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Josué 14
Bible Annotée (interlinéaire)

Plan du commentaire biblique de Josué 14

Portion de Caleb
1 Et voici ce que les fils d’Israël reçurent en héritage dans le pays de Canaan, ce que le sacrificateur Éléazar, Josué, fils de Nun, et les chefs de famille des tribus des fils d’Israël partagèrent entre eux.
1 à 5 Introduction

Eléazar… : conformément aux prescriptions Nombres 34.17-29. Voir note.

2 Ce fut par le sort que leur héritage fut donné, comme l’Éternel l’avait commandé par Moïse aux neuf tribus et à la demi tribu.

Par le sort. Voir Nombres 26.55, note. Après que le sort avait désigné d’une manière générale la contrée qui devait être occupée par une tribu, on en mesurait sans doute l’extension d’après le nombre des familles (Josué 15.1) que contenait cette tribu ; peut-être le sort était-il appliqué de nouveau pour déterminer la position de ces familles. Il ne s’agissait pas seulement de prévenir les mécontentements qui pouvaient s’élever à propos de la valeur des terrains assignés, mais surtout de faire sentir à chaque tribu et à chaque famille que son lot était bien un héritage de l’Éternel.

3 Car Moïse donna l’héritage des deux tribus et de la demi-tribu de l’autre côté du Jourdain ; et il ne donna point d’héritage parmi eux aux Lévites,

Point d’héritage aux Lévites. Ces mots expliquent comment il se fait qu’il n’y ait pas plus de douze tribus.

4 parce que les fils de Joseph, Manassé et Éphraïm, formaient deux tribus, et on ne donna point de portion aux Lévites dans le pays, si ce n’est des villes pour y habiter, et leurs banlieues pour leurs troupeaux et leurs biens.

Formaient deux tribus. Ces mots expliquent pourquoi il n’y en a pas moins de douze.

5 Les fils d’Israël firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse, et ils partagèrent le pays. 6 Et les fils de Juda s’approchèrent de Josué à Guilgal, et Caleb, fils de Jéphunné, le Kénizien, lui dit : Tu sais la parole que l’Éternel a dite à Moïse, homme de Dieu, à mon sujet et au tien, à Kadès-Barnéa.
6 à 15 Incident de Caleb

Et les fils de Juda. Il s’agit sans doute de personnages amis de Caleb, qui désiraient appuyer sa requête.

À Guilgal : où était encore le camp, qui formait le centre du peuple dispersé dans le pavs. Guilgal a été nommée en dernier lieu Josué 10.7, Josué 10.15, Josué 10.43.

Le Kénizien. Nous avons dans Nombres 32.12, note, envisagé ce nom comme celui de la peuplade étrangère dont Caleb était originaire : voir Genèse 15.19. Mais on peut aussi le faire dériver de Kénaz, en identifiant Caleb avec le Caleb, père d’Acsa (1 Chroniques 2.49), qui (1 Chroniques 2.18) est désigné comme descendant d’Hetsron, fils de Juda. Peut-être ces deux données se laissent-elles concilier en admettant que Caleb le Kénizien avait été incorporé dans la famille des descendants d’Hetsron et, par là, dans la tribu de Juda.

7 J’étais âgé de quarante ans, lorsque Moïse, serviteur de l’Éternel, m’envoya de Kadès-Barnéa pour explorer le pays, et je lui fis rapport dans l’intégrité de mon cœur. 8 Et mes frères, qui étaient montés avec moi, découragèrent le peuple, mais moi je persévérai à suivre l’Éternel mon Dieu.

Les frères, qui étaient montés… Il s’agit des dix espions infidèles. Comparez Deutéronome 1.28.

9 Et, en ce jour-là, Moïse jura en disant : Si le pays que ton pied a foulé n’est pas à toi et à tes fils en héritage pour toujours, parce que tu as persévéré à suivre l’Éternel mon Dieu !

Le serment de l’Éternel, Nombres 14.23-24, ne se rapportait pas seulement au fait que Caleb entrerait en Canaan et y aurait un héritage ; car dans ce sens la promesse : sa postérité le possèdera, s’appliquerait aussi à la postérité de ces dix espions qui périrent en ce moment et dont cependant Caleb doit être distingué. Nous sommes donc conduits à donner à l’expression : le pays où il est allé, un sens plus particulier et à l’appliquer spécialement à la contrée d’Hébron que Caleb avait visitée comme espion. C’est dans ce sens qu’il avait entendu lui-même la promesse divine. Voir Nombres 13.23, note.

10 Et maintenant voici, l’Éternel m’a fait vivre comme il l’a dit pendant ces quarante-cinq ans qui se sont écoulés depuis que l’Éternel adressa cette parole à Moïse, pendant qu’Israël marchait dans le désert, et maintenant voici, je suis aujourd’hui âgé de quatre-vingt-cinq ans.

L’Éternel m’a fait vivre. Tandis que les autres espions étaient morts, lui, non seulement a été conservé, mais est encore plein de force (verset 11). C’est ce qui le met en état de réclamer le privilège qui fait l’objet de ses demandes.

Quarante-cinq ans. La scène de Kadès-Barnéa avait eu lieu la seconde année après la sortie d’Égypte, par conséquent trente-huit ans avant le commencement de la conquête. Nous devons conclure de là que celle-ci durait déjà depuis sept ans. Voir Josué 13.4.

11 Me voici encore aujourd’hui aussi vigoureux qu’au jour où Moïse m’envoya ; ma force de maintenant est là même que celle d’alors, pour combattre et pour sortir et entrer. 12 Et maintenant, donne-moi cette montagne dont l’Éternel a parlé en ce jour-là, car tu [l’]as toi-même entendu en ce jour-là ; car il y a là des Anakim et de grandes villes fortifiées. Peut-être l’Éternel sera-t-il avec moi et les chasserai-je comme l’Éternel l’a dit.

La conquête de ce territoire avait déjà été racontée comme un fait accompli, Josué 11.21. On a supposé que les Anakim, momentanément expulsés de cette contrée étaient revenus depuis les villes de la côte où leurs restes s’étaient réfugiés. Peut-être vaut-il mieux envisager tout le passage Josué 11.10-23 comme un coup d’œil général sur l’ensemble de la conquête du pays de Canaan contenant déjà certains détails qui seront rapportés ensuite, L’expression depuis Séir jusqu’à Baal-Gad qui embrasse la totalité du pays (Josué 12.7), le Josué 11.23, où est énoncée la conquête de tout le pays, son don à Israël et le repos qui suit, prouvent que ce passage du chapitre 11 résume par anticipation la totalité de l’œuvre accomplie du temps de Josué.

Cette montagne : toute la contrée montagneuse dont Hébron est le centre.

Tu [l’]as toi-même entendu : ce que l’Éternel me promit en ce jour-là. D’autres donnent comme objet à entendre la phrase suivante : qu’il y a des Anakim en cet endroit-là. Le premier sens est plus naturel ; Caleb, en l’absence de Moïse, fait appel, pour confirmer sa réclamation, à un souvenir de Josué, qui était présent, au moment où Dieu lui avait fait cette promesse.

Car il y a là des Anakim. C’est un second motif sur lequel Caleb appuie sa demande. Plus la difficulté de l’entreprise est grande, plus il réclame l’honneur de l’affronter, non par bravade, mais en comptant sur le secours de l’Éternel.

Peut-être. Le doute qu’exprime ce mot porte, non sur la conquête elle-même, mais sur la question de savoir s’il sera donné, à Caleb lui-même de l’accomplir malgré son âge.

13 Et Josué le bénit et donna Hébron en héritage à Caleb, fils de Jéphunné.

Le bénit : de la part de l’Éternel, en vue de cette tâche à remplir.

14 C’est pourquoi Hébron appartient en héritage à Caleb, fils de Jéphunné, le Kénizien, jusqu’à ce jour, parce qu’il avait persévéré à suivre l’Éternel, le Dieu d’Israël. 15 Et autrefois Hébron avait pour nom Kirjath-Arba (Arba était l’homme le plus grand parmi les Anakim), et la guerre cessa dans le pays.

Kirjath-Arba : Genèse 23.2.

Et la guerre cessa dans le pays. Formule semblable à celle de Josué 11.23, anticipant le résultat final. Elles prouvent, le caractère fragmentaire de ces récits. Comparez les remarques analogues Josué 10.15, Josué 10.43.