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Nombres 11
Bible Annotée (interlinéaire)

Verset à verset  Double colonne 

1 Et le peuple, se mettant à se plaindre, déplut aux oreilles de l’Éternel, et l’Éternel l’ayant entendu, sa colère s’enflamma ; et le feu de l’Éternel s’alluma parmi eux et il dévorait à l’extrémité du camp.

Versets 1 à 3 — Murmures à Tabeéra

Se mettant à se plaindre : à cause de ces trois jours de marche sans autre repos que celui de la nuit et sans campement régulier. Du reste le commencement de ce verset a été traduit d’un grand nombre de manières.

Et l’Éternel l’ayant entendu, sa colère… Maintenant que l’alliance est conclue, l’Éternel ne laisse pas ces murmures passer impunis comme auparavant (Exode 15.24 ; Exode 16.2 ; Exode 17.2).

Le feu de l’Éternel : peut-être la foudre tombant à l’extrémité du camp.

2 Et le peuple cria à Moïse, et Moïse pria l’Éternel, et le feu s’éteignit. 3 Et l’on donna à ce lieu le nom de Thabeéra, parce que le feu de l’Éternel s’était allumé parmi eux.

Tabeéra signifie embrasement. Comme ce nom ne se retrouve pas dans le catalogue des stations du chapitre 33 et qu’il n’est pas question d’un décampement entre les versets 3 et 4, on doit penser que Tabeéra n’était qu’une localité restreinte, l’extrémité de la station de Kibroth-Hatthaava (verset 34).

4 Et le ramas de gens qui étaient au milieu d’eux fut pris de convoitise ; et les fils d’Israël eux-mêmes se remirent à pleurer, et dirent : Qui nous fera manger de la viande ?

Versets 4 à 35 — Murmures à Kibroth-Hatthaava

Le ramas de gens : voyez Exode 12.38, note.

De la viande. Les Israélites avaient sans doute des troupeaux avec eux ; mais ils n’auraient jamais suffi s’ils avaient dû servir à nourrir tout le peuple de viande (verset 22).

5 Nous nous souvenons des poissons que nous mangions en Égypte pour rien, des concombres et des melons et des poireaux et des oignons et de l’ail.

Pour rien. Les poissons sont si abondants dans le Nil qu’ils se vendent à vil prix.

Concombres. Le concombre vert qui atteint en Égypte une longueur de trente centimètres et qui est assez tendre et doux pour être mangé cru.

Melons. Les melons d’eau (hébreu : abattichim) s’appellent aujourd’hui encore battich ; ils sont cultivés en Égypte en si grande abondance qu’ils se vendent à vil prix sur le marché.

Poireaux. Pline dit que les poireaux d’Égypte sont recommandés pour leur délicatesse.

Oignons. Nulle part les oignons ne prospèrent comme en Égypte ; leur saveur en fait le mets de prédilection du peuple, qui les mange cuits ou rôtis. D’après Hérodote (II, 125), une inscription des pyramides indiquait combien les ouvriers qui y avaient travaillé, avaient mangé d’oignons et d’aulx. Tous ces aliments sont encore aujourd’hui la nourriture habituelle des basses classes en Égypte. Cette longue énumération fait contraste avec la manne toujours la même.

6 Maintenant, notre âme est desséchée : tout nous manque, nos yeux ne voient que la manne.

Desséchée. Parce que nous n’avons rien de succulent à manger.

7 Or, la manne était comme de la graine de coriandre, et son aspect comme l’aspect du bdellium.

Versets 7 à 9 — La manne

Nous avons déjà vu une description de la manne Exode 16.14 ; Exode 16.31, voir les notes. Peut-être les détails nouveaux que nous trouvons ici doivent-ils montrer que la manne pouvait être apprêtée de manières diverses et que la lassitude du peuple se justifiait d’autant moins.

Bdellium : voir Genèse 2.12

Il la broyait… On se demande si ces verbes désignent une série d’opérations consécutives que doit subir la manne, ou si chacun d’eux représente un mode de préparation distinct. Cette dernière alternative est la plus probable, en tout cas il faut distinguer comme deux apprêts différents la manne cuite au pot, c’est-à-dire bouillie et la manne cuite au four en gâteaux. Il est impossible de traiter de la sorte la manne naturelle provenant du tamarix, laquelle est molle et ne se cuit point.

8 Le peuple se répandait, pour la ramasser ; il la broyait à la meule, ou la pilait au mortier ; il la cuisait au pot et en faisait des gâteaux, et elle avait le goût d’un gâteau à l’huile. 9 Quand la rosée descendait sur le camp la nuit, la manne y descendait aussi. 10 Et Moïse entendit le peuple qui pleurait dans chaque famille, chacun à l’entrée de sa tente. Et l’Éternel se mit dans une grande colère. Et cela déplut à Moïse ;

Dans chaque famille. Un violent mécontentement se répand dans tout le peuple : une révolution se prépare.

Cela déplut à Moïse : placé entre le peuple en révolte et l’Éternel irrité, il se sent écrasé par sa tâche.

11 et Moïse dit à l’Éternel : Pourquoi as-tu fait ce mal à ton serviteur, et pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu m’aies imposé le fardeau de tout ce peuple ?

Trouvé grâce. Pourquoi n’as-tu pas acquiescé à mes refus, quand tu m’appelais à me mettre à la tête du peuple ? (Exode, chapitres 3 et 4).

12 Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple ? Ou est-ce moi qui l’ai enfanté, que tu me dises : Porte-le sur ton sein, comme le nourricier porte l’enfant qu’on allaite, jusqu’au pays que tu as promis à ses pères ?

Le nourricier. Ce terme s’applique à l’acte de nourrir sous toutes ses formes et en général à celui d’élever (Ésaïe 49.23 ; 2 Rois 10.1-5).

13 Où prendrai-je de la viande pour en donner à tout ce peuple ? Car ils pleurent après moi, disant : Donne-nous de la viande à manger ! 14 Je ne puis pas, à moi seul, porter tout ce peuple, car il est trop pesant pour moi. 15 Si tu me traites de la sorte, tue-moi donc, oui, tue-moi, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et que je ne voie pas mon malheur !

Mon malheur. Les scribes proposent une correction qui n’est pas nécessaire : soit, son malheur, le malheur du peuple, soit ton malheur, le mal que tu envoies au peuple.

La plainte de Moïse est amère. Il déclare son rôle de médiateur intolérable, car il se trouve entre le peuple qui réclame de lui l’impossible et Dieu qui dans sa colère se détourne du peuple ; et Moïse reste seul, chargé d’une tâche écrasante. Dans son découragement il appelle la mort. Cette plainte était justifiée aussi l’Éternel ne blâme-t-il point Moïse de la hardiesse de son langage ; il tient compte de l’angoisse de son serviteur et il lui vient en aide, d’abord en lui associant des aides, puis en intervenant directement par l’envoi des cailles.

16 Et l’Éternel dit à Moïse : Assemble-moi soixante-dix hommes des Anciens d’Israël, que tu saches être Anciens du peuple et hommes d’office ; amène-les vers la Tente d’assignation et qu’ils se tiennent là avec toi.

Soixante-dix hommes. Moïse n’avait pas demandé de collaborateurs humains ; il s’était plaint seulement que Dieu se désintéressât de son peuple. Dieu juge à propos de répondre à cette plainte sous cette forme : pour lui ôter le sentiment de son isolement il lui associe des conseillers qui partageront avec lui la responsabilité de la conduite du peuple.

Ces aides ne sont point les juges que Moïse institua sur le conseil de Jéthro (Exode chapitre 18) et qui n’avaient à s’occuper que des affaires litigieuses, ni les soixante-dix anciens qui montèrent, avec Moïse et Aaron sur le mont Sinaï et dont le mandat de représentants du peuple ne fut pas prolongé (Exode 19.7 ; Exode 24.1-9). Les conseillers dont il est ici question devront porter avec Moïse le fardeau du peuple, c’est-à-dire l’aider à le diriger et à pourvoir à ses besoins. Nous n’avons aucun détail sur la manière dont ils remplirent leur mandat, ni même sur la nature de ce mandat. On a supposé qu’ils formaient un corps destiné à fonctionner périodiquement ou dans toutes les circonstances graves, sinon en permanence ; les Juifs ont vu dans ce conseil d’Anciens l’origine du Sanhédrin qui cependant ne paraît que longtemps après le retour de l’exil.

Que tu saches être Anciens : et par là même influents et capables d’exercer une action salutaire sur le peuple.

17 Et je descendrai et parlerai là avec toi ; et je prendrai une partie de l’esprit qui est sur toi et le mettrai sur eux, et ils porteront avec toi le fardeau du peuple, et tu ne le porteras pas toi seul.

Il n’y aura ni déperdition spirituelle pour Moïse, l’esprit n’étant pas une quantité qui diminue en se divisant, pas plus qu’une flamme ne baisse lorsque d’autres lumières y sont allumées ; ni affaiblissement d’autorité par manque d’unité dans l’action, car ces conseillers agiront dans le sens de Moïse, étant animés du même esprit que lui.

18 Et tu diras au peuple : Sanctifiez-vous pour demain, et vous mangerez de la viande, puisque vous avez pleuré aux oreilles de l’Éternel, en disant : Qui nous fera manger de la viande ? Car nous étions bien en Égypte. Et l’Éternel vous donnera de la viande, et vous en mangerez.

Sanctifiez-vous : car l’Éternel va intervenir directement.

19 Ce n’est pas un seul jour que vous en mangerez, ni deux jours, ni cinq jours, ni dix jours, ni vingt jours, 20 mais jusqu’à un mois entier, jusqu’à ce qu’elle vous sorte par le nez et que vous la preniez en dégoût, parce que vous avez rejeté l’Éternel qui est au milieu de vous, et que vous avez pleuré devant lui, en disant : Pourquoi donc sommes-nous sortis d’Égypte ?

Un mois entier. Cette promesse est en même temps une menace : les Israélites recevront plus qu’ils n’ont demandé, et cela, à tel point que l’abondance engendrera le dégoût.

21 Et Moïse dit : Il y a six cent mille hommes de pied dans ce peuple au milieu duquel je suis, et toi tu dis : Je leur donnerai de la viande, et ils en mangeront un mois entier.

Comme les disciples lors de la seconde multiplication des pains, Moïse semble avoir oublié que la toute-puissance divine s’est déjà manifestée dans un cas analogue.

22 Leur tuera-t-on des brebis et des bœufs tant qu’il leur en faudra ? Ou bien leur prendra-t-on tous les poissons de la mer, tant qu’il leur en faudra ?

Les poissons de… Il est évident que cette manière de s’exprimer est une simple supposition et qu’elle ne prouve absolument rien en faveur de l’itinéraire que nous avons rejeté.

23 Et l’Éternel dit à Moïse : La main de l’Éternel est-elle raccourcie ? Maintenant tu verras si ma parole s’accomplit pour toi ou non.

Est-elle raccourcie ? Ou bien : Dieu ne peut-il faire de nouveau ce qu’il a fait déjà ? Ou bien : Est-elle trop courte ? Moïse mérite cette parole de reproche parce qu’il persiste dans sa résistance, malgré l’assurance qu’il a reçue que l’Éternel y pourvoira (verset 18).

24 Et Moïse sortit et rapporta au peuple les paroles de l’Éternel, et il assembla soixante-dix hommes des Anciens du peuple et les fit tenir autour de la Tente.

Sortit : du Lieu très saint où il avait parlé avec Dieu.

Autour de la Tente : en demi-cercle devant l’entrée de la Tente.

25 Et l’Éternel descendit dans la nuée et lui parla ; et il prit une partie de l’esprit qui était sur lui et le mit sur soixante-dix hommes, sur les Anciens. Et lorsque l’esprit se fut posé sur eux, ils prophétisèrent ; mais ils ne continuèrent pas.

Descendit : dans la nuée qui se transporta de dessus le Lieu très saint au-dessus du seuil de la Demeure.

Et lui parla : lui parla relativement à ce qui allait se passer.

Ils prophétisèrent. Cela ne veut pas dire qu’ils annoncèrent l’avenir, mais qu’ils se mirent à parler sous l’impulsion de l’Esprit, peut-être dans un état extatique et avec ces mouvements étranges qui accompagnaient parfois l’inspiration (1 Samuel 10.10-13 ; 1 Samuel 19.20 et suivants).

Ils ne continuèrent pas : sans que pour cela l’Esprit se fût retiré d’eux, mais son action prit un caractère plus calme.

26 Et deux hommes étaient restés dans le camp, l’un nommé Eldad, le second Médad, et l’esprit reposa sur eux ; ils étaient parmi les inscrits, mais ne s’étaient pas rendus à la Tente : et ils prophétisèrent dans le camp.

Restés dans le camp. Ce fait prouve que ce n’est pas Moïse personnellement, qui leur a communiqué son esprit, mais que c’est l’œuvre de l’Éternel.

27 Et des jeunes gens coururent l’annoncer à Moïse et dirent : Eldad et Médad prophétisent dans le camp.

Des jeunes gens ; hébreu : le jeune garçon (terme collectif).

28 Et Josué, fils de Nun, serviteur de Moïse dès sa jeunesse, prit la parole et dit : Mon seigneur Moïse, empêche-les !

Josué. Voir Exode 17.9, notes et Nombres 24.13. Il estime la position de Moïse compromise (comparez Marc 9.38-39).

29 Et Moïse lui répondit : Es-tu jaloux pour moi ? Oh ! Que tout le peuple de l’Éternel fût prophète, parce que l’Éternel mettrait son esprit sur eux !

Jaloux : Il n’y a là aucun empiétement sur nos droits ! L’Éternel est maître de ses dons. Bien loin de vouloir limiter l’action de l’Esprit à quelques privilégiés, Moïse désirerait qu’elle s’étendit au peuple entier. Ce vœu sera un jour réalisé (comparez Joël 2.28-29).

30 Et Moïse se retira dans le camp, lui et les Anciens d’Israël. 31 Et un vent s’éleva de par l’Éternel et amena des cailles de la mer, et les abattit sur le camp, sur l’espace d’environ une journée de marche d’un côté et d’une journée de marche de l’autre côté, autour du camp, et à une hauteur d’environ deux coudées sur le sol.

De la mer. C’est en cet endroit même que Schubert et ses compagnons virent passer des troupes d’oiseaux tellement étendues et épaisses qu’elles ressemblaient à des nuages. Ce phénomène se renouvelle à plusieurs reprises chaque année au printemps. Nous avons déjà vu (Exode chapitre 16) un fait semblable qui se passait l’année précédente à la même saison. Malgré leur ressemblance, il est impossible d’identifier ces deux faits. Dans Exode 16, les cailles ne jouent qu’un rôle secondaire à côté de la manne ; c’est un surplus que l’Éternel accorde ; ici le peuple demande de la viande parce qu’il est lassé de la manne ; ces cailles sont en nombre beaucoup plus extraordinaire, pouvant suffire pour un mois entier et enfin elles deviennent une plaie pour le peuple, ce dont il n’y a pas trace dans le cas précédent.

Sur le sol. On a supposé qu’il fallait traduire au-dessus du sol, c’est-à-dire que le vent abattit le vol assez bas pour qu’on pût les saisir avec la main. Ce n’est pas là le sens naturel du texte, qui signifie plutôt que la terre fut couverte à la hauteur de deux coudées (un mètre), il va sans dire : dans les endroits où les cailles s’étaient le plus considérablement amoncelées.

Dix homers (voir Ézéchiel 45.11). C’est pour chaque famille un minimum de vingt hectolitres, à peu près un millier de cailles. Ce nombre paraît colossal ; mais il est bien présenté comme tout à fait extraordinaire et le texte dit qu’on les recueillit pendant dix-huit heures. Il ne s’agissait pas de les manger immédiatement, mais de les sécher au soleil, comme le font les Orientaux, pour les manger plus tard. D’après le verset 19, la provision devait être assez abondante pour suffire durant tout un mois.

32 Et le peuple se leva tout ce jour et toute la nuit et toute la journée du lendemain, et amassa les cailles ; celui qui en amassa le moins en eut dix homers. Et ils les étendirent pour eux autour du camp. 33 La chair était encore entre leurs dents, avant d’être consommée, que la colère de l’Éternel s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’une très grande plaie.

Avant d’être consommée. D’autres traduisent : mâchée, sens que le mot carath n’a nulle part ailleurs.

Ce n’était pas pour rien que l’Éternel avait ordonné de se sanctifier pour bien recevoir le don qu’il leur préparait. Le sentiment de la présence invisible et de l’intervention immédiate de Dieu, ainsi que celui de la reconnaissance, auraient dû remplir le cœur du peuple et lui inspirer une sainte retenue dans l’usage d’un pareil don. Ce fut sans doute le cas pour un grand nombre ; mais plusieurs se précipitèrent avec une gloutonnerie animale sur l’objet de leur convoitise. Ceux-là payèrent leur avidité par une punition immédiate. Quant aux autres, ils purent sans doute conserver quelque temps encore la provision amassée et s’en nourrir jusqu’à ce qu’ils en fussent dégoûtés. C’est dans ce sens que le Psalmiste paraît avoir compris aussi cet événement Psaumes 78.26-31 ; comparez en particulier le verset 29 : Ils en mangèrent abondamment.

Très grande plaie. Rien ne dit que la plaie fut causée directement par les cailles elles-mêmes, comme si, par exemple, elles avaient mangé des baies vénéneuses. Le contraire ressort plutôt des mots : avant qu’elles fussent consommées.

34 0n donna à ce lieu le nom de Kibroth-Hatthaava, parce qu’on enterra là les gens qui avaient été pris de convoitise.

Kibroth-Hatthaava signifie : sépulcres de convoitise. Il est inutile de vouloir retrouver actuellement des traces des noms de Tabeéra et de Kibroth-Hatthaava, qui n’étaient pas des noms géographiques et qui rappelaient seulement aux Israélites le souvenir de ces tristes épisodes de leur voyage au désert.

35 De Kibroth-Hatthaava le peuple se mit en marche pour Hatséroth, et ils s’arrêtèrent à Hatséroth.

Hatséroth (comparez Nombres 10.13). Hatséroth signifie enclos. On trouve souvent dans ce désert des pierres rangées en cercle, de manière à enfermer un espace assez grand pour une troupe nomade avec ses troupeaux. Ce fut déjà le troisième jour après son départ de Sinaï que Schubert atteignit la belle vallée, arrosée par la source Aïn-el-Hudhera, nom dans lequel on reconnaît celui de Hatséroth. Il y avait là beaucoup d’arbres et de buissons et l’on comprend que les Israélites s’y soient arrêtés après les jours de marche fatigants qu’ils avaient eu à supporter depuis Sinaï.

De Kibroth-Hatthaava… Nous avons dit (à Nombres 10.33) que les Israélites étaient arrivés à Kibroth après trois journées de marche depuis Sinaï : Palmer a trouvé au nord-nord-est du Sinaï, quelques lieues avant el-Hudhera (Hatséroth), les restes d’un ancien campement, entouré d’une immense quantité de sépulcres. Serait-ce là l’emplacement de notre Kibroth-Thaava ? On pourrait d’autant mieux l’admettre que ce lieu ne se trouve pas sur la voie des caravanes allant à la Mecque.