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Iesha‘yahou 51
André Chouraqui


Abrahâm votre père

1 Entendez-moi, quêteurs de la justice, chercheurs de IHVH-Adonaï ! Regardez le roc où vous avez été équarris, le marteau dans la fosse d’où vous avez été extraits.
2 Regardez Abrahâm votre père, Sara votre parturiente : oui, unique je l’ai appelé, je l’ai béni, je l’ai multiplié.
3 Oui, IHVH-Adonaï réconforte Siôn ; il réconforte toutes ses ruines. Il met son désert comme en ’Édèn, sa steppe en jardin de IHVH-Adonaï. L’exultation, la joie s’y trouve ; la merci, la voix du chant. La mite les mange

La mite les mange

4 Sois attentif à moi, mon peuple ! Ma patrie, écoute-moi ! Oui, la tora sort de moi, je délasse mon jugement pour la lumière des peuples.
5 Proche, ma justice, mon salut est sorti, mes bras jugent les peuples. Les îles espèrent en moi ; elles souhaitent mon bras.
6 Portez vos yeux vers les ciels, regardez vers la terre au-dessous ! Oui, les ciels se sont dissipés comme une fumée, la terre, comme un habit, se fane, ses habitants, comme des poux, meurent. Mais mon salut est en pérennité ; ma justification ne sera pas effacée.
7 Entendez-moi, connaisseurs de la justice, peuple, ma tora au cœur ! Ne frémissez pas de l’outrage de l’homme, ne vous effarez pas de leurs insultes.
8 Oui, comme un habit, la mite les mange ; comme la laine, la teigne les mange. Ma justice est en pérennité, mon salut d’âge en âge. Tarisseur de la mer

Tarisseur de la mer

9 Éveille-toi, éveille-toi, revêts-toi d’énergie, bras de IHVH-Adonaï ! Éveille-toi comme aux jours d’antiquité, aux âges de pérennité. N’est-ce pas toi qui as équarri le Serpent-Marin, Rahab, transpercé le Crocodile, Tanîn ?
10 N’est-ce pas toi, le tarisseur de la mer, des eaux de l’abîme immense, qui as mis dans les profondeurs de la mer une route pour faire passer les rachetés ?
11 Les rachetés de IHVH-Adonaï retournent et viennent à Siôn en jubilant, la joie de pérennité sur leur tête. L’exultation, la joie les atteindront ; l’affliction, le gémissement s’enfuient.
12 Moi-même, moi-même, lui, votre réconfort ! Qui es-tu pour frémir de l’homme qui mourra, du fils d’Adâm, qui à l’herbe sera donné ?
13 Tu oubliais IHVH-Adonaï, ton auteur, le déployeur des ciels, le fondateur de la terre ; tu tremblais sans cesse, tout le jour, en face de la fièvre du harceleur, quand il se préparait à détruire. Mais où est la brûlure du harceleur ?
14 Le détenu se hâte d’être relâché. Il ne mourra pas dans le pourrissoir ; son pain ne manquera pas.
15 Moi-même, ton Elohîms, je sidère la mer aux vagues bouleversées. Son nom : IHVH-Adonaï Sebaot.
16 Je mets ma parole en ta bouche, je te couvre à l’ombre de ma main, pour planter les ciels, fonder la terre, et dire à Siôn : « Toi mon peuple. » La coupe d’ébriété

La coupe d’ébriété

17 Éveille-toi, éveille-toi, lève-toi, Ieroushalaîm, qui as bu de la main de IHVH-Adonaï la coupe de sa fièvre ! Tu l’as bu, tu l’as sucé, le gobelet, la coupe d’ébriété.
18 Pas de directeur pour elle, de tous les fils qu’elle avait enfantés ! Nul ne saisissait sa main, de tous les fils qu’elle avait fait grandir.
19 Doubles furent tes accidents : qui hochera la tête pour toi ? La razzia, le brisement, la famine et l’épée : par qui te réconforterais-je ?
20 Tes fils se sont évanouis ; ils gisent en tête de toutes les allées, comme un bison pris au lacet, pleins de la fièvre de IHVH-Adonaï, de la menace de ton Elohîms.
21 Aussi, entends donc cela, humiliée, ivre, mais non de vin !
22 Ainsi dit Adonaï : Ton Elohîms combat pour son peuple. Voici, je prends de ta main la coupe d’ébriété, le gobelet, la coupe de ma fièvre. Tu ne continueras pas à en boire encore.
23 Je la mets en main de ceux qui t’affligeaient, qui disaient à ton être : « Prosterne-toi, nous passerons. » Et tu mettais ton dos comme une terre, comme une allée pour les passants.

Cette Bible est dans le domaine public.