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Iob 32
André Chouraqui


Èlihou à Iob

1 Ces trois hommes cessent de répondre à Iob ; oui, lui, un juste à ses yeux.
2 Mais la fureur d’Èlihou bèn Barakhél le Bouzi, du clan de Râm, brûle contre Iob. Sa fureur brûle parce qu’il prétendait être juste contre Elohîms.
3 Contre ses trois compagnons sa fureur brûlait, parce qu’ils n’avaient pas trouvé de réponse en accusant Iob.
4 Èlihou attendait pendant les paroles de Iob, car ils étaient plus anciens que lui en jours.
5 Mais Èlihou voit qu’il n’était pas de réponse dans la bouche des trois hommes, et sa fureur brûle.
6 Èlihou bèn Barakhél, le Bouzi, répond et dit : Je suis plus jeune en jours et vous êtes des vétérans. Aussi je rampe et frémis d’énoncer ce que je sais devant vous.
7 Je disais : « Les jours parleront ; le nombre des années fera connaître la sagesse. »
8 Cependant, elle est un souffle en l’homme : c’est l’haleine de Shadaï qui le fait discerner,
9 car les sages, les anciens, qui discernent la justice ne sont pas nombreux.
10 Aussi, je dis : Entendez-moi. J’exprimerai, moi aussi, mon savoir.
11 Voici, j’ai attendu vos paroles ; j’ai prêté l’oreille jusqu’au bout à votre discernement, jusqu’à ce que vous ayez fini d’ausculter les mots.
12 Je vois jusqu’au fond de vous. Mais voici : personne n’exhorte Iob, et pas de réponse à ses dires de votre part !
13 De peur que vous ne disiez : « Nous avons trouvé la sagesse : c’est à Él de cingler, pas à l’homme ! »
14 Il ne m’a pas adressé de mots ; aussi, je ne lui répondrai pas par vos dires.
15 Ils s’effarent et ne répondent plus ; ils ont extirpé les mots d’eux-mêmes.
16 J’ai patienté jusqu’à ce qu’ils ne parlent pas : ils s’arrêtent et ne répondent plus.
17 Je répondrai, moi aussi, pour ma part ; j’exprimerai mon savoir, moi aussi,
18 car je suis rempli de mots, le souffle de mon ventre me presse.
19 Voici, mon ventre est comme un vin débouché, fendu comme des outres neuves.
20 Je parlerai, cela me soulagera ; j’ouvrirai mes lèvres et répondrai,
21 car je ne porte pas faces d’homme ; donc je ne flatterai pas l’humain ;
22 car je ne sais pas flatter : mon créateur m’emporterait sous peu !

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf