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Iesha‘yahou 63
André Chouraqui


Le fouleur de sang

1 Qui est-ce ? Il vient d’Edôm, les habits fauves, de Bosra, celui-là, magnifique en son vêtement, déployé dans l’immensité de sa force. Moi, je parle avec justification, grand à sauver.
2 Pourquoi ton vêtement est-il rouge, tes habits comme ceux d’un fouleur au pressoir ?
3 Le cuveau, je l’ai foulé seul. Parmi les peuples, pas un homme n’était avec moi. Je les ai foulés en ma fulmination, piétinés en ma fièvre. Leur pulpe a aspergé mes habits ; tous mes vêtements en sont maculés.
4 Oui, c’est jour de vengeance en mon cœur ; l’année de mes rachetés est venue.
5 Je regarde, pas d’aide ; je me désole, pas de soutien. Mon bras me sauve, ma fièvre me soutient.
6 Je piétine les peuples en ma fulmination, dans ma fièvre, je les enivre, je fais descendre à terre leur pulpe. L’immensité du bien

L’immensité du bien

7 Je rappelle les chérissements de IHVH-Adonaï, les louanges de IHVH-Adonaï, tout ce par quoi IHVH-Adonaï nous a rétribués, et l’immensité du bien pour la maison d’Israël. Il les a rétribués selon ses matrices, selon l’immensité de ses chérissements.
8 Il dit : « Ah ! mon peuple, eux, des fils qui ne mentiront pas. » Il est pour eux un sauveur.
9 Dans toutes leurs détresses, à lui la détresse ! Le messager de ses faces les sauve en son amour, en sa compassion. Il les rachète, il les soulève et les porte tous les jours, en pérennité.
10 Mais eux-mêmes se sont rebellés et peinent en son souffle sacré. Tourné contre eux en ennemi, il a guerroyé contre eux.
11 Son peuple s’est souvenu des jours de pérennité, de Moshè. Où est celui qui les fit monter de la mer, le pâtre de ses ovins ? Où est celui qui mit en ses entrailles le souffle de sa sacralité ?
12 Il fit aller, à la droite de Moshè, le bras de sa splendeur, le fendeur des eaux en face d’eux, pour se faire un nom en pérennité.
13 Il les fit aller dans les abîmes, comme un cheval au désert. Ils ne trébuchèrent pas,
14 comme une bête descend vers une vallée. Le souffle de IHVH-Adonaï les déposa. Ainsi tu conduisis ton peuple pour te faire un nom de splendeur. Oui, tu es notre père

Oui, tu es notre père

15 Regarde des ciels, vois du dôme de ta sacralité, de ta splendeur ! Où est ton ardeur, ton héroïsme ? L’émotion de tes entrailles, de tes matrices, pour moi, s’est refrénée.
16 Oui, tu es notre père, car Abrahâm ne nous connaît pas, Israël ne nous reconnaît pas. Toi, IHVH-Adonaï, notre père, ton nom : « Notre racheteur, de toute pérennité. »
17 Pourquoi nous fais-tu vaguer, IHVH-Adonaï, loin de tes routes, endurcis-tu notre cœur loin de ton frémissement ? Retourne, pour tes serviteurs, les rameaux de ta possession.
18 Depuis peu, nos oppresseurs avaient hérité du peuple de ta sacralité, ils écrasaient ton sanctuaire.
19 Nous étions en pérennité, mais tu ne les avais pas gouvernés ; ton nom n’était pas crié sur eux. Mais si tu déchires les ciels et descends, en face de toi les montagnes se liquéfient.

Cette Bible est dans le domaine public.