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Armes
Dictionnaire Biblique Bost Westphal

On trouve, en général, employées chez les Hébreux les mêmes armes que chez les autres nations d’alors (1 Samuel 17.5ss ; 2 Chroniques 26.14 ; Néhémie 4.13-16), mais il est difficile de rien préciser ni sur la forme de ces armes, ni sur les matières dont elles étaient faites. On distinguait :

1°. Parmi les armes défensives, (a) le bouclier ; (b) le casque (2 Chroniques 26.14 ; Jérémie 46.4 ; cf. Éphésiens 6.17), d’airain (1 Samuel 17.5-38) ; (c) la cuirasse, qui recouvrait le ventre et la poitrine (1 Samuel 17.38 ; Néhémie 4.16 ; 2 Chroniques 26.14), ordinairement d’airain, et souvent de lames d’airain disposées en écailles. Pour blesser un guerrier cuirassé, il fallait l’atteindre à l’endroit des jointures et de l’agencement des deux pièces principales de la cuirasse (cf. 1 Rois 22.34). (d) Les jambières : espèce de bottés destinées à couvrir l’os de la jambe, aussi d’airain (1 Samuel 17.6) ; elles étaient fréquemment employées par les guerriers de l’antiquité (Iliade 7, 42.Enéide 11, 777). (e) Il est encore parlé (Ésaïe 9.4), suivant quelques traductions, d’une espèce de soulier militaire, ou bottine de cuir (lat. caliga) garnie de fortes pointes ; c’est le mot que nos versions rendent par tumulte.

2°. Armes offensives, (a) L’épée, qu’on ceignait autour du corps avec une ceinture de cuir ; les Juifs, comme l’infanterie romaine, portaient l’épée du côté gauche : on a voulu prouver le contraire par l’histoire d’Ehud (Juges 3.16-21), mais l’historien fait précisément remarquer l’exception dans le fait de ce guerrier qui était gaucher (v. 15). L’épée se mettait dans un fourreau (1 Samuel 17.51 ; 1 Chroniques 21.27) ; souvent elle était à deux tranchants (Juges 3.16 ; Proverbes 3.5 ; cf. Hébreux 4.12). (b) La lance, hallebarde ou javelot, dont, parfois, on se servait pour le combat corps à corps, et qui, d’autres fois, se lançait contre l’ennemi : ce dernier cas était le plus rare (1 Samuel 19.10 ; 20.33). La hampe était ordinairement de bois et se terminait par une pointe de fer ou d’airain (1 Samuel 17.7 ; 2 Samuel 21.16-19 ; Nahum 2.3 ; dans ce passage le mot traduit par sapin se rapporte à la hampe de la lance, le contexte le prouve suffisamment), (c) L’arc avec ses flèches. (d) La fronde. (e) On peut croire, enfin, qu’il s’agit encore d’une hache d’armes (Psaumes 35.3 ; au lieu de lance), et d’un marteau de guerre (Proverbes 25.18) ; mais ce n’est pas très clair.

Quant à l’usage des anciens d’ensevelir avec un guerrier les armes dont il se servait pendant sa vie, on peut en trouver une trace en Ézéchias 32.27.On suspendait volontiers dans les temples, ou bien on brûlait par morceaux, les armes prises sur l’ennemi (Ézéchiel 39.9 ; Ésaïe 9.3,  ?). Il paraît que les rois d’Israël avaient des arsenaux ; du moins, nous voyons que David (Cantique 4.4), Salomon (2 Chroniques 9.16), Roboam (11.12), Ozias (26.14) et Ézéchias (Ésaïe 39.2) en avaient. Le temple lui-même servit à ces dépôts (1 Samuel 21.9 ; 2 Chroniques 23.9).

Les armes de Dieu sont, dans un certain sens, tous les moyens que le Seigneur emploie pour défendre son peuple et le faire triompher de ses ennemis ; dans un autre sens, ces armes sont les secours mêmes qu’il prête aux fidèles, pour combattre le bon combat de la foi contre le péché, le monde et Satan (Psaumes 35.2 ; Éphésiens 6.11-20).