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Qohèlèt 4
André Chouraqui


Je félicite les morts

1 Mais je me retourne, moi, et je vois toutes les oppressions qui se font sous le soleil. Voici les larmes des opprimés, sans réconfort pour eux ; la force est en main de leurs oppresseurs, sans réconfort pour eux.
2 Et je félicite, moi, les morts qui sont déjà morts, plutôt que les vivants qui sont encore en vie.
3 Et, mieux que les deux, celui qui n’est pas encore, qui n’a pas vu le fait du mal qui se fait sous le soleil.
4 Et je vois, moi, tout le labeur et tout le talent du fait : oui, c’est l’ardeur de l’homme contre son compagnon. Même cela, fumée, pâture de souffle.
5 Le fou croise ses mains et mange sa propre chair.
6 Une paume pleine de repos, plutôt que deux poignées pleines de labeur et de pâture de souffle.
7 Mais je me retourne, moi, et vois une fumée sous le soleil :
8 quelqu’un existe, sans second, sans fils, ni frères aussi, et sans fin à tout son labeur. Son œil aussi ne se rassasie pas de richesse : « Pour qui dois-je peiner et priver mon être de bonheur ? » Cela aussi, fumée, intérêt du mal, lui !

Un, deux, trois

9 Deux valent mieux qu’un, parce qu’un bon salaire existe à leur labeur.
10 Oui, s’ils tombent, l’un relève son compère ; mais, si un seul tombe, pas de second pour le relever !
11 Si deux se couchent aussi, ils ont chaud ; mais un seul, comment se chauffe-t-il ?
12 Si l’un est attaqué, les deux se dressent contre. Triple fil ne se désagrège pas vite.
13 Mieux vaut un enfant mesquin mais sage qu’un vieux roi, mais fou, qui ne sait plus être prudent.
14 Oui, il sort de la maison d’arrêt pour régner, mais, même pour son règne, il naît indigent.
15 Je vois tous les vivants aller sous le soleil, avec le deuxième enfant qui se dresse à sa place.
16 Pas de fin à tout le peuple, à tous ceux qui sont en face d’eux ; les derniers aussi ne se réjouissent pas de lui. Oui, cela aussi, fumée, paissance de souffle.
17 Garde ton pied quand tu vas à la maison d’Elohîms ; approche pour entendre, plutôt que d’offrir un sacrifice avec les fous : oui, ils ne savent rien d’autre que méfaire.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf