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Chapitre 4Chapitre 2 1 Quel est donc l’avantage du Juif ou quelle est l’utilité de la circoncision ? 2 Cet avantage est grand de toute manière : et d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. 3 Qu’est-ce à dire, en effet, si quelques-uns n’ont pas cru ? Leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? 4 Non certes ! Mais plutôt, que Dieu soit reconnu véridique et tout homme menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu sois reconnu juste dans tes paroles et que tu triomphes quand on te juge. 5 Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous ? Dieu est-il injuste en donnant cours à sa colère ? (Je parle à la manière des hommes.) 6 Non certes ! Autrement, comment Dieu jugerait-il le monde ? 7 Car, si par mon mensonge la vérité de Dieu a surabondé pour sa gloire, pourquoi, moi, suis-je encore jugé comme pécheur ? 8 Et que n’agissons-nous comme nous en sommes calomnieusement accusés et comme quelques-uns prétendent que nous disons : Faisons le mal, afin que le bien en résulte ? La condamnation de ces gens-là est juste. 9 Quoi donc ? Avons-nous une supériorité ? Pas à tous égards ; car nous avons déjà accusé Juifs et Grecs d’être sous le pouvoir du péché, 10 selon qu’il est écrit : Il n’y a pas de juste, pas même un seul ; 11 il n’y en a pas un d’intelligent ; il n’y en a pas un qui cherche Dieu ; 12 tous se sont égarés ; ils sont tous ensemble devenus inutiles ; il n’y en a pas un qui pratique le bien, non pas même un seul. 13 Leur gosier est un sépulcre ouvert ; ils ont trompé de leurs langues ; un venin d’aspic est sous leurs lèvres ; 14 leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume ; 15 leurs pieds sont agiles pour répandre le sang ; 16 l’oppression et le malheur sont sur leurs voies ; 17 et le chemin de la paix, ils ne l’ont pas connu. 18 Il n’y a pas de crainte de Dieu devant leurs yeux. 19 Or, nous, savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée et que le monde entier soit reconnu coupable devant Dieu ; 20 attendu que, par les œuvres de la loi, nul homme ne sera justifié devant lui, car c’est par la loi que vient la connaissance du péché. 21 Mais maintenant, c’est sans la loi que la justice de Dieu a été manifestée, la loi et les prophètes lui rendant témoignage, 22 la justice de Dieu, par la foi en Jésus-Christ, pour tous ceux et sur tous ceux qui croient. En effet, il n’y a point de différence, 23 car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, 24 étant justifiés gratuitement par sa grâce, au moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ, 25 que Dieu a exposé comme un moyen de propitiation par la foi, dans son sang, pour la démonstration de sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, 26 durant le temps de la patience de Dieu, pour cette démonstration de sa justice dans le temps présent, afin qu’il soit juste et justifiant celui qui est de la foi en Jésus. 27 Où est donc le sujet de se glorifier ? Il a été exclu. Par quelle loi ? Celle des œuvres ? Non pas, mais par la loi de la foi. 28 Nous estimons donc que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. 29 Ou bien Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs ? N’est-il pas aussi le Dieu des gentils ? Oui, il l’est aussi des gentils ; 30 puisque, en effet, il y a un seul Dieu, qui justifiera les circoncis par la foi et les incirconcis au moyen de la foi. 31 Annulons-nous donc la loi par la foi ? Non certes ! Au contraire, nous établissons la loi.

Note

note précédente (verset 8)

Commentaire biblique du verset 9

9 à 20 la condamnation de tous les hommes confirmée par l’Écriture

Avons-nous une supériorité ? par ce nous, Paul entend les Juifs, et il se demande s’ils ont une supériorité sur les païens ; il répond : pas à tous égards, ou pas absolument.

D’autres traduisent : « absolument pas ».

Mais le premier sens est conforme à l’emploi que Paul fait de cette locution dans 1 Corinthiens 5.10, comparez Romains 16.12 (texte Grec), et faire dire à l’apôtre que les Juifs n’ont « absolument pas » de supériorité sur les païens, ce serait le mettre en contradiction avec des paroles dans lesquelles il a reconnu les grands avantages spirituels des Juifs (versets 1, 2).

Il ajoute maintenant que cette supériorité n’est pas absolue, mais seulement relative, qu’elle n’existe pas à tous égards et ne s’étend pas à tous les domaines, que pour ce qui concerne le péché et le salut, les Juifs sont sur le même pied que les autres hommes.

Leurs prérogatives, provenant exclusivement de la grâce de Dieu, ne leur confèrent aucun mérite, aucune justice devant Dieu (Romains 2.13) ; bien au contraire, elles tournent à la confusion de ceux d’entre eux qui aggravent leur culpabilité en ne croyant pas (verset 3 et suivants).

Juifs et gentils sont égaux devant Dieu comme pécheurs dignes de condamnation, parce que les uns et les autres ont violé la loi divine, qu’ils connaissaient à des degrés divers (Romains 1.19-20 ; Romains 2.12-15).

D’autres interprètes donnent un sens différent au verbe que nous avons rendu par : avoir une supériorité ; ils le traduisent : « avons-nous (quelque chose) à alléguer, à faire valoir en notre faveur ? »

On objecte à cette traduction que le régime du verbe devrait être exprimé. Aussi quelques-uns voient-ils ce régime dans le quoi donc ? du commencement du verset : « qu’avons-nous donc à alléguer ? » Mais la réponse à une telle question devrait être : « rien », et non : pas à tous égards.

Nous avons déjà accusé… dans les deux grands réquisitoires de Romains 1 et Romains 2.

note suivante (verset 10)

Commentaire biblique de Romains 3.9