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Suffètes 8
André Chouraqui


Guid’ôn et ses ennemis

1 L’homme d’Èphraîm lui dit : « Quel propos nous as-tu fait, de ne pas nous appeler quand tu es allé guerroyer contre Midiân ? » Ils le combattent avec force.
2 Il leur dit : « Qu’ai-je fait maintenant de tel avec vous ? Le grappillage d’Èphraîm ne vaut-il pas mieux que la vendange d’Abi’èzèr ? »
3 Elohîms a donné en vos mains les chefs de Midiân, ’Oréb et Zeéb. Qu’ai-je pu faire de tel que vous ? » Alors leur souffle se relâche contre lui, quand il parle cette parole.
4 Guid’ôn vient au Iardèn. Il passe lui-même, et les trois cents hommes qui sont avec lui, fatigués et pourchassant.
5 Il dit aux hommes de Soukot : « Donnez donc des miches de pain au peuple qui est sur mes pas ; oui, ils sont fatigués. Moi-même je poursuis Zèbah et Salmouna’, rois de Midiân. »
6 Les chefs de Soukot disent : « La paume de Zèbah et de Salmouna’ est-elle maintenant en ta main, pour que nous donnions du pain à ta milice ? »
7 Guid’ôn dit : « Ainsi, quand IHVH-Adonaï donnera Zèbah et Salmouna’ en ma main, je rouerai votre chair de coups avec des carthames du désert, avec des cardères. »

Victoires de Guid’ôn

8 Il monte de là à Penouél et leur parle ainsi. Les hommes de Penouél lui répondent comme avaient répondu les hommes de Soukot.
9 Il dit aussi aux hommes de Penouél pour dire : « À mon retour en paix, je démantèlerai cette tour. »
10 Zèbah et Salmouna’ sont à Qarqor avec leurs camps : environ quinze mille hommes, tous les restants de tous les camps des Benéi Qèdèm. Les tombés, cent vingt mille hommes dégaineurs d’épée.
11 Guid’ôn monte par la route des habitants des tentes, au levant de Nobah et de Iagbeha. Il frappe le camp ; le camp était en sécurité.
12 Zèbah et Salmouna’ s’enfuient. Il les poursuit et prend les deux rois de Midiân, Zèbah et Salmouna’. Tout le camp tressaille.
13 Guid’ôn bèn Ioash retourne de la guerre, par la montée de Hèrès.
14 Il prend un adolescent parmi les hommes de Soukot et le questionne. Il inscrit pour lui les chefs de Soukot et ses anciens : soixante-dix-sept hommes.
15 Il vient vers les hommes de Soukot et dit : « Voici Zèbah et Salmouna’ par lesquels vous m’avez outragé pour dire : ‹ La paume de Zèbah et de Salmouna’ est-elle dès maintenant dans ta main, pour que nous donnions du pain à tes hommes fatigués › ? »
16 Il prend les anciens de la ville, et, avec les carthames du désert et les cardères, les fait connaître aux hommes de Soukot.
17 La tour de Penouél, il la démantèle et tue les hommes de la ville.
18 Il dit à Zèbah et Salmouna’ : « Où sont les hommes que vous avez tués au Tabor ? » Ils disent : « Ils étaient comme toi, chacun ressemblait au fils du roi. »
19 Il dit : « Ils étaient mes frères, les fils de ma mère. Vive IHVH-Adonaï ! Si vous les aviez laissés vivre, je ne vous tuerais pas. »
20 Il dit à Iètèr, son aîné : « Lève-toi ! Tue-les ! » Mais l’adolescent ne dégaine pas son épée. Oui, il frémissait, car c’était encore un adolescent.
21 Zèbah et Salmouna’ disent : « Lève-toi toi-même et frappe nous. Oui, tel homme, tel héroïsme ! » Guid’ôn se lève et tue Zèbah et Salmouna’. Il prend les lunules du cou de leurs chameaux.
22 L’homme d’Israël dit à Guid’ôn : « Gouverne-nous, toi, ton fils et ton petit-fils aussi ; oui, tu nous as sauvés de la main de Midiân. »

Guid’ôn fait un éphod

23 Guid’ôn leur dit : « Je ne vous gouvernerai pas, et mon fils ne vous gouvernera pas ; IHVH-Adonaï vous gouvernera. »
24 Guid’ôn leur dit : « Je vous demanderai une demande. Donnez-moi, chaque homme, une narinière de son butin. » Oui, ils avaient des narinières d’or : c’étaient des Ishme’élîm.
25 Ils disent : « Nous donnerons, nous donnerons. » Ils déploient la tunique, et y jettent, chaque homme, une narinière de son butin.
26 Le poids des narinières d’or qu’il avait demandées, mille sept cents sicles d’or, hormis les lunules, les pendentifs, les habits pourpres qui sont sur les rois de Midiân, et hormis les colliers du cou de leurs chameaux.
27 Guid’ôn en fait un éphod et l’expose en sa ville, à ’Ophra. Tout Israël putasse derrière lui, là. C’est pour Guid’ôn et sa maison un piège.
28 Midiân est maté face aux Benéi Israël. Ils ne relèvent plus la tête. La terre se calme quarante ans aux jours de Guid’ôn.
29 Ierouba’al bèn Ioash va. Il habite sa maison.
30 Guid’ôn a soixante-dix fils issus de sa cuisse ; oui, il avait des femmes multiples.
31 Sa concubine, à Shekhèm, lui enfante, elle aussi, un fils. Il lui met son nom : Abimèlèkh.
32 Guid’ôn bèn Ioash meurt en bonne sénescence. Il est enseveli dans le sépulcre de Ioash son père, à ’Ophra d’Abi-ha-’Èzri.
33 Et c’est quand Guid’ôn meurt, les Benéi Israël retournent et putassent derrière les Ba’alîm. Ils se mettent Ba’al Berit pour Elohîms.
34 Les Benéi Israël ne se sont plus souvenus de IHVH-Adonaï, leur Elohîms, qui les avait secourus de la main de tous leurs ennemis alentour.
35 Et ils ne font pas de faveur à la maison de Ierouba’al-Guid’ôn, pour tout le bien qu’il avait fait à Israël.

Cette Bible est dans le domaine public.