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Nombres 22.32
La Bible du Rabbinat français - Tanakh


Appel de Balak à Balaam

1 Les enfants d’Israël repartirent, et ils allèrent camper dans les plaines de Moab, sur la rive du Jourdain, qui fait face à Jéricho.
2 Balak, fils de Cippor, ayant su tout ce qu’Israël avait fait aux Amorréens,
3 Moab eut grand peur de ce peuple, parce qu’il était nombreux, et Moab trembla à cause des enfants d’Israël.
4 Et Moab dit aux anciens de Madian : "Bientôt cette multitude aura fourragé tous nos alentours, comme le bœuf fourrage l’herbe des champs !" Or, Balak, fils de Cippor, régnait sur Moab, à cette époque.
5 Il envoya des messagers à Balaam, fils de Beor, à Pethor qui est sur le fleuve, dans le pays de ses concitoyens, pour le mander, en ces termes : "Un peuple est sorti d’Égypte ; déjà il couvre la face du pays, et il est campé vis-à-vis de moi.
6 Viens donc, je te prie, et maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi : peut-être parviendrai-je à le vaincre et le repousserai-je du pays. Car, je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit."
7 Les anciens de Moab et ceux de Madian partirent, munis des honoraires de la divination, et, arrivés chez Balaam, lui transmirent les paroles de Balak.
8 Il leur répondit : "Restez ici cette nuit, et je vous rendrai réponse selon ce que l’Éternel m’aura dit." Et les princes moabites restèrent chez Balaam.
9 Dieu aborda Balaam, en disant : "Qui sont ces hommes-là chez toi ?"
10 Balaam répondit à Dieu : "C’est Balak fils de Cippor, roi de Moab, qui m’envoie dire :
11 Déjà ce peuple, sorti de l’Égypte, a couvert la face du pays. Viens donc, maudis-le moi ; peut-être pourrai-je l’attaquer et l’expulserai-je."
12 Dieu dit à Balaam : "Tu n’iras point avec eux. Tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni !"
13 Balaam, s’étant levé le matin, dit aux officiers de Balak : "Retournez dans votre pays ; car l’Éternel n’a pas voulu me permettre de partir avec vous."
14 Les princes de Moab se retirèrent, revinrent auprès de Balak et lui dirent :"Balaam a refusé de nous accompagner."
15 Balak revint à la charge, en envoyant des princes plus nombreux et plus considérés que ceux-là.
16 Arrivés chez Balaam, ils lui dirent : "Ainsi parle Balak, fils de Cippor : Ne te défends pas, de grâce, de venir auprès de moi.
17 Car je veux te combler d’honneurs, et tout ce que tu me diras je le ferai ; mais viens, de grâce, maudis-moi ce peuple !"
18 Balaam répondit en ces termes aux serviteurs de Balak : "Quand Balak me donnerait de l’argent et de l’or plein son palais, je ne pourrais contrevenir à l’ordre de l’Éternel mon Dieu, en aucune façon.
19 Et maintenant, veuillez attendre ici, vous aussi, cette nuit, que je sache ce que l’Éternel doit encore me dire."
20 Dieu aborda Balaam pendant la nuit, en lui disant : "Puisque ces hommes sont venus pour te mander, va, pars avec eux ! Et cependant, les ordres que je te donnerai, ceux-là seulement, tu les accompliras !"
21 Balaam se leva le matin, sangla son ânesse, et partit avec les princes de Moab.
22 Mais Dieu étant irrité de ce qu’il partait, un ange du Seigneur se mit sur son chemin pour lui faire obstacle. Or, il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes esclaves l’accompagnaient.
23 L’ânesse, voyant l’ange du Seigneur debout sur son passage et l’épée nue à la main, s’écarta de la route et alla à travers champs ; Balaam frappa l’ânesse pour la ramener sur la route.
24 Alors l’ange du Seigneur se plaça dans un chemin creux entre les vignes, clôture deçà, clôture delà.
25 L’ânesse, voyant l’ange du Seigneur, se serra contre le mur, et froissa contre le mur le pied de Balaam, qui la frappa de nouveau.
26 Mais de nouveau l’ange du Seigneur prit les devants, et il se plaça dans un lieu étroit, où il n’était possible de s’écarter ni à droite ni à gauche.
27 L’ânesse, voyant encore l’ange du Seigneur, se coucha sous Balaam ; enflammé de colère, Balaam la frappa de son bâton.
28 Alors le Seigneur ouvrit la bouche de l’ânesse, qui dit à Balaam : "Que t’ai-je fait, pour que tu m’aies frappée ainsi à trois reprises ?"
29 Balaam répondit à l’ânesse : "Parce que tu te joues de moi ! Si je tenais une épée, certes, je te tuerais sur l’heure !"
30 Et l’ânesse dit à Balaam : "Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as toujours montée jusqu’à ce jour ? Avais-je accoutumé d’agir ainsi avec toi ?" Et il répondit : "Non."
31 Soudan, le Seigneur dessilla les yeux de Balaam, et il vit l’ange du Seigneur debout sur la route ; l’épée nue à la main ; il s’inclina et se prosterna sur sa face.
32 L’ange du Seigneur lui dit : "Pourquoi as-tu frappé ton ânesse par trois fois ? C’est moi qui suis venu me poser en obstacle, parce que ce voyage a lieu contre mon gré.
33 Cette ânesse m’a vu, et elle s’est écartée à mon aspect, trois fois ; si elle ne s’était écartée de devant moi, assurément je t’aurais fait mourir, tandis que je l’aurais laissée vivre."
34 Balaam répondit à l’ange du Seigneur : "J’ai péché, parce que je ne savais pas que tu fusses posté devant moi sur le chemin ; et maintenant, si cela te déplaît, je m’en retournerai."
35 Mais l’ange du Seigneur dit à Balaam : "Va avec ces hommes ! Et cependant, la parole que je te dicterai, celle-là seule tu la diras." Et Balaam poursuivit sa route avec les officiers de Balak.
36 Balak, ayant appris que Balaam venait, alla le recevoir à Ir-Moab, qui est sur la limite de l’Arnon, au point extrême de la frontière.
37 Et Balak dit à Balaam : "Ne t’avais-je pas appelé par un premier message ? Pourquoi n’es-tu pas venu près de moi ? Est-ce qu’en vérité je n’ai pas le pouvoir de te faire honneur ?"
38 Balaam répondit a Balak : "Tu le vois, je suis venu vers toi ; mais est-il en ma puissance de dire quoi que ce soit ? La parole que Dieu mettra dans ma bouche, c’est celle-là que je dois dire."
39 Balaam fit route avec Balak, et ils arrivèrent à Kiryath-Houçoth.
40 Balak immola bœufs et brebis, dont il envoya des parts à Balaam et aux officiers qui l’accompagnaient.
41 Et le matin venu, Balak alla prendre Balaam et le conduisit sur les hauteurs de Baal, d’où il vit jusqu’aux dernières lignes du peuple.

Cette Bible est dans le domaine public.