×

Appuyez sur Entrée pour rechercher ou ESC pour annuler.

Nombres 17
Bible Annotée (interlinéaire) Bible annotée Bible annotée double colonne

Plan du commentaire biblique de Nombres 17

Confirmation du sacerdoce d’Aaron et de la prérogative de la tribu de Lévi

Ce récit se rattache indirectement à ce qui précède : l’Éternel veut prévenir toute nouvelle tentative de révolte contre Aaron en confirmant solennellement et aux yeux de tous les chefs de tribus les privilèges de la tribu de Lévi. Il importe de remarquer que la tendance du récit n’est point de défendre la position des sacrificateurs vis-à-vis des Lévites, mais celle de toute la tribu de Lévi vis-à-vis du reste du peuple. C’est ce qui ressort clairement du verset 3. Le récit est élohiste.

1 Et l’Éternel parla à Moïse en disant : 2 Parle aux fils d’Israël, et fais-toi donner par eux une verge, une verge par maison patriarcale, de la part de tous leurs princes par maisons patriarcales, douze verges ; tu écriras le nom de chacun sur sa verge,

Par maison patriarcale. Ce terme désigne ici la tribu. Il est peut-être employé par la raison que le mot matté, qui désigne ordinairement la tribu, est employé pour désigner les verges.

Douze verges. La verge n’est point ici l’insigne du commandement, puisqu’il s’agit de la sacrificature. La sève divine vivifiant l’une de ces branches détachées du tronc sera le signe de l’élection de Dieu. Comme il est peu probable que les deux tribus d’Éphraïm et de Manassé aient été réunies dans ce cas en une seule (celle de Joseph, Deutéronome 27.11-12), la verge d’Aaron fut sans doute la treizième.

3 et tu écriras le nom d’Aaron sur la verge de Lévi ; car il y aura une verge par chef de maison patriarcale.

Sur la verge de Lévi. Aaron est traité comme chef de toute la tribu, comparez Exode 4.14. La distinction qui va lui être accordée sera une confirmation du privilège de la tribu tout entière, puis en particulier de celui de sa propre famille. Nous avons vu au chapitre précédent combien la prérogative des Lévites était étroitement liée à celle des sacrificateurs. La négation de l’une entraînait, celle de l’autre.

Ecriras : Ézéchiel 37.16.

4 Et tu les déposeras dans la Tente d’assignation, devant le témoignage, où je me rencontre avec vous.

Devant le témoignage : dans le voisinage immédiat de l’Éternel (Exode 25.16, note).

5 Et l’homme que je choisirai, sa verge fleurira, et je mettrai un terme à ces murmures que les fils d’Israël profèrent contre vous.

L’homme que je choisirai. Comme il est chef de sa tribu, la tribu est choisie avec lui.

Fleurira, littéralement : poussera des feuilles, des fleurs et des fruits (verset 8).

Je mettrai un terme. L’expression hébraïque implique que Dieu est molesté lui-même par ces continuels murmures : Je ne serai plus forcé d’intervenir et de sévir, (verset 10).

6 Et Moïse parla aux fils d’Israël, et tous leurs princes lui donnèrent une verge, chaque prince une verge, selon leurs maisons patriarcales, douze verges ; et la verge d’Aaron était parmi les autres. 7 Et Moïse déposa les verges devant l’Éternel, dans la Tente du témoignage. 8 Et le lendemain, Moïse entra dans la Tente du témoignage, et voici qu’avait fleuri la verge d’Aaron pour la maison de Lévi et il y avait germé des boutons, éclos des fleurs, et mûri des amandes.

Boutons, fleurs et amandes. Ces boutons n’avaient pas fait place aux fleurs et les fleurs aux fruits ; les trois manifestations successives de la vie végétale étaient simultanément visibles sur la verge choisie.

Amandes. L’amandier est le plus précoce de tous les arbres (Jérémie 1.11 et suivants, note). Dieu emploie la plante qui convenait le mieux dans ce cas.

9 Et Moïse emporta toutes les verges de devant l’Éternel vers tous les fils d’Israël, et ils les virent et ils prirent chacun sa verge. 10 Et l’Éternel dit à Moïse : Replace la verge d’Aaron devant le témoignage, pour être gardée comme un signe pour les enfants de rébellion, et tu feras cesser de devant moi leurs murmures, afin qu’ils ne meurent point.

Devant le témoignage. La verge d’Aaron était conservée dans le Lieu très saint avec la cruche de manne (Exode 16.34). Mais il n’est pas dit que ce fût dans l’arche.

Enfants de rébellion. Si jamais le peuple a mérité ce nom, c’est bien en cette occasion (Nombres 16.45, note).

11 Et Moïse fit ainsi ; il fit comme l’Éternel le lui avait ordonné. 12 Et les fils d’Israël dirent à Moïse : Voici, nous périssons, nous sommes perdus, tous perdus !

Nous périssons. Le sacerdoce une fois confirmé par un si éclatant prodige, il en résulte que nul ne pourra s’approcher du Tabernacle sans périr. La pensée de ce sanctuaire inaccessible présent au milieu d’eux les épouvante. Ils voient dans ce symbole de la proximité du Dieu vivant et saint une menace continuelle, un gage de destruction, non de salut.

13 Quiconque s’approche, s’approche de la Demeure de l’Éternel, meurt. Devrons-nous donc tous périr ?

Devons-nous donc tous périr ? On peut expliquer aussi :

N’est-il pas manifeste que nous sommes bientôt tous morts ?

Ils pensent à la plaie qui a frappé quatorze mille d’entre eux.