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Estér 9
André Chouraqui


La vengeance

1 À la douzième lunaison, la lunaison d’Adar, le treizième jour, alors que la parole du roi et sa loi arrivent pour être exécutées, le jour où les ennemis des Iehoudîm s’impatientaient pour les dominer, c’est l’inverse : ce sont les Iehoudîm qui dominent leurs haineux.
2 Les Iehoudîm se sont rassemblés dans leurs villes, dans toutes les cités du roi Ahashvérosh, pour porter la main sur les chercheurs de leur malheur. Personne ne se dresse contre eux ; oui, leur tremblement était tombé sur tous les peuples.
3 Tous les chefs des cités, les satrapes, les pachas, les exécuteurs de l’ouvrage du roi portaient les Iehoudîm : oui, la peur de Mordekhaï était tombée sur eux.
4 Oui, Mordekhaï était grand dans la maison du roi ; sa rumeur allait dans toutes les cités. Oui, l’homme Mordekhaï allait et grandissait.
5 Les Iehoudîm frappent tous leurs ennemis ; coup d’épée, tuerie, perdition ; ils font ce qu’ils veulent de leurs haineux.
6 À Shoushân, la capitale, les Iehoudîm tuent et perdent cinq cents hommes :
7 Parshandata et Dalphôn et Aspata
8 et Porata et Adalia et Aridata
9 et Parmashta et Arissaï et Aridaï et Vayezata.
10 Les dix fils de Hamân bèn Hamdata, l’oppresseur des Iehoudîm, ils les tuent. Ils n’envoient pas leur main au pillage.
11 En ce jour, le nombre des tués à Shoushân, la capitale, parvient en face du roi.
12 Le roi dit à la reine Èstér : « À Shoushân, la capitale, les Iehoudîm ont tué cinq cents hommes, et les dix fils de Hamân sont perdus. Dans le reste des cités du roi, qu’ont-ils fait ? Quelle est ta demande ? Elle t’est donnée, et quelle est encore ta requête ? Elle t’est accordée. »
13 Èstér dit : « Si c’est bien pour le roi, il donnera demain aussi aux Iehoudîm de Shoushân de faire selon la loi de ce jour, et que les dix fils de Hamân soient pendus sur le bois. »
14 Le roi dit qu’il soit fait ainsi. Une loi est promulguée à Shoushân. Ils pendent les dix fils de Hamân. La fête de Pourîm

La fête de Pourîm

15 Les Iehoudîm de Shoushân se rassemblent aussi le quatorzième jour de la lunaison d’Adar. Ils tuent à Shoushân trois cents hommes, mais ils ne lancent pas leur main au pillage.
16 Le reste des Iehoudîm, des cités du roi, se rassemblent ; ils se dressent sur leur être, se reposent de leurs ennemis, tuent leurs haineux et tuent de leurs ennemis soixante-quinze mille ; mais ils ne lancent pas leur main au pillage.
17 Le treizième jour de la lunaison d’Adar, le quatorzième, ils se reposent et font un jour de festin et de joie.
18 Les Iehoudîm de Shoushân se rassemblent le treize de cette lunaison et le quatorze. Le quinze, ils se reposent, ils font un jour de festin et de joie.
19 Sur quoi, les Iehoudîm dispersés, habitant des villes sans muraille, font du quatorzième jour de la lunaison d’Adar joie, festin jour faste, où chaque homme fait envoi de parts à son compagnon.
20 Mordekhaï écrit ces paroles. Il envoie des actes à tous les Iehoudîm qui sont dans toutes les cités du roi Ahashvérosh, les proches et les lointains,
21 d’accomplir pour eux et d’être à faire le quatorzième jour de la lunaison d’Adar et le quinzième jour, année après année,
22 comme des jours où les Iehoudîm se reposent de leurs ennemis, et une lunaison où, pour eux, l’affliction tourne à la joie, le deuil en jour faste, pour en faire des jours de festin et de joie, d’envoi de parts, chaque homme à son compagnon, et de dons aux pauvres.
23 Les Iehoudîm acceptent ce qu’ils avaient commencé à faire et ce que leur avait écrit Mordekhaï.
24 Oui, Hamân bèn Hamdata, l’Agagui, l’oppresseur de tous les Iehoudîm, avait pensé perdre les Iehoudîm. Il avait jeté le Pour - c’est le sort -, pour les bouleverser et les perdre.
25 Mais venant en face du roi, il dit qu’avec l’acte sa pensée de malheur qu’il avait préméditée contre les Iehoudîm retournerait contre sa tête : ils le pendent, avec ses fils, sur le bois.
26 Ainsi ils ont appelé ces jours Pourîm, selon le nom de Pour. Ainsi pour toutes les paroles de cette missive et pour ce qu’ils avaient vu en ceci, et pour ce qui leur était arrivé,
27 Les Iehoudîm accomplissent et acceptent pour eux et pour leur semence, et pour tous ceux qui s’adjoignent à eux ; et cela ne passera pas, d’être à faire ces deux jours selon leur écrit et selon leur temps, en tout, d’année en année.
28 Ces jours sont commémorés et faits d’âge en âge, de clan à clan, de cité à cité, de ville à ville. Ces jours de Pourîm ne passeront pas parmi les Iehoudîm ; leur souvenir ne finira pas en leur semence.
29 La reine Èstér, la fille d’Abihaïl, écrit avec Mordekhaï, le Iehoudi, avec toute autorité pour accomplir cette missive de Pourîm, la deuxième.
30 Il envoie des actes à tous les Iehoudîm, aux cent vingt-sept cités du royaume d’Ahashvérosh, des paroles de paix et de vérité,
31 pour accomplir ces jours de Pourîm en leur époque, comme les avaient accomplis Mordekhaï, le Iehoudi, et la reine Èstér, et comme ils les avaient accomplis, eux et leur semence, les paroles des jeûnes et leur clameur.
32 Le dit d’Èstér accomplit ces paroles de Pourîm ; c’est écrit dans l’acte.

Cette Bible est dans le domaine public.