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Psaumes 130
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Psaume 130

Péché, pardon, rédemption

1 Cantique des pèlerinages. Éternel, je t’invoque des lieux profonds !
2 Seigneur, écoute ma voix ! Que tes oreilles soient attentives à mes cris, qui implorent ta pitié !
3 Si tu gardes les iniquités, ô Éternel !… Seigneur, qui subsistera ?
4 Car le pardon est auprès de toi, Afin que l’on te craigne…
5 J’ai attendu l’Éternel ; mon âme l’a attendu, Et j’ai compté sur sa parole.
6 Mon âme désire le Seigneur, Plus que les guets ne désirent le matin, Que les guets ne désirent le matin.
7 Compte sur l’Éternel, ô Israël ! Car auprès de l’Éternel est la grâce, Et la rédemption est auprès de lui en abondance :
8 Et lui-même rachètera Israël De toutes ses iniquités.

Note

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Commentaire biblique du verset 7

7 et 8

Tout, dans ces deux versets, dit M. Bovet, s’élargit et s’agrandit : ce n’est plus lui seul que le psalmiste exhorte à s’attendre à l’Éternel, c’est Israël tout entier. Il ne parle plus seulement du pardon qui se trouve auprès de l’Éternel (verset 4), mais de son amour (sa grâce) et de la rédemption qui est auprès de lui et qui y est même en abondance. Et son regard, pénétrant l’avenir, aperçoit le jour où ce sera l’Éternel lui-même, qui rachètera son peuple de toutes ses iniquités.

Rédemption : rachat complet de la servitude du péché. Les sacrifices expiatoires couvraient le péché d’Israël (Lévitique 16.1 et suivants). Le psalmiste attend plus que cela, et par là même il dépasse les limites de l’ancienne alliance et entrevoit la délivrance complète que l’Éternel opérera sans aucun intermédiaire. On comprend que, dans une telle attente, il se compare au guet qui, sur la colline du temple, pendant les longues veilles de la nuit, attendait le premier rayon du jour, pour faire savoir aux adorateurs de l’Éternel que l’heure était venue de le louer.

Ce psaume, dirons-nous avec M. Bovet, marque un des points culminants du développement religieux en Israël. Israël est arrivé à entrevoir ce qu’a développé plus tard l’auteur de l’épître aux Hébreux (chapitres 9 et 10) ; il a pressenti que les sacrifices prescrits par la loi, et que l’on devait répéter toujours de nouveau, ne pouvaient amener à la perfection ceux pour qui on les offrait… ; il lui faut une expiation qui ne se borne pas à couvrir ses péchés, mais qui l’en affranchisse (Romains 6.18). Cet affranchissement que la loi ne peut donner (Romains 8.3), l’Éternel peut l’opérer, et il l’opérera. C’est dans cette même certitude que Zacharie annonçait un jour où l’Éternel ôterait l’iniquité du pays (Zacharie 3.9). Au moment même de la venue du Sauveur, Siméon, semblable à l’un de ces guets dont parle notre psaume, obtenait la promesse qu’il ne mourrait point, qu’il n’eût vu le Christ du Seigneur (Luc 2.26).

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Commentaire biblique de Psaumes 130.7