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Psaumes 84
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Psaume 84

En marche vers le sanctuaire !

1 Au maître chantre. Sur Guitthith. Psaume des fils de Koré.
2 Que tes tabernacles sont aimables, Éternel des armées !
3 Mon âme se consume et languit après les parvis de l’Éternel ; Mon cœur et ma chair crient vers le Dieu vivant.
4 Le passereau même a trouvé une demeure, Et l’hirondelle un nid, où mettre ses petits… Tes autels, ô Éternel des armées ! Mon Roi et mon Dieu !
5 Heureux les habitants de ta maison ! Ils peuvent te célébrer toujours. (Jeu d’instruments.)
6 Heureux l’homme dont la force est en toi ! Ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés.
7 Passant par la vallée de Baca, ils la changent en fontaines, Et la pluie d’automne la couvre de bénédictions.
8 Ils vont de force en force, Pour se présenter devant Dieu en Sion.
9 Éternel, Dieu des armées ! Écoute ma prière ; Prête l’oreille, Dieu de Jacob ! (Jeu d’instruments.)
10 Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu ! Et regarde la face de ton oint !
11 Car mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs. J’aime mieux me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu Que d’habiter dans les tentes des méchants.
12 Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, L’Éternel donne la grâce et la gloire, Il ne prive d’aucun bien ceux qui marchent dans l’intégrité.
13 Éternel des armées ! Heureux l’homme qui se confie en toi !

Note

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Plan

En marche vers le sanctuaire !

Le troisième livre des Psaumes se termine par un groupe de quatre psaumes des fils de Koré, au milieu desquels est intercalé un psaume de David (86) et que suit le cantique d’Ethan (89). Notre Psaume 84, qui ouvre cette seconde série de cantiques des Fils de Koré, se rapproche singulièrement des Psaumes 42 et 43, qui sont en tête de la première série. Comme eux, il exprime avec un accent pénétrant de vérité le soupir de l’âme après le Dieu vivant. L’auteur, ainsi que c’était le cas de celui des psaumes que nous venons de citer, est éloigné du sanctuaire. Israélite pieux, il souffre d’un tel exil plus que de toute autre privation car les parvis de l’Éternel sont pour lui le gage de la présence de Dieu et de toutes les bénédictions dont elle est la source. Cependant la note de la tristesse, sans être absente de ce psaume, n’y domine pas comme dans le Psaume 42. C’est plutôt la joie d’un prochain retour qui s’exprime ici. Au verset 10, le psalmiste identifie sa cause avec celle de son roi, l’oint de l’Éternel. Nous nous le représentons partageant à Mahanaïm l’exil de David (2 Samuel 17.24) et voyant, les événements se dérouler de manière à rendre probable une prochaine restauration de la royauté légitime. Et il y a encore des obstacles à surmonter, mais ils le seront, par la puissance de la foi (versets 6 à 8). Aussi le cantique se termine-t il par l’expression d’une confiance sereine et même triomphante (versets 12 à 13).

Ce psaume est de ceux que tout fidèle applique immédiatement à ses propres circonstances, et cela par le fait même que la situation du psalmiste est l’emblème de celle du chrétien. Bourgeois des cieux, l’enfant de Dieu est privé ici-bas des manifestations glorieuses de la présence du Seigneur ; des vallées de Baca (de larmes) le séparent du but à atteindre, mais sa force est en Dieu (verset 6) ; il sait qu’elle lui sera donnée et même augmentée d’étape en étape, jusqu’à ce qu’il se présente devant Dieu, dans la cité céleste (verset 8).

Le psaume comprend trois strophes :

  • Dans la première se fait sentir encore la tristesse de l’exil, versets 2 à 5 ;
  • dans la deuxième, le psalmiste se voit déjà en marche vers Sion, versets 6 à 9 ;
  • dans la troisième, il célèbre la joie incomparable que l’on trouve en présence de Dieu, versets 10 à 13.

Le dernier vers de chaque strophe prépare la strophe suivante ; ainsi la pensée du verset 5 : Heureux !… est reprise, quoique modifiée, dans la deuxième strophe ; la prière du verset 9 éveille en quelque sorte celle qui remplit la dernière strophe. Le psaume s’ouvre et se termine par l’invocation : Éternel des armées ! et le premier, comme le dernier verset, offrent la particularité de n’avoir qu’un seul stiche.

Les noms de Jéhova (Éternel) et d’Elohim (Dieu) se trouvent presque en nombre égal dans ce psaume (voir Introduction). Il clôt le groupe des psaumes élohistes, mais en annonçant, le groupe jéhoviste, qui occupe la fin du recueil entier des Psaumes.

suivant (verset 1)