Fermer le panneau de recherche

Appuyez sur Entrée pour rechercher ou ESC pour annuler.

Psaumes 135
Bible Annotée (interlinéaire)

Verset à verset  Double colonne 

Plan du commentaire biblique de Psaumes 135

Le Dieu d’Israël

Ce psaume sert de transition entre les Cantiques des Maaloth et les psaumes suivants, en ce qu’il développe l’invitation à louer l’Éternel contenue dans le Psaume 134. Il commence par la répéter (versets 1 à 4), puis il la motive, en rappelant la puissance souveraine de Dieu dans la création (versets 5 à 7), ses miracles en faveur de son peuple (versets 8 à 14), sa supériorité sur les dieux des païens (versets 15 à 18). La conclusion est une nouvelle exhortation à louer l’Éternel (versets 19 à 24). L’introduction et la première strophe comprennent ensemble sept versets, la strophe centrale, qui rappelle les œuvres de Dieu envers Israël, en comprend aussi sept ; la troisième strophe, avec la conclusion, de nouveau sept. Ce psaume fait de nombreux emprunts à d’autres psaumes ou à des livres plus anciens, notamment au Deutéronome. Toute la dernière partie (versets 15 à 21) reproduit un fragment du Psaume 115. Ce dernier emprunt, fait à un psaume composé lui-même après le retour de Babylone, désigne l’époque à laquelle il faut attribuer celui-ci. Israël est dans son pays, mais il y est, ainsi que l’indique le verset 14, dans un douloureux état de sujétion. La louange qui remplit le psaume n’en est que plus remarquable.

1 Louez l’Éternel !
Louez le nom de l’Éternel !
Louez-le, serviteurs de l’Éternel,

Versets 1 à 4 — Invitation à louer l’Éternel

Louez l’Éternel ! hébreu : Hallelou Jah (Alléluia), exclamation qui sert en quelque sorte de titre à toute une catégorie de psaumes. Voir Psaumes 106.1, note.

L’expression serviteurs de l’Éternel ne désigne plus seulement, comme dans le psaume précédent, les sacrificateurs et lévites ; elle s’applique au peuple fidèle tout entier, ainsi que l’indique la mention des parvis (verset 2), où tout Israélite avait le droit de pénétrer. Voir d’ailleurs versets 19 et 20.

2 Qui vous tenez dans la maison de l’Éternel,
Dans les parvis de la maison de notre Dieu. 3 Louez l’Éternel, car l’Éternel est bon ;
Psalmodiez à son nom, car il est aimable.

Il est aimable. Ces mots, trop familiers pour être appliqués à l’Éternel lui-même, se rapportent, ici à son nom.

4 Car l’Éternel s’est choisi Jacob,
Israël, pour son peuple particulier.

Son peuple particulier : parole tirée d’Exode 19.5 ; voir la note de ce passage.

5 Car je sais que l’Éternel est grand
Et que notre Seigneur est au-dessus de tous les dieux.

Versets 5 à 7 — Le Dieu des cieux et de la terre

Car je sais… Israël, en la personne du psalmiste, parle de ce qu’il sait pour en avoir fait l’expérience (littéralement : Je sais, moi…). Son histoire, toute miraculeuse, est la démonstration de la souveraineté absolue de l’Éternel.

6 Tout ce que l’Éternel veut, il le fait
Dans les cieux et sur la terre,
Dans les mers et tous les abîmes,

Tout ce qu’il veut… : développement de Psaumes 115.3.

7 Lui qui fait monter les nuées des extrémités de la terre,
Qui produit les éclairs précédant la pluie,
Qui fait sortir le vent de ses arsenaux.

De ses arsenaux : même expression que celle qui a été rendue par trésors, Job 38.22. Le terme hébreu désigne les lieux où l’on amasse des provisions.

8 C’est lui qui frappa les premiers-nés de l’Égypte,
Depuis les hommes jusqu’au bétail.

Versets 8 à 14

Cette toute-puissance, dont il vient d’être parlé, Dieu l’a mise au service de son peuple.

Versets 8 et 9 — Ses miracles en Égypte

Il lança, littéralement : il envoya.

9 Il lança au milieu de toi, ô Égypte, des signes et des prodiges
Sur Pharaon et tous ses serviteurs. 10 C’est lui qui frappa de grandes nations
Et mit à mort des rois puissants :

Versets 10 à 12 — La conquête de Canaan

Il donna… en héritage : expression empruntée à Deutéronome 4.38.

11 Sihon, roi des Amorrhéens, et Og, roi de Basan,
Et tous les royaumes de Canaan. 12 Et il donna leur pays en héritage,
En héritage à Israël, son peuple. 13 Éternel, ton nom est à toujours ;
Éternel, ta mémoire est d’âge en âge.

Versets 13 et 14 — Les œuvres du passé sont le gage de celles de l’avenir

L’Éternel fera droit… Tout ce verset 14 est une citation de Deutéronome 32.36. Il révèle quelle était la situation d’Israël, au moment où fut composé le psaume. Israël opprimé (après l’exil, ainsi que l’indiquent aussi certaines formes de langage du psaume) se demande si la promesse du Deutéronome ne va pas s’accomplir.

Il se repentira : sa colère fera place à la miséricorde, dès le moment où le peuple lui-même recourra humblement à cette miséricorde. Voir Jérémie 18.7, note.

14 Car l’Éternel fera droit à son peuple
Et il se repentira en faveur de ses serviteurs. 15 Les idoles des nations sont de l’argent et de l’or,
Un ouvrage de mains d’hommes.

Versets 15 à 18

Comment Israël, ayant un tel Dieu, resterait-il la proie de nations qui n’ont que des dieux morts ? C’est ici une reproduction abrégée de Psaumes 115.1-8.

16 Elles ont une bouche et ne parlent pas,
Elles ont des yeux et ne voient pas, 17 Elles ont des oreilles et n’entendent pas ;
Il n’y a point non plus de souffle dans leur bouche. 18 Ils leur ressemblent, ceux qui les font,
Tous ceux qui mettent leur confiance en elles. 19 Maison d’Israël, bénissez l’Éternel !
Maison d’Aaron, bénissez l’Éternel !

Versets 19 à 21

Conclusion reproduisant, avec quelques variantes, Psaumes 115.9-11.

20 Maison de Lévi, bénissez l’Éternel !
Vous qui craignez l’Éternel, bénissez l’Éternel ! 21 Béni soit de Sion l’Éternel,
Qui habite Jérusalem !
Louez l’Éternel !

Béni soit de Sion… Comparez Psaumes 134.3.