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Psaumes 122
Bible Annotée (interlinéaire)

Plan du commentaire biblique de Psaumes 122

La joie de l’arrivée

Après le psaume du départ (121), voici celui de l’arrivée. Jérusalem est là, devant les yeux des pèlerins, non à l’état de ruine, mais avec l’aspect qu’elle offrait au temps de sa prospérité d’autrefois.

Les mots de David, dans le titre du Psaume 122, manquent dans deux manuscrits hébreux et dans toutes les anciennes versions. Une telle omission ne s’expliquerait pas facilement si le psaume remontait véritablement à David. Ainsi qu’on l’a fait observer, le verset 3, qui parle de Jérusalem comme venant d’être bâtie (ou rebâtie), est presque une date. Il nous transporte au moment où les murailles de la ville étaient depuis peu reconstruites, grâce à l’énergie de Néhémie.

Un auteur qui serait de beaucoup postérieur à cette reconstruction ne serait pas frappé de cette circonstance, qui n’aurait plus rien de remarquable.
Bovet

La vue des tours et des portes de la ville rappelle aux pèlerins les temps glorieux d’autrefois (versets 2 à 5) et ils prennent la résolution de prier et de travailler pour le bien de Jérusalem (versets 6 à 9).

1 Cantique pour les pèlerinages. De David.
Je me suis réjoui de ce qu’on m’a dit :
Allons à la maison de l’Éternel.

Ce verset d’introduction rattache notre psaume aux précédents, en rappelant la joie que se sont promise les pèlerins à leur départ.

2 Nos pieds se sont arrêtés
Dans tes portes, Jérusalem !

2 à 5 Jérusalem, la ville de justice

Dans tes portes. Les pèlerins se sont arrêtés à la porte de la ville, tout transportés de joie au moment de la franchir.

3 Jérusalem, [cité] rebâtie,
Ville où tout est bien joint,

Jérusalem, [cité] rebâtie, hébreu : la bâtie, terme souvent employé quand il est question du relèvement des murailles de Jérusalem (Néhémie 2.17 ; Psaumes 147.2). Une ville n’était pas envisagée comme bâtie, tant qu’elle était sans défense. Comparez Josué 6.26 ; 1 Rois 16.31, notes.

Où tout est bien joint : où l’on ne voit plus les brèches d’une ville conquise.

4 Où montaient les tribus, les tribus de l’Éternel ;
C’était un commandement pour Israël ;
Pour célébrer le nom de l’Éternel ;

Les tribus, les tribus de l’Éternel : répétition qui donne plus de solennité à l’expression. Israël revoit en pensée les grandes assemblées de l’époque glorieuse de son histoire.

5 Car c’est là qu’étaient établis des trônes pour la justice,
Des trônes pour la maison de David.

Car c’est là… Si Jérusalem était devenue la ville du culte de l’Éternel, c’est qu’elle était le siège de la royauté et par là même le lieu où se rendait la justice. Le pouvoir royal et le pouvoir judiciaire, inséparables l’un de l’autre, ne devaient pas être séparés non plus du pouvoir suprême de l’Éternel, le vrai roi et le vrai juge.

Des trônes : pour le roi lui-même et pour ses aides, qui étaient souvent et peut-être même dans la règle des princes de la maison de David (2 Samuel 8.18).

6 Priez pour la paix de Jérusalem !
Que ceux qui t’aiment vivent tranquilles !

6 à 9 Vœux des fidèles pour Jérusalem

Priez pour la paix. Chaque pèlerin exhorte, lui et ses compagnons de voyage, à prier pour la paix de Jérusalem, (à moins qu’il ne faille mettre cette parole dans la bouche d’un chef de cortège ou d’un maître chantre) ; le peuple se conforme immédiatement à cette invitation.

La paix. Par une de ces allitérations fréquentes dans la poésie hébraïque, sur cinq mots que compte ce verset, il en est quatre qui contiennent la syllabe schal, radical du mot schalom, paix, repos, d’où vient le nom même de Jérusalem. Cette même racine se retrouve deux fois dans le verset suivant.

7 Que la paix soit dans tes murs
Et la sûreté dans tes tours !

Dans tes tours, ou tes palais.

Les palais de Jérusalem doivent avoir été des maisons fortes et probablement de véritables tours, comme ceux de la Rome ancienne. Il en était encore de même au moyen-âge dans les villes d’Italie, où les maisons des seigneurs s’appelaient des tours et en étaient véritablement.
— Bovet
8 Pour l’amour de mes frères et de mes amis,
Oui, je te souhaiterai la paix. 9 Pour l’amour de la maison de l’Éternel, notre Dieu,
Je veux rechercher ton bien.

Je veux rechercher ton bien : engagement patriotique pris par chaque pèlerin par amour pour ses frères et ses amis habitant Jérusalem (verset 8), mais plus encore par amour pour la maison de l’Éternel.