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Psaumes 116
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1 J’aime l’Éternel, Car il entend ma voix, mes supplications, 2 Car il a incliné son oreille vers moi, Aussi, je l’invoquerai durant mes jours. 3 Les liens de la mort m’avaient enveloppé, Et les détresses du sépulcre m’avaient rencontré ; J’avais rencontré la détresse et la douleur ; 4 Et j’invoquai le nom de l’Éternel : Je te prie, Éternel, délivre mon âme ! 5 L’Éternel est miséricordieux et juste, Et notre Dieu est riche en compassions. 6 L’Éternel garde les simples. J’étais devenu misérable, et il m’a sauvé. 7 Retourne, mon âme, en ton repos, Car l’Éternel t’a fait du bien. 8 Oui, tu as délivré mon âme de la mort, Mes yeux de pleurs, mes pieds de chute. 9 Je marcherai en présence de l’Éternel, Sur la terre des vivants. 10 J’ai cru, car j’ai parlé. J’étais extrêmement affligé. 11 Je disais, dans ma précipitation : Tout homme est menteur. 12 Que rendrai-je à l’Éternel ? Tous ses bienfaits sont sur moi. 13 J’élèverai la coupe des délivrances, Et j’invoquerai le nom de l’Éternel. 14 Je m’acquitterai de mes vœux envers l’Éternel En présence de tout son peuple. 15 Elle coûte à l’Éternel, La mort de ses bien-aimés. 16 Oui, ô Éternel ! Je suis ton serviteur, Je suis ton serviteur, le fils de ta servante ; Tu as délié mes liens. 17 Je te sacrifierai un sacrifice de louange, Et j’invoquerai le nom de l’Éternel. 18 Je m’acquitterai de mes vœux envers l’Éternel En présence de tout son peuple, 19 Dans les parvis de la maison de l’Éternel, Au milieu de toi, Jérusalem ! Louez l’Éternel !

Note

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Plan

Il m’a sauvé

C’est ici par excellence le cantique d’un homme que Dieu vient de retirer d’un grand danger. Le ton de ce psaume n’a pas la majesté du Psaume 103, qui est aussi un chant de reconnaissance ; la pensée de notre psalmiste ne se porte pas avec la même sérénité sur les richesses de l’amour de Dieu, pour en explorer les profondeurs. Son âme est encore trop frémissante, pour pouvoir faire entendre autre chose qu’un cri de gratitude et d’amour, qui revient sous différentes formes, à mesure que reparaît le souvenir d’une mort imminente.

Le psaume est anonyme ; les formes chaldéennes de plusieurs mots font supposer qu’il a été composé à Babylone ou en tous cas après le retour de la captivité. S’il se rapporte à la délivrance nationale du peuple captif, plutôt qu’à un exaucement tout personnel, il est permis de supposer que nous avons ici le cri de reconnaissance d’un Israélite pieux, au moment où fut promulgué l’édit de Cyrus. L’émotion du psalmiste est visible ; des phrases entrecoupées et des pensées inachevées font saisir sur le vif l’agitation d’une âme à peine sortie d’une crise redoutable.

Ce psaume, qui parle de ce qu’est pour l’Éternel la mort de ses bien-aimés (verset 15), acquiert, pour le chrétien, une valeur spéciale par le fait de l’encouragement qu’il apporta au Sauveur peu avant sa mort, puisqu’il fut de ceux que Jésus chanta avec ses disciples à son dernier repas (voir introduction au Psaume 113).

On ne saurait s’attendre, en un psaume pareil, à un enchaînement très rigoureux des pensées. Pourtant, on peut donner aux quatre strophes les titres suivants :

  • les liens de la mort, versets 1 à 4
  • le salut, versets 5 à 9
  • l’homme menteur et le Dieu fidèle, versets 10 à 14
  • les vœux du fidèle délivré, versets 15 à 19.

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