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Sepharvaim

Salmanasar, roi d’Assyrie, ayant transporté les Israélites du royaume de Samarie au delà de l’Euphrate, fit venir en leur place dans la Palestine d’autres peuples, entre lesquels étaient les Sépharvaïm (2 Rois 17.24-31). On ne sait pas distinctement où était le premier lieu de leur demeure. Quelques-uns prétendent qu’ils habitaient la ville de Siphéra, ou la ville des Sipharéniens, sur l’Euphrate. Nous croyons que leur demeure était dans les monts Séphar, dont il est parlé (Genèse 10.29), et que les Aspires, qui étaient, selon Hérodote, les seuls peuples qui habitaient entre les Colchiens et les Mèdes, sont les mêmes que les Sépharvaim de lÉcriture. Strabon, I. 10 place les Satrapes dans l’Arménie. Dans le premier livre d’Esdras (Esdras 4.9), on attribue au grand Asnaphar, qui est apparemment le roi Assaraddon, le transport des nations de delà l’Euphrate, dans les terres de Samarie : mais dans le dénombrement qu’on y fait de ces peuples, on n’y trouve pas les Sépharvaim à moins qu’on n’ait voulu les marquer sous le nom de Tarplei, qui peuvent désigner les Tapires ou Sapires, suivant la prononciation chaldéenne [Barbié du Bocage dit que le pays des Sépharvaïm reste inconnu, à moins que l’on n’admette une sorte de concordance entre ce nom et celui d’une ville de Sipphara, marquée par Ptolémée sur le bord de l’Euphrate, et à l’est de Séleucie].

L’Écriture (Isaïe 37.13-2 Rois 19.13) parle du roi de la ville de Sépharvaim, qui était apparemment la capitale des peuples de ce nein ; et le roi de Sépharvaïm n’est autre que le dieu de ces peuples. Cela paraît assez clairement par la confrontation des passages où il en est parlé (1 Samuel 18.34) : Où est le dieu d’Emath, et le dieu d’Arphad ; le dieu de Sépharvaïrn, Ana et Aval. Et ailleurs (Isaïe 37.13 2 Rois 19.13) : Où est le roi d’Emath et le roi d’Arphad ? et le roi de la ville de Sépharven, Ana et Aval Enfin il est dit au 2° des Rois (2 Rois 17.31) : Que ceux qui étaient venus de Sépharvaïm dans la Samarie, brûlaient leurs enfants à Anamélech et Adramélech, dieux de Sépharvaim. Il y a donc apparence qu’Ana et Ara sont les mêmes qu’Anameleelt et Adramélech, dieux des Sépharvain. Or, Anamélech est apparemment la lune, et Adramélech le soleil. Le premier terme signifie le roi Benin, et le second le roi magnifique. Les Orientaux donnaient à la lune le nom de dieu et de roi.

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