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Job 17
Bible Annotée (interlinéaire)

1 Mon souffle s’en va, mes jours sont éteints, La tombe seule est à moi.

Le secours que j’implore est urgent, car ma vie touche à son terme.

2 Si seulement je n’étais pas entouré de railleries, Et que mon œil ne dût pas contempler leurs attaques !
2 à 9

Ce morceau trahit une grande agitation intérieure. Les appels à Dieu sont entremêlés de plaintes.

3 Dépose, je te prie, [un gage] ; sois toi-même garant pour moi auprès de toi ! Qui d’autre voudrait me frapper dans la main ?

Début du verset : Touchante demande, dont l’inconséquence n’est qu’apparente. C’est au fond la situation du chrétien lui-même : poursuivi par la justice de Dieu, il recourt à Dieu ; fin du verset : Si Dieu ne prend pas en main la cause de Job, elle est sans espoir : ce ne sont pas les hommes qui prendront pitié de lui.

4 Car tu as fermé leurs cœurs à la sagesse, C’est pourquoi tu ne les laisseras pas triompher !

Début du verset : Aucun de mes adversaires ou de mes voisins ne voudrait se déclarer pour moi (me cautionner, verset 3), car ils sont incapables de comprendre le véritable état des affaires.

Fin du verset : Mais cet aveuglement me confirme dans la pensée que la lutte engagée entre eux et moi n’aboutira pas à leur avantage.

5 On invite les amis à partager, Et les yeux des enfants se consument.

On fait présomptueusement part à ses amis de sa prétendue sagesse, et l’on n’en a pas assez pour sa propre famille.

Ce verset difficile a été compris différemment, par exemple : Ils sont prêts à vendre leurs amis ; aussi les yeux de leurs enfants seront-ils consumés, c’est-à-dire : Leur dureté à l’égard d’un ami sera punie par le sort réservé à leurs enfants.

6 Il m’a fait passer en proverbe chez les peuples, Et je suis devenu quelqu’un à qui l’on crache au visage,

Il m’a fait. Ici Job en revient à Dieu.

7 Tellement que mes yeux sont éteints par le chagrin, Et que mes traits sont tous comme de l’ombre.

Comme de l’ombre : sans consistance.

8 Les hommes droits en sont stupéfaits, Et l’innocent s’indigne contre l’impie.

L’innocent qui souffre s’indigne en voyant l’impie prospérer.

9 Mais le juste poursuit son chemin avec fermeté, Et celui dont les mains sont pures prend une force nouvelle.

Pour conclusion, nouvelle affirmation de son innocence (Job 16.17), qui lui permet d’avoir encore confiance en Dieu, tandis que, avec ses amis il n’y a rien à faire.

10 Mais vous tous, vous avez beau revenir : je ne trouverai pas un sage parmi vous.

Revenir, et m’adresser la parole.

11 Mes jours ont passé, mes projets sont détruits, Ces trésors de mon cœur !

Ces trésors de mon cœur. Nous dirions moins hardiment : Ces projets chers à mon cœur.

12 Ils font de la nuit le jour ; En pleine obscurité ils prétendent que le jour est proch,.

Ils n’ont jamais voulu comprendre que c’en est fait de moi. Ils ont toujours (Job 5.17-26 ; Job 8.20-21 ; Job 11.13-19) bandé ma plaie à la légère.

13 Quand je compte sur le sépulcre pour ma demeure, Que j’ai préparé ma couche dans les ténèbres,
13 à 15

Moi qui suis qualifié pour savoir ce qu’il en est de moi, je dis qu’il n’y a nulle espérance.

14 Que j’ai dit au tombeau : Tu es mon père ! À la corruption : Ma mère, ma sœur ! 15 Où est donc mon espérance, Et mon espérance, qui pourrait la voir ? 16 Elle descend vers les portes du sépulcre, Et peut-être alors aurons-nous, elle et moi, du repos dans la poussière.

Les espérances descendent dans le tombeau en même temps que la vie. Et peut-être alors aurons-nous ensemble, mes espérances et moi, du repos dans la poussière.