×

Appuyez sur Entrée pour rechercher ou ESC pour annuler.


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


Baleine
Dictionnaire Biblique Bost Westphal

Le nom de cet animal se trouve dans nos traductions (Genèse 1.21 ; Job 7.12 ; Psaumes 74.13 ; Matthieu 12.40). La version anglaise l’a encore (Ézéchiel 32.2) ; la Bible de Luther l’a comme la version française. Le mot hébreu est Than ou Thannin ; les Septante l’ont traduit par Kétos, qui signifie effectivement baleine, et notre traduction de Matthieu 12.40 est exacte ; mais l’hébreu doit-il se rendre par Kétos ? signifie-t-il une baleine ? C’est extrêmement peu probable. On ne saurait croire que les écrivains sacrés aient eu connaissance de cet animal, qui n’a jamais paru ni sur les côtes de la Palestine, ni sur celles de l’Égypte, soit du côté de la Méditerranée, soit du côté de la mer Rouge, et les rapports des voyageurs à cette époque n’avaient pas encore atteint le Groenland, le Spitzberg, ou les mers qui sont le séjour des baleines. Mais si l’on est d’accord à penser qu’il ne s’agit pas de ce gros cétacé dans les passages cités, ni dans l’histoire de Jonas, les opinions varient beaucoup lorsqu’il s’agit de déterminer d’une manière positive quel était ce poisson ; il paraît que le même mot doit se traduire diversement dans les différents passages. On pense qu’il s’agit du crocodile dans le verset de la Genèse. (Harris, Natural Hist. of the Bible. Hurdis, Critical Dissert, on the word wahle in Genèse 1.24, etc.) Quant au grand poisson de Jonas, les uns ont prétendu que c’était l’orca de Pline, espèce de dauphin (Hase, etc.) ; d’autres (Calmet, Bochart, Linnée, Winer) pensent, et c’est l’opinion la plus probable, que c’est le chien marin (canis carcharias. ou squamus carcharias, de Linnée), le requin, dont la mâchoire est armée de quatre cents dents aiguës, rangées sur six rangs, et dont la gueule est si vaste qu’elle peut, fort à son aise, engloutir un homme tout entier. Il n’est pas rare de voir ce monstre avaler des hommes et même des chevaux, et l’on a trouvé jusqu’à dix thons dans l’estomac d’un requin dont le poids s’élevait à peine à quatre cents livres. On dit que lorsqu’un de ces poissons tiendrait la gueule ouverte un moment, un chien pourrait descendre jusqu’au fond de son estomac pour y chercher la nourriture qui s’y trouve.