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Chacal
Dictionnaire Biblique Bost Westphal Calmet

Nom turc et persan d’un animal qui tient une espèce de milieu entre le renard et le loup ; c’est le lupus aureus des Latins, et le loup doré des Allemands. On le trouve en Perse, en Arménie, en Arabie, et jusqu’en Syrie et en Palestine ; sa longueur, la queue comprise, est de 1, 25 m ; il ressemble par sa forme et par son poil, au renard, avec lequel on le confondrait aisément au premier coup-d’œil ; sa tête cependant, fauve comme celle du loup, se rapproche davantage de la tête du chien de berger ; elle est allongée, et compte jusqu’à 10 ou 12 cm. La queue est ronde, roide, très-fournie, et noire à son extrémité. Les yeux sont grands. Le jour cet animal se tient tranquille dans sa caverne, ou dans son bois ; mais la nuit on le voit courir au pillage, et souvent par bandes d’environ 200, jusque dans le voisinage des villÉsaïe Il se nourrit de volaille, de charognes déterrées, et attaque les enfants qui sont sans défense. On prétend que son hurlement nocturne a beaucoup de rapport avec les cris d’un enfant.

Au milieu de toute l’obscurité qui règne sur l’histoire naturelle des Hébreux, et sur la manière dont on doit traduire les noms hébreux désignant des animaux sauvages et peu connus, les naturalistes et les théologiens ont cru devoir entendre le chacal par le mot Vim des passages de Ésaïe 43.22 ; 34.14 ; Jérémie 50.39, que nos versions traduisent par « les bêtes sauvages des îles ou des déserts ». L’animal appelé Thannim ou Thannin (Job 30.29 ; Michée 1.8 ; Ésaïe 43.20), et qui se traduit par dragons dans nos Bibles, est peut-être aussi le chacal, mais c’est très incertain ; quelques-uns le rendent par chien sauvage, d’autres par loup, et l’analogie de l’arabe favoriserait cette dernière traduction. Il y a cependant en Orient une autre espèce de chien-loup appelé le chien de Syrie, qui ressemble encore plus au renard que le chacal, mais avec le museau moins allongé, les pieds plus courts ; la peau brune, blanchâtre sur le cou ; les oreilles courtes, presque blanches en dedans ; sa tête tient de celle du loup ; son cri féroce et plaintif exprime la joie et la volupté plus que la faim. Il serait possible que ce fût là l’animal dont parlent les auteurs sacrés sous le nom de Thannim ; c’est l’opinion d’un savant allemand, Ehrenberg, devant laquelle Winer reste sans oser se décide r.