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Jérémie 8.14
Segond « Colombe »


Inconscience vis-à-vis du péché

1 En ce temps-là, — oracle de l’Éternel —, on retirera de leurs tombes les os des rois de Juda, les os de ses ministres, les os des sacrificateurs, les os des prophètes et les os des habitants de Jérusalem.
2 On les étendra devant le soleil, devant la lune et devant toute l’armée des cieux, qu’ils ont aimés, auxquels ils ont rendu un culte, auxquels ils se sont ralliés, qu’ils ont recherchés, et devant lesquels ils se sont prosternés. On ne les recueillera pas, on ne les ensevelira pas, et ils deviendront du fumier à la surface du sol.
3 La mort sera préférable à la vie pour le reste qui restera de cette engeance méchante, dans tous les divers lieux où je les ai bannis, — oracle de l’Éternel des armées.
4 Tu leur diras : Ainsi parle l’Éternel :
Est-ce que l’on tombe sans se relever ?
Ou se détourne-t-on sans revenir ?
5 Pourquoi donc ce peuple de Jérusalem est-il rebelle
En une perpétuelle inconstance ?
Ils persistent dans la tromperie,
Ils refusent de revenir.
6 Je suis attentif et j’écoute :
Ils ne parlent pas comme ils devraient ;
Aucun ne se repent de sa méchanceté
Et ne dit : Qu’ai-je fait ?
Tous reprennent leur course,
Comme un cheval qui s’élance au combat.
7 Même la cigogne dans le ciel connaît sa saison ;
La tourterelle, l’hirondelle et la grue
Observent le temps de leur arrivée ;
Mais mon peuple ne connaît pas le droit de l’Éternel.
8 Comment pouvez-vous dire :
Nous sommes sages,
La loi de l’Éternel est avec nous ?
C’est bien pour la fausseté que s’est mise à l’œuvre
La plume fausse des scribes.
9 Les sages sont dans la honte,
Ils sont terrorisés, ils sont pris ;
Voici qu’ils ont méprisé la parole de l’Éternel,
Et quelle sagesse ont-ils ?
10 C’est pourquoi je donnerai leurs femmes à d’autres,
Leurs champs à ceux qui les déposséderont.
Car du plus petit jusqu’au plus grand,
Tous sont âpres au gain ;
Depuis le prophète jusqu’au sacrificateur
Tous usent de fausseté.
11 Ils soignent à la légère
La blessure de la fille de mon peuple ;
Paix ! paix ! disent-ils.
Et il n’y a point de paix.
12 Ils devraient avoir honte des horreurs qu’ils commettent,
Mais la honte ne les atteint pas,
Ils ne savent plus rougir.
C’est pourquoi ils tomberont avec ceux qui tombent,
Ils trébucheront au temps où j’interviendrai contre eux,
Dit l’Éternel.
13 Je veux en finir avec eux,
— Oracle de l’Éternel — ;
Plus de raisins à la vigne,
Plus de figues au figuier,
Les feuilles se flétriront ;
Ce que je leur avais donné,
Ils l’ont galvaudé.
14 Pourquoi restons-nous assis ?
Rassemblez-vous,
Et allons dans les villes fortes,
Pour y périr !
Car l’Éternel, notre Dieu, nous fait périr,
Il nous fait boire des eaux empoisonnées,
Parce que nous avons péché contre l’Éternel.

15 Nous espérions la paix,
Mais il n’y a rien de bon ;
Un temps de guérison,
Mais voici l’alarme !
16 Le grondement de ses chevaux se fait entendre du côté de Dan,
Et au bruit du hennissement de ses étalons
Toute la terre tremble ;
Ils viennent, ils dévorent
Le pays et ce qu’il renferme,
La ville et ceux qui l’habitent.
17 Car me voici ! J’envoie parmi vous
Des serpents, des aspics,
Contre lesquels il n’y a pas de charme ;
Ils vous mordront,
— Oracle de l’Éternel.

Lamentation sur Jérusalem

18 Je voudrais surmonter mon tourment ;
Mon cœur souffre au-dedans de moi.
19 Voici que les cris plaintifs de la fille de mon peuple
(Viennent) d’une terre lointaine :
L’Éternel n’est-il plus à Sion ?
N’a-t-elle plus son roi au milieu d’elle ?
Pourquoi m’ont-ils irrité par leurs statues,
Par des vanités étrangères ?
20 La moisson est passée, l’été est fini,
Et nous ne sommes pas sauvés !
21 Je suis brisé par la blessure de la fille de mon peuple,
Je suis sombre,
La désolation me saisit.
22 N’y a-t-il plus de baume en Galaad ?
N’y a-t-il plus de médecin là-bas ?
Pourquoi donc le rétablissement de la fille de mon peuple ne progresse-t-il pas ?
23 Oh ! si ma tête était de l’eau,
Si mes yeux étaient une source de larmes,
Je pleurerais jour et nuit
Les morts de la fille de mon peuple !

Texte de la Segond Colombe
Copyright © Éditions Biblio.