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Jacques 1.27
Vigouroux


Adresse et salutation

1 Jacques, serviteur de Dieu et de Notre-Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dispersées, salut.[1.1 Qui sont dans la dispersion ; c’est-à-dire qui sont dispersés. Le mot dispersion se trouve quelquefois dans l’Ecriture pour désigner les Juifs dispersés par suite de la captivité. Voir Jean, 7, 35.]

La mise à l’épreuve de la foi

2 Regardez comme une grande joie (complète), mes frères, d’être en butte à diverses épreuves (de tomber en diverses tentations)
3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience.[1.3 L’épreuve produit la patience ; saint Paul dit au contraire que c’est la patience qui produit l’épreuve (voir Romains, 5, 3). Mais outre que deux choses peuvent être mutuellement cause l’une de l’autre, le mot épreuve n’est pas pris dans le même sens dans les deux passages. La patience, c’est-à-dire la souffrance des afflictions, produit l’épreuve, et nous rend éprouvés et agréables à Dieu. Et l’épreuve, c’est-à-dire les maux et les tribulations par lesquels Dieu nous éprouve, produit la patience, et nous rend plus humbles, plus soumis, plus patients. C’est par l’exercice des souffrances que nous acquérons la patience.]
4 Mais la patience doit être (rend) parfaite dans ses œuvres, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne laissant rien à désirer.
5 Si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement et sans rien reprocher ; et elle lui sera donnée.[1.5 La sagesse pratique, qui envisage au point de vue chrétien les adversités et les fait servir au salut.]
6 Mais qu’il demande avec foi, sans hésiter. Car celui qui hésite est semblable au flot de la mer, qui est agité et poussé de côté et d’autre par le vent.[1.6 Voir Matthieu, 7, 7 ; 21, 22 ; Marc, 11, 24 ; Luc, 11, 9 ; Jean, 14, 13 ; 16, 23-24.]
7 Que cet homme là ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur.
8 C’est un homme à l’esprit partagé (double d’esprit, note), inconstant dans toutes ses voies.[1.8 L’homme double d’esprit ; c’est-à-dire qui en a un pour la foi, et l’autre pour l’incrédulité ; l’homme qui est partagé entre la foi et l’incrédulité, entre Dieu et le monde. L’homme animé de sentiments contraires.]
9 Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation ;
10 et le riche, au contraire, de son abaissement, parce qu’il passera comme la fleur de l’herbe.[1.10 Voir Ecclésiastique, 14, 18 ; Isaïe, 40, 6 ; 1 Pierre, 1, 24.]
11 Car le soleil s’est levé brûlant, et il a desséché l’herbe, et sa fleur est tombée, et la grâce de son aspect (charme de sa beauté) a disparu ; ainsi le riche se flétrira dans ses voies.

Appel à vivre la parole de vérité

12 Heureux l’homme qui souffre patiemment l’épreuve, car, lorsqu’il aura été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l’aiment.[1.12 Voir Job, 5, 17.]
13 Que nul, lorsqu’il est tenté, ne dise que c’est Dieu qui le tente ; car Dieu ne tente pas pour le mal, et il ne tente lui-même personne.[1.13 Quoique Dieu ait tenté autrefois Abraham, quoique Moïse ait dit aux anciens Hébreux : Le Seigneur votre Dieu vous tente (voir Deutéronome, 13, 3), l’apôtre saint Jacques a pu dire avec vérité que Dieu ne tente personne, parce que le mot tenter a deux sens bien différents : dans l’un, il signifie séduire pour porter au mal ; et dans l’autre, éprouver, pour porter au bien, pour affermir dans la vertu et pour procurer des occasions de mériter. Or c’est dans le premier sens que Dieu ne tente personne, et c’est dans le second qu’il a pu tenter Abraham et les anciens Hébreux, et qu’il peut tenter tous les hommes.]
14 Mais chacun est tenté par sa propre concupiscence, qui l’emporte et le séduit.
15 Ensuite, lorsque la concupiscence a conçu, elle enfante le péché ; et le péché, étant consommé, engendre la mort.
16 Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés.[1.16 Ne vous y trompez donc pas, « en vous imaginant que Dieu est l’auteur du mal ; il est, au contraire, la source suprême de tout bien. Â» (CRAMPON)]
17 Toute grâce excellente et tout don parfait vient d’en haut, et descend du Père des lumières, chez qui il n’y a pas de variation, ni d’ombre, ni de changement.
18 De sa propre volonté il nous a engendrés par la parole de vérité, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures.
19 Vous le savez, mes frères bien-aimés. Que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, et lent à se mettre en colère ;[1.19 Voir Proverbes, 17, 27.]
20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.
21 C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de méchanceté, recevez avec douceur la parole entée en vous, qui peut sauver vos âmes.
22 Seulement, mettez cette parole en pratique, et ne vous contentez pas de l’écouter, vous trompant vous-mêmes.[1.22 Voir Matthieu, 7, vv. 21, 24 ; Romains, 2, 13.]
23 Car si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,[1.23 Dans un miroir. Les miroirs étaient communs chez les anciens. Ils étaient en métal poli.]
24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel (comment) il était.
25 Mais celui qui aura considéré attentivement la loi parfaite de la liberté, et qui l’aura fait avec persévérance, arrivant ainsi, non à écouter pour oublier, mais à pratiquer l’œuvre prescrite, celui-là trouvera le bonheur dans son activité.[1.25 C’est la loi évangélique que l’apôtre appelle la loi de la liberté, parce qu’elle nous affranchit de la servitude des cérémonies, en opposition avec la loi de l’Ancien Testament, dont saint Paul dit qu’elle n’était propre qu’à former des esclaves (voir Galates, 4, 24).]
26 Si quelqu’un croit être religieux, et ne met pas un frein à sa langue, mais trompe son propre cœur, la religion de cet homme est vaine.
27 La religion pure et sans tache devant Dieu notre Père consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leur tribulation, et à se conserver pur du siècle présent.

Cette Bible est dans le domaine public.