par surprise, il détruira une multitude. Contre le chef des chefs il se dressera, mais, sans main, il sera brisé.
26 La vue du soir et du matin dont il est parlé, c’est la vérité. Toi, tais la contemplation : oui, elle est pour l’après des jours multiples » !
27 Et moi, Daniél, c’en était fait de moi, malade pendant des jours. Puis je me lève et fais l’ouvrage du roi. Je suis désolé par la vue, mais nul ne la discerne.

Cette Bible est dans le domaine public.