×

Appuyez sur Entrée pour rechercher ou ESC pour annuler.

 /   /   /  Noms 15     

Un clic sur un verset envoie vers le comparateur de versions.

Noms 15
André Chouraqui


Poème de la mer

1 Alors Moshè poétise avec les Benéi Israël, ce poème à IHVH-Adonaï. Ils disent pour dire : « Je poétise pour IHVH-Adonaï, oui, il a jailli, il a jailli ! Le cheval et son cavalier, il les a jetés à la mer.
2 Mon énergie, mon chant, Yah ! Il est pour moi le salut ! Voilà mon Él, je le magnifie, l’Elohîms de mon père, je l’exalte.
3 IHVH-Adonaï, homme de guerre, IHVH-Adonaï est son nom !
4 Le chariot de Pharaon et son armée, il les a jetés à la mer ! L’élite de ses capitaines s’est noyée dans la mer du Jonc.
5 Les abîmes les couvrent : ils descendent dans les gouffres comme une pierre.
6 Ta droite, IHVH-Adonaï, formidable de force, ta droite, IHVH-Adonaï, fracasse l’ennemi.
7 Par la multiplicité de ton génie, tu casses tes agresseurs. Tu envoies ta brûlure, elle les dévore comme chaume.
8 Au souffle de tes narines, les eaux s’amoncellent. Les liquides se postent comme en tas. Les abîmes se figent au cœur de la mer.
9 L’ennemi disait : ‹ Je pourchasse, j’atteins, je répartis le butin, mon être s’en remplit, je dégaine mon épée, ma main en hérite. ›
10 Tu exhales ton souffle, la mer les couvre, ils sombrent comme du plomb dans les eaux formidables.
11 Qui est comme toi parmi les dieux, IHVH-Adonaï ? Qui est comme toi formidable en sacralité, à frémir de louanges, faiseur de merveille.
12 Tu tends ta droite : la terre les engloutit.
13 Tu mènes par ton chérissement ce peuple que tu rachètes. Tu le diriges en ton énergie, vers l’oasis de ton sanctuaire.
14 Les peuples l’entendent : ils s’excitent, un spasme saisit les habitants de Pelèshèt.
15 Alors ils s’affolent, les meneurs d’Edôm, les chefs de Moab sont saisis de secousses. Ils fondent tous, les habitants de Kena’ân.
16 Tombe sur eux un effroi, un tremblement. Contre la grandeur de ton bras, ils sont silencieux comme la pierre. Jusqu’à ce que passe ton peuple, IHVH-Adonaï, jusqu’à ce que passe ce peuple que tu as acheté.
17 Tu les fais venir et les plantes au mont de ta possession. L’assise de ton siège, tu l’œuvres, IHVH-Adonaï, le sanctuaire, Adonaï, que fondent tes mains !
18 IHVH-Adonaï règne en pérennité, à jamais.
19 Oui, il est venu, le cheval de Pharaon, avec son char, avec ses cavaliers, dans la mer, mais IHVH-Adonaï a retourné contre eux les eaux de la mer. Les Benéi Israël, eux, sont allés sur le sec, au milieu de la mer. »
20 Miriâm, l’inspirée, la sœur d’Aarôn, prend le tambour en sa main. Toutes les femmes, derrière elle, sortent avec des tambours et des rondes.
21 Miriâm leur répond : « Poétisez à IHVH-Adonaï, oui, il a jailli, il a jailli, le cheval et son cavalier, il les a jetés à la mer. »

Les eaux amères

22 Moshè fait partir les Benéi Israël de la mer du Jonc. Ils sortent vers le désert de Shour. Ils vont trois jours au désert mais ne trouvent pas d’eau.
23 Ils viennent à Mara, mais ils ne peuvent boire les eaux de Mara : oui, elles sont amères ; sur quoi il cria le nom de Mara, « Amère. »
24 Le peuple se plaint de Moshè pour dire : « Que boirons-nous ? »
25 Il vocifère vers IHVH-Adonaï. IHVH-Adonaï lui désigne un bois, il le lance sur les eaux et les eaux s’adoucissent. Là, il met pour lui loi, pénalités et là il l’éprouve.
26 Il dit : « Si tu entends, tu entends la voix de IHVH-Adonaï, ton Elohîms, et fais le droit à ses yeux, si tu écoutes ses ordres et gardes toutes ses lois, toute la maladie que j’ai mise en Misraîm, je ne la mettrai pas contre toi, oui, moi, IHVH-Adonaï, ton guérisseur. »
27 Ils viennent à Éilîm. Là sont douze yeux d’eau et soixante-dix dattiers. Ils campent là, sur les eaux.

Cette Bible est dans le domaine public.