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Quoi ? 2
André Chouraqui


La mort des enfants

1 Quoi, Adonaï embrume de sa fureur la fille Siôn ? Il jette, des ciels à terre, la splendeur d’Israël. Il ne se souvient pas de l’escabelle de ses pieds, au jour de sa narine.
2 Adonaï les engloutit ; il ne compatit pas à toutes les oasis de Ia’acob. Dans son emportement, il casse les forteresses de la fille Iehouda, il les fait arriver à terre ; il profane le royaume et ses chefs.
3 Il broie à brûlure de narine toute la corne d’Israël ; il retourne sa droite en arrière, face à l’ennemi. Il flambe en Ia’acob comme un feu : la flamme mange autour.
4 Il tend son arc comme un ennemi, et poste sa droite comme un oppresseur. Il tue tous les raffinements de l’œil ; dans la tente de la fille Siôn, il répand sa fièvre comme un feu.
5 Adonaï est comme un ennemi, il engloutit Israël ; il engloutit tous ses châteaux, il détruit ses forteresses. Il combat la fille Iehouda. Ô grogne, ô rogne !
6 Il violente comme un jardin son repaire ; il détruit son rendez-vous. Adonaï fait oublier en Siôn le rendez-vous et le shabat ; il exècre, dans l’irritation de sa fureur, le roi et le desservant.
7 Adonaï néglige son autel, il honnit son sanctuaire ; il enferme en main de l’ennemi les remparts de ses châteaux. Ils donnent de la voix dans la maison de IHVH-Adonaï, comme un jour de rendez-vous.
8 IHVH-Adonaï pense détruire le rempart de la fille Siôn. Il tend le cordeau et ne retourne pas sa main avant d’engloutir ; il endeuille l’escarpe et le rempart. Ensemble ils s’étiolent.
9 Ses portes chavirent à terre ; il perd et brise ses verrous. Son roi, ses chefs parmi les nations : pas de tora ! Ses inspirés aussi ne trouvent pas la contemplation de IHVH-Adonaï.
10 Les anciens de la fille Siôn s’assoient par terre et font silence. Ils élèvent la poussière sur leur tête, et ceignent des sacs. Les vierges de Ieroushalaîm inclinent leurs têtes à terre.
11 Mes yeux s’épuisent de larmes, mes boyaux sont en effervescence, mon foie se répand à terre par la brisure de la fille de mon peuple, à l’ensevelissement du nourrisson et du téteur, sur les places de la cité.
12 À leurs mères, ils diront : « Où sont les céréales et le vin ? quand ils sont ensevelis comme des victimes, dans les places de la ville, quand leur être se répand sur le sein de leurs mères.
13 Que témoignerai-je pour toi ? À qui te comparerai-je, fille Ieroushalaîm ? À qui t’égalerai-je pour te réconforter, vierge, fille Siôn ? Oui, ta brisure est grande comme la mer. Qui te guérira ?
14 Tes inspirés ontcontemplé pour toi l’illusion, la fadeur ; ils n’ont pas découvert ton tort pour faire retourner ton retour ; ils saisissent pour toi les charges vaines, les séductions.
15 Ils claquent des paumes contre toi, tous les passants de la route ; ils sifflent, ils meuvent leurs têtes sur la fille Ieroushalaîm. Était-ce la ville dont ils disaient : Totalité de la beauté ! Alacrité de toute la terre !
16 Ils baillent de leur bouche contre toi, tous tes ennemis ; ils sifflent, grincent des dents et disent : « Nous l’avons engloutie ! Ce jour que nous espérions cependant, nous l’avons trouvé, nous l’avons vu ! »
17 IHVH-Adonaï fait ce qu’il avait prémédité ; il exécute son dit qu’il avait ordonné dès les jours d’antan. Il casse sans compatir ; l’ennemi se réjouit de toi ; il exalte la corne de tes oppresseurs.
18 Leur cœur réclame vers Adonaï. Rempart de la fille Siôn, verse comme un torrent de larmes ; nuit et jour ne te donne nul répit ; que la pupille de ton œil ne se taise pas.
19 Lève-toi, jubile dans la nuit, en tête des vigiles ; répand ton cœur comme une eau en présence des faces d’Adonaï ; porte tes paumes vers lui, pour l’être de tes nourrissons, ensevelis dans la famine, en tête de toutes les allées.
20 Vois, IHVH-Adonaï, regarde envers qui tu agis ainsi ! Des femmes mangent-elles leur fruit, des nourrissons comblés ? Dans le sanctuaire d’Adonaï le desservant et l’inspiré seront-ils tués ?
21 Le jeune et l’ancien, couchés à terre dans les allées, mes vierges, mes adolescents tombent à l’épée. Tu tues, au jour de ta narine ; égorges-tu, tu ne compatis pas.
22 Tu cries comme au jour du rendez-vous, mes épouvantes alentour. Au jour de la narine de IHVH-Adonaï, il n’est pas de fugitif ni de vestige. Ceux que j’avais comblés et multipliés, mon ennemi les achève.

Cette Bible est dans le domaine public.