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Estér 2
André Chouraqui


Mordekhaï et Èstér

1 Après ces paroles, quand la fièvre du roi Ahashvérosh se modère, il se souvient de Vashti, de ce qu’elle a fait et de ce qui a été décrété contre elle.
2 Les adolescents du roi, ses officiants, disent : « Qu’ils demandent pour le roi des adolescentes vierges, bien à voir.
3 Le roi préposera des préposés dans toutes les cités de son royaume. Ils grouperont toute adolescente, vierge, bien à voir, à Shoushân, la capitale, dans la maison des femmes en main de Hégaï, l’eunuque du roi, qui garde les femmes et donne leurs onguents.
4 L’adolescente qui plaira aux yeux du roi régnera à la place de Vashti. » La parole plaît aux yeux du roi ; il fait ainsi.
5 Un homme, un Iehoudi, était à Shoushân, la capitale. Son nom, Mordekhaï bèn Iaïr bèn Shim’i bèn Qish, un homme de Iemini.
6 Il avait été exilé de Ieroushalaîm, dans l’exil qui avait été exilé avec Yekhonyah, roi de Iehouda, qu’avait exilé Neboukhadrèsar, roi de Babèl.
7 Il est le parrain de Hadassa, elle, Èstér, la fille de son oncle, car elle n’avait ni père ni mère. L’adolescente est belle de tournure et bien à voir. À la mort de son père et de sa mère, Mordekhaï l’avait prise à lui pour fille. Èstér au harem

Èstér au harem

8 Et c’est à l’audition de la parole du roi et de sa loi, quand de multiples adolescentes sont groupées à Shoushân, la capitale, en main de Hégaï, Èstér est prise à la maison du roi, en main de Hégaï, le gardien des femmes.
9 L’adolescente plaît à ses yeux et apporte le chérissement en face de lui. Il se hâte de lui donner ses onguents, ses parts, et sept adolescentes de la maison du roi, aptes à lui être données. Il la distingue en bien avec ses adolescentes dans la maison des femmes.
10 Èstér n’avait rien rapporté sur son peuple, ni son enfantement ; oui, Mordekhaï lui avait ordonné de ne pas le rapporter.
11 Tous les jours, Mordekhaï va en face de la cour de la maison des femmes, pour savoir si Èstér est en paix et ce qu’il est fait d’elle.
12 Le tour de chaque jeune fille arrive pour venir enfin vers le roi Ahashvérosh après avoir subi la loi des femmes, douze lunaisons. Oui, ainsi se remplissent les jours de leurs onguents : six lunaisons dans l’huile de myrrhe, six lunaisons dans les aromates et les onguents des femmes.
13 Avec cela l’adolescente vient vers le roi. Il lui est donné tout ce qu’elle dit, pour venir avec, de la maison des femmes à la maison du roi.
14 Le soir elle vient, et le matin elle retourne à la maison des femmes, la deuxième, en main de Sha’ashgaz, l’eunuque du roi, le gardien des concubines. Elle ne viendra plus vers le roi, sauf si le roi la désire et si elle est criée en nom. La reine Èstér

La reine Èstér

15 Quand arrive le tour d’Èstér, la fille d’Abihaïl, l’oncle de Mordekhaï, qui l’avait prise à lui pour fille, de venir vers le roi, elle ne demande pas une parole, sinon ce que lui avait dit Hégaï, l’eunuque du roi, le gardien des femmes. Et c’est Èstér, la porteuse de grâce aux yeux de tous ceux qui la voient.
16 Èstér est prise pour le roi Ahashvérosh, en sa maison royale, la dixième lunaison, la lunaison de Tébét, en l’an sept de son règne.
17 Le roi aime Èstér plus que toutes les femmes ; elle porte grâce et chérissement en face de lui plus que toutes les vierges. Il met la couronne royale sur sa tête ; il la fait régner à la place de Vashti.
18 Le roi fait un grand festin pour tous ses chefs et serviteurs, le festin d’Èstér. Il fait un allégement pour les cités, et donne des charges à main de roi.
19 Quand les vierges sont groupées une deuxième fois, Mordekhaï siège à la porte du roi.
20 Èstér ne rapporte pas son enfantement ni son peuple, comme Mordekhaï le lui avait ordonné. Èstér fait la parole de Mordekhaï, comme lorsqu’elle était en tutelle chez lui. Le complot

Le complot

21 En ces jours, Mordekhaï siège à la porte du roi. Bigtân et Tèrèsh, deux eunuques du roi, gardiens du seuil, écument ; ils demandent à porter la main contre le roi Ahashvérosh.
22 Mordekhaï connaît le propos. Il le rapporte à Èstér, la reine. Èstér le dit au roi, au nom de Mordekhaï.
23 Le propos est recherché et trouvé ; les deux sont pendus à un arbre. Et c’est écrit dans l’acte : « Paroles des Jours », en face du roi.

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