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ÃŽles des nations
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Ou îles de La mer, termes sous lesquels les Hébreux comprenaient non-seulement les terres entourées de tous côtés par les eaux, et que nous nommons îles, mais encore les pays dont la mer les séparait d’eux ou des Égyptiens, au milieu desquels ils demeurèrent si longtemps. Tout peuple qui leur était étranger et qui venait d’au delà des mers était désigné par la qualification générale de peuple des îles : telles furent les contrées de l’Europe, de l’Asie Mineure et quelquefois même des pays maritimes dont la situation était peu éloignée de la leur d’après un passage d’Isaïe (Isaïe 11.11), les îles des nations ou de la mer étant, en effet, parfaitement distinguées des pays intérieurs, tels que l’Assyrie, l’Égypte, Phétros, l’Éthiopie, Élam, Sennaar et Emath, ces expressions îles des nations ou de la mer devaient indiquer naturellement les nations d’au delà de la mer, celles de l’Europe ou de l’Asie Mineure, par exemple, qu’on ne visitait qu’en traversant la mer ; sinon, à quoi eût répondu cette mention à part des îles après les pays intérieurs cités par le prophète ?

Ézéchiel (Ézéchiel 37.3) corrobore cette opinion, lorsqu’il dit que Tyr est près de la mer ; qu’elle est le siège du commerce et du trafic des peuples de tant d’îles différentes, c’est-à-dire, de tant de peuples qui habitent au delà des mers. Enfin, d’après le premier livre des Machabées, au milieu des louanges qui sont faites de Simon (1 Machabées 14.5), qui prit Joppe pour lui servir de port et pour aller dans les îles de La mer, il devient évident que par les termes îles des nations ou îles de la mer les Juifs désignaient les pays occupés par les nations avec lesquelles leurs ports trafiquaient par le moyen de la navigation. Barbié du Bocage.

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