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Iesha‘yahou 59
André Chouraqui


Vos torts

1 Voici, la main de IHVH-Adonaï n’est pas courte pour sauver, son oreille n’est pas lourde pour entendre.
2 Oui, seuls vos torts sont en séparateurs entre vous et votre Elohîms ; vos fautes voilent pour vous les faces, elles empêchent d’entendre.
3 Oui, vos paumes sont infestées, de sang, vos doigts de torts. Vos lèvres parlent le mensonge, votre langue murmure la forfaiture.
4 Nul ne crie justice, nul n’est jugé dans l’adhérence. S’assurer sur le tohu, parler en vain, s’engrosser de labeur et enfanter la fraude !
5 Ils font éclore des œufs de vipère, ils tissent des toiles d’araignée. Le mangeur de leurs œufs meurt, et qui les écrase fait éclore l’aspic.
6 Leurs toiles ne sont pas un habit ; ils ne se couvrent pas de leurs actes. Leurs actes, des actes de fraude. L’œuvre de violence en leurs paumes.
7 Leurs pieds courent au mal, ils se hâtent de répandre le sang innocent ; leurs pensées sont pensées de fraude : la razzia, la brisure sur leur sentier.
8 Ils ne pénètrent pas la route de la paix, sans jugement dans leur cercle. Ils ont tordu leurs chemins pour eux ; qui y fait route ne connaît pas de paix. Comme des aveugles

Comme des aveugles

9 Sur quoi le jugement s’est éloigné de nous, la justification ne nous atteint pas. Nous espérions la lumière, voici la ténèbre ; les fulgurations, nous allons dans les obscurités.
10 Nous tâtons le mur comme des aveugles ; comme des sans-yeux nous tâtons ; nous trébuchons à midi comme au crépuscule, en réclusions, comme des morts.
11 Nous grognons tous comme des ours ; comme des palombes nous murmurons, nous murmurons. Nous espérions le jugement, et rien ; le salut, et il s’est éloigné de nous.
12 Oui, nos carences se sont multipliées contre toi ; nos fautes répondent contre nous. Oui, nos carences avec nous ; nous connaissons nos torts.
13 Faire carence, renier IHVH-Adonaï, reculer loin derrière notre Elohîms, parler de répression et d’écart, s’engrosser et murmurer par cœur des paroles de mensonge !
14 Le jugement recule en arrière, la justification se tient loin. Oui, la vérité a trébuché sur place ; la probité ne pourra pas venir.
15 Et c’est la vérité qui est absente. Qui s’écarte du mal s’annule. IHVH-Adonaï le voit, c’est mal à ses yeux ; non, pas de jugement !
16 Il voit : non, pas un homme ! Il se désole, non, nul ne le heurte. Son bras le sauve, sa justification le soutient.
17 Il revêt la justification comme une cuirasse, le casque du salut sur sa tête. Il revêt pour vêture l’habit de vengeance, il se drape d’ardeur comme d’un manteau,
18 il paie selon la rétribution la fièvre de ses oppresseurs, la rétribution de ses ennemis. Il paie la rétribution des îles.
19 Ils frémissent depuis l’occident du nom de IHVH-Adonaï, depuis l’orient du soleil de sa gloire, car l’oppresseur vient comme un fleuve, le souffle de IHVH-Adonaï arboré sur lui.
20 Le racheteur vient vers Siôn, pour ceux qui retournent de la carence en Ia’acob, harangue de IHVH-Adonaï. Mon pacte avec eux

Mon pacte avec eux

21 Mais moi, ceci est mon pacte avec eux, dit IHVH-Adonaï : mon souffle qui est sur toi, ma parole que j’ai mise en ta bouche, ne se retireront pas de ta bouche, de la bouche de ta semence, de la bouche de la semence de ta semence, dit IHVH-Adonaï, depuis maintenant jusqu’en pérennité.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf