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Qohèlèt 12
André Chouraqui


Viennent les jours du malheur

1 Souviens-toi de ton créateur aux jours de ton adolescence, avant que ne viennent les jours du malheur et n’arrivent les années où tu diras : « Je n’en ai pas le désir »,
2 avant que le soleil ne s’enténèbre avec la lumière, la lune et les étoiles, que les nébulosités ne s’en retournent après la pluie,
3 le jour où s’agitent les gardiens de la maison ; se tordent les hommes vaillants ; baguenaudent les meulières qui se raréfient ; s’enténèbrent les voyeurs aux lucarnes ;
4 se ferment les deux portails sur le marché ; à la chute de la voix du moulin, se lève la voix de l’oiseau et s’inclinent toutes les filles du poème.
5 Ils frémissent aussi de la hauteur et se consternent sur la route. L’amandier scintille, la locuste se fait lourde, la câpre s’annule. Oui, il va, l’humain, vers la maison de sa pérennité. Les pleureurs tournent au marché,
6 jusqu’à ce que se rompe la corde d’argent, que la sphère d’or se fracasse, la cruche se brise sur la cascade, la roue se fracasse dans la fosse.
7 La poussière retourne à la terre comme elle était, et le souffle retourne vers Elohîms qui l’a donné…
8 Fumée de fumées, dit le Qohèlèt, tout est fumée !

Un écrit de droiture

9 En plus de ce que Qohèlèt était un sage, il a encore appris au peuple la pénétration. Il a pesé, sondé, corrigé de multiples exemples.
10 Qohèlèt a demandé à trouver des paroles désirables, un écrit de droiture, des paroles de vérité.
11 Les paroles des sages sont comme des aiguillons, les maîtres des congrégations comme des clous plantés ; elles sont données par un pâtre unique.
12 Plus que par elles, mon fils, sois prévenu : faire des livres multiples n’a pas de fin ; le murmure multiple lasse la chair.
13 Parole de la fin : tout entendu, frémis d’Elohîms, garde ses ordres. Oui, voilà tout l’humain.
14 Oui, l’Elohîms fera venir en jugement pour tout ce qui est occulte, soit le bien, soit le mal.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf