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Témoins
Dictionnaire Biblique Bost

La loi de Moïse avait consacré et reconnu l’importance et la nécessité du témoignage oculaire en matière pénale ou criminelle, et dans la pratique de la vie ordinaire ; des témoins étaient fréquemment appelés dans les cas où chez nous la signature et le cachet suffisent. La condamnation d’un homme accusé de meurtre ne pouvait avoir lieu que sur l’accusation de deux ou de trois témoins (Nombres 35.30 ; Deutéronome 17.6 ; cf. Hébreux 10.28). Et en général pour tout crime ou délit, ce nombre de témoins devaient être entendus (Deutéronome 19.15 ; cf. Matthieu 18.16 ; 1 Timothée 3.19 ; Jean 8.17). Les témoins devaient être Israélites, hommes, et libres ; les femmes, les enfants, les étrangers, les esclaves ne pouvaient témoigner. Les témoins, cités devant le juge, étaient assermentés, et ne pouvaient se refuser à porter témoignage (Lévitique 5.1) ; et afin qu’ils sentissent dans tous les cas la gravité de leurs paroles, pour qu’ils fussent solennellement responsables du sang versé sur leur déclaration, ils devaient mettre la main sur la tête de l’accusé, et lui jeter la première pierre s’il était condamné (Deutéronome 17.7 ; cf. Jean 8.7 ; Actes 7.58).

Celui qui avait sciemment porté un faux témoignage, et chargé un innocent, était puni avec toute la rigueur du talion, et subissait la peine qu’avait encouru et peut-être subie sa victime (Deutéronome 19.16). Ces précautions, le serment, l’exécution, le talion (cf. Exode 23.1), n’étaient que des mesures extérieures ; elles n’avaient de garantie que dans la conscience des individus ; là où cette conscience manquait, les mesures étaient inefficaces, et dès les temps de la royauté, lorsque la piété était sur son déclin, on vit souvent les témoins se faire un jeu de leur parole et de leur serment (Proverbes 6.19 ; 12.17 ; 14.5 ; 19.5 ; 24.28 ; Psaumes 27.12). On voit enfin par Ruth 4.9, Jérémie 32.10, que même en dehors des questions judiciaires, le témoignage était employé pour la conclusion d’affaires particulières, contrats, ventes, etc. Le Talmud renferme encore beaucoup de détails secondaires qui ne sont pas mentionnés dans la Bible, sur la qualité des témoins, les peines des faux témoins, les épreuves auxquelles ceux-ci étaient soumis, etc.

Les deux témoins de l’Apocalypse (11.3-10), sont expliqués dans chaque système d’après l’analogie du système. Il y en a deux, parce que le Seigneur envoie toujours ses serviteurs deux à deux pour se fortifier mutuellement, Moïse et Aaron, Élie et Élisée, Zorobabel et Joshua, etc. ; et aussi parce que toute parole sera confirmée par la bouche de deux ou de trois témoins. Quand l’Antichrist viendra en personne résumer toute la haine du monde contre Christ, deux témoins apparaîtront aussi, et résumeront par leur mort la fidélité à Christ, et par leur résurrection, la puissance et la fidélité de Jésus.