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Iesha‘yahou 9
André Chouraqui


Le prince de la paix

1 Le peuple qui allait dans la ténèbre voit une grande lumière ; sur les habitants de la terre d’ombremort fulgure la lumière.
2 Tu as multiplié la nation ; pour lui tu as grandi la joie. Ils se sont réjouis en face de toi, comme dans la joie de la moisson, comme ils s’éjouiront en répartissant le butin.
3 Oui, le joug de son portage, la branche de son épaule, le rameau qui le tyrannisait, tu les as écrasés comme au jour de Midiân.
4 Oui, toute botte qui bottait avec trépidation, tunique roulée dans le sang, sont à incinérer, mangeaille du feu.
5 Oui, un enfant est enfanté pour nous, un fils nous est donné. Et c’est l’autorité sur son épaule. Il crie son nom : « Merveilleux conseiller, héros d’Él, père pour toujours, prince de la paix »,
6 pour multiplier l’autorité, pour la paix sans fin sur le trône de David et sur son royaume, pour l’affermir et le restaurer par le jugement et la justification, désormais et en pérennité. L’ardeur de IHVH-Adonaï Sebaot fera cela. La main brandie

La main brandie

7 Adonaï envoie une parole en Ia’acob ; elle tombe sur Israël.
8 Tout le peuple le pénètre, Èphraîm et l’habitant de Shomrôn, avec orgueil et grandeur du cœur, pour dire :
9 « Les briques étant tombées, nous bâtirons en pierre meulières ; les sycomores étant abattus, nous les remplaceront par des cèdres. »
10 Mais IHVH-Adonaï fait culminer les adversaires de Resîn contre lui ; il excite ses ennemis,
11 Arâm au levant, les Pelishtîm par-derrière, mangent Israël à toute bouche. Malgré tout, sa narine ne s’est pas retournée, sa main est encore brandie.
12 Le peuple n’est pas retourné à son frappeur ; ils n’ont pas consulté IHVH-Adonaï Sebaot.
13 IHVH-Adonaï tranche d’Israël la tête et la queue, la palme et le scirpe en un jour.
14 L’ancien, l’élevé des faces, c’est la tête ; l’inspiré, l’enSeigneur du mensonge, c’est la queue.
15 Mais les entraîneurs de ce peuple font divaguer ; et ceux qu’ils entraînent sont engloutis.
16 Aussi Adonaï ne se réjouira pas pour ses élites ; ses orphelins, ses veuves, il ne les matriciera pas. Oui, son tout est hypocrisie et malfaisance, toute bouche parle de charogne. Malgré tout, sa narine ne s’est pas retournée, sa main est encore brandie.
17 Oui, le crime s’est attisé comme un feu. Il mange le paliure et la broussaille ; il allume les halliers de la forêt.
18 Les volutes de fumée se contorsionnent ; dans l’emportement de IHVH-Adonaï Sebaot, la terre suffoque. Le peuple est comme une mangeaille de feu, l’homme ne compatit pas à son frère.
19 Il taille à droite, affamé ! Il mange à gauche, non rassasié ! L’homme mange la chair de son bras,
20 Èphraîm contre Menashè, Menashè contre Èphraîm, eux unis contre Iehouda. Malgré tout, sa narine ne s’est pas retournée, sa main est encore brandie.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf