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1 Thessaloniciens 2
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Plan du commentaire biblique de 1 Thessaloniciens 2

I. Comment Paul exerça son apostolat à Thessalonique

Son arrivée ne fut pas sans fruits, mais il eut le courage d’annoncer l’Évangile dans un grand combat, quoiqu’il eût peu avant souffert la persécution à Philippes (1, 2).

Il n’avait en cela aucune intention mauvaise, mais comme c’est Dieu qui lui avait confié son Évangile, il n’a cherché en l’annonçant ni l’approbation des hommes, ni un avantage terrestre, ni aucune gloire humaine ; bien qu’il eût pu user de son autorité apostolique, il a été doux comme une mère qui soigne tendrement ses enfants ; bien plus, tel était son amour des âmes, qu’il aurait voulu leur donner, avec l’Évangile, sa propre vie (3-8).

Ses lecteurs ont été témoins de ses labeurs, car il travaillait nuit et jour pour ne leur être point à charge ; ils savent aussi combien sa vie personnelle fut irréprochable, et que, comme un père, il les exhortait, les consolait, les conjurait de répondre dignement à leur vocation céleste (9-12).

1 Vous savez vous-mêmes, frères, que notre entrée auprès de vous n’a point été vaine ;
Chapitre 2
1 à 12 Comment Paul exerça son apostolat à Thessalonique

Voir 1 Thessaloniciens 1.9, note.

Son entrée eût été vaine (grec : « vide »), si elle avait été sans fruits, sans résultats (comparez 1 Thessaloniciens 3.5 ; Galates 2.2 ; 1 Corinthiens 15.10) ; ou si sa prédication avait été en elle-même sans force, en paroles seulement (1 Thessaloniciens 1.5 ; comparez 1 Corinthiens 15.14 ; Éphésiens 5.6).

2 mais ayant auparavant souffert et été outragés à Philippes, comme vous le savez, nous prîmes confiance en notre Dieu, pour vous annoncer l’Évangile de Dieu au milieu d’un grand combat.

Paul mentionne des faits de son ministère bien connus par le livre des Actes (Actes 16.22 et suivants ; Actes 17.1 et suivants).

Persécuté, maltraité dans une ville, il ne se rendait dans une autre que pour y annoncer encore cet Évangile qui lui suscitait de nouveaux adversaires. Aussi le courage d’un tel dévouement est-il exprimé ici trop faiblement par ces termes : Nous prîmes confiance en notre Dieu.

Le mot grec, que la traduction ne peut rendre qu’imparfaitement, signifie plutôt : « Nous usâmes hardiment de liberté en notre Dieu », langage qui montre, à la fois, l’énergie du sentiment qui le faisait agir et la source d’où il tirait tant de force. Ce mot revient souvent dans le Nouveau Testament ; ainsi Actes 9.27 ; Éphésiens 6.20.

Sur ce terme l’Évangile de Dieu, voir Romains 1.1, note.

3 Car notre prédication n’a pas été faite par suite d’erreur ni par un motif impur, ni avec ruse ;

Ou fraude. Tout dans les motifs, (versets 5, 6) dans les doctrines prêchées et dans la manière de les annoncer, a été conforme à la pureté, à la sincérité, à la droiture du caractère chrétien.

Entretenir cette conviction, cette confiance dans le cœur de ses lecteurs était, de la part de l’apôtre, un moyen de les affermir dans la foi, et avant tout de rendre compte (car) de la sainte hardiesse dont il vient de parler (verset 2).

4 mais comme nous avons été jugés dignes par Dieu pour que l’Évangile nous fût confié, ainsi nous parlons, non pour plaire aux hommes, mais à Dieu qui éprouve nos cœurs.

Sur ce contraste plaire aux hommes, plaire à Dieu, voir Galates 1.10, note.

Plaire à Dieu seul est la conséquence nécessaire de ce double fait : avoir été éprouvé de Dieu, et sentir constamment son cœur éprouvé par ce même Dieu qui en connaît tous les replis.

C’est seulement à des hommes qui remplissent cette double condition que Dieu confie l’Évangile (comparer Galates 2.7).

Nos versions ordinaires : « approuvés de Dieu » ou « jugés propres », sont grammaticalement inexactes, mais ne s’éloignent pas beaucoup de la pensée de l’apôtre ; car ce qui a été éprouvé par Dieu et trouvé pur, est aussi approuvé de lui.

5 Car aussi nous n’avons jamais usé de paroles de flatterie, comme vous le savez, ni de prétextes d’avarice ; Dieu en est témoin.

Jamais nous n’avons annoncé des doctrines qui flattent les penchants corrompus du cœur de l’homme, mais au contraire des vérités qui l’humilient et crucifient ses convoitises. C’est la marque à laquelle on reconnaît surtout une vraie prédication de la Parole de Dieu.

Motifs intéressés qui se dissimulent sous des apparences de dévouement à la vérité (comparer 1 Pierre 5.2).

Paul en appelle, pour les paroles et la conduite, au témoignage des hommes, (comme vous le savez) ; pour les intentions du cœur, au témoignage de Dieu (verset 10).

6 Et nous n’avons point cherché la gloire qui vient des hommes, ni de vous, ni des autres, quoique nous pussions, comme apôtres de Christ, user d’autorité ;

Grec : « Ayant le pouvoir d’être en poids », comme apôtre de Christ.

Ce mot peut signifier être à charge à l’Église, qui a le devoir de pourvoir à la subsistance des serviteurs de Dieu (Luc 10.7 ; 1 Corinthiens 9.3-14 ; 1 Timothée 5.17 ; 1 Timothée 5.18).

Plusieurs interprètes adoptent ce sens à cause du verset 9, où se trouve le verbe être à charge, dérivé du même mot. Mais cette expression signifie aussi (comme notre tournure française avoir du poids) être en honneur, en autorité. Ce dernier sens est préférable à cause du contexte immédiat : Paul n’a point cherché la gloire qui vient des hommes, et, bien qu’il eût eu le pouvoir d’user d’autorité, parce qu’il était apôtre de Christ, il a préféré « être doux comme une nourrice qui prend un tendre soin de ses enfants » (verset 7).

Ainsi, l’idée d’autorité s’accorde fort bien avec les paroles qui précèdent et l’image qui suit, tandis que le droit de recevoir son entretien est une pensée étrangère à l’ensemble. Paul ne la présente qu’au verset 9.

7 mais nous avons été doux au milieu de vous ; comme une nourrice prend un tendre soin de ses propres enfants,

Luther traduit : « Nous avons été maternel », ce qui est bien en harmonie avec cette belle et touchante image, dont notre version ne rend pas même toute la portée.

Le mot que nous traduisons par prendre un tendre soin signifie proprement « une nourrice qui réchauffe (sur son sein) ses propres enfants ».

Cette tendresse paraîtra plus frappante encore si l’on se souvient que l’homme qui l’éprouve occupe la première place parmi les caractères forts et énergiques (comparer verset 8).

8 ainsi, ayant une tendre affection pour vous, nous aurions voulu vous donner, non seulement l’Évangile de Dieu, mais aussi nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers.

Pathétique développement et application de l’image du verset 7.

La mère qui nourrit ses enfants montre un rare et merveilleux amour, car elle ne s’épargne ni travaux ni peines ; elle ne se refuse à aucune sollicitude ; aucune assiduité ne la fatigue ; elle livre avec joie son propre sang à son nourrisson. C’est de telles affections que l’apôtre fut rempli envers ses frères de Thessalonique, et il déclare qu’il eût été prêt à donner sa propre vie pour leur bien, parce qu’ils étaient devenus ses bien-aimés (ainsi porte le grec). Il faut se le rappeler sans cesse : quiconque veut être mis au nombre des vrais pasteurs doit aimer les âmes comme Paul les aimait, de sorte que le salut de l’Église lui soit plus précieux que sa propre vie
— Calvin
9 Car vous vous rappelez, frères, notre fatigue et notre peine ; et comment nous vous avons prêché l’Évangile de Dieu, travaillant nuit et jour, pour n’être à charge à aucun de vous.

Ainsi agissait l’apôtre envers les chrétiens de Corinthe (comparer 1 Corinthiens 4.12 ; 1 Corinthiens 9.6-12 ; 2 Corinthiens 11.9 ; 2 Corinthiens 12.14).

D’autres fois, cependant, il acceptait des Églises ce qu’il lui fallait pour sa subsistance (2 Corinthiens 11.8 ; Philippiens 4.10 et suivants). Dans l’une et l’autre manière d’agir, il était mû par des motifs de prudence chrétienne et par l’amour des âmes.

10 Vous êtes témoins, et Dieu l’est aussi, combien nous nous sommes conduits saintement et justement, et d’une manière irréprochable envers vous qui croyez ;

Saintement envers Dieu, justement envers les hommes, irréprochablement de toutes manières.

On a le droit de parler ainsi quand on peut en prendre à témoin Dieu et les hommes, et c’est là un puissant témoignage en faveur de la vérité qu’on a prêchée. Et cela d’autant plus qu’il s’agit de croyants avec lesquels Paul avait été en rapport personnel, et qui avaient assez de discernement pour juger de sa vie.

11 ainsi que vous le savez, exhortant et consolant chacun de vous, comme un père ses enfants ; 12 et vous conjurant de marcher d’une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire.

Comparer Actes 20.31.

Avoir exhorté, consolé (ou encouragé), conjuré (grec : « rendant témoignage », Éphésiens 4.17) chacun (verset 11) avec la tendresse d’un père, c’est le seul moyen de pouvoir dire à ceux qui périssent : « Je suis net du sang de vous tous » (Actes 20.26). Et cependant l’apôtre invoque auprès de ses lecteurs un motif bien plus puissant encore, le devoir de se conduire d’une manière digne du Dieu saint, et de la gloire à laquelle il les appelle par l’Évangile.

13 Et pour cela aussi, nous rendons grâces à Dieu sans cesse, de ce que, recevant de nous la Parole de Dieu que nous prêchons, vous l’avez reçue non comme une parole d’hommes, mais ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la Parole de Dieu, laquelle agit avec efficace en vous qui croyez.
Plan
II. Comment les Thessaloniciens reçurent l’Évangile

Paul rend grâces à Dieu de ce qu’ils reçurent son message comme la Parole de Dieu même, ce qu’il est en effet, et de ce qu’ils surent souffrir pour leur foi à l’exemple des Églises de Judée, persécutées par les Juifs (13, 14).

Cette haine des Juifs est la même qui a fait mourir le Seigneur et les prophètes, qui persécute les disciples, qui met le comble aux péchés des Juifs, qui provoque sur eux la colère de Dieu (15, 16).

13 à 16 comment les Thessaloniciens reçurent l’Évangile

Pour cela, pourquoi ? À cause de la manière sérieuse, sainte, pleine d’amour et de dévouement dont il avait annoncé l’Évangile, (versets 1-12) c’est pour cela qu’il en vient à rendre grâce de ce que, de leur côté, les Thessaloniciens avaient reçu cette parole comme celle de Dieu même.

D’autres rapportent c’est pour cela aux derniers mots du verset 12 « qui vous appelle à son royaume et à sa gloire ». Paul voudrait dire : « Eu égard à ce but glorieux de votre vocation, nous rendons grâces à Dieu de ce que vous avez reçu l’appel qui vous était adressé ».

Grec : « De ce que, recevant de nous la parole de l’ouïe de Dieu… » La parole de l’ouïe, ou parole entendue, c’est la prédication de l’apôtre (ainsi Romains 10.16 suivants ; Hébreux 4.2) ; mais cette prédication n’est pas de lui, elle est de Dieu, en l’autorité et par l’Esprit duquel Paul l’a prêchée. Et c’est ainsi que les Thessaloniciens l’ont reçue (voir les paroles qui suivent).

Paul déclare que sa parole est véritablement la Parole de Dieu ; c’est pourquoi il peut ajouter que celui qui le rejette rejette Dieu et non pas un homme (1 Thessaloniciens 4.8). Mais comment les chrétiens de Thessalonique ont-ils reconnu en cette parole la Parole de Dieu, et pourquoi l’ontils reçue comme telle ? Parce qu’elle a agi avec efficace en eux qui ont cru. Ainsi la parole porte avec elle son propre témoignage, comme la lumière, comme la chaleur, comme la vie, comme toute autre force (comparer Actes 14.3).

Or, une force qui a atteint le cœur, qui l’a converti à Dieu, qui a réveillé et purifié la conscience, en un mot, qui a transformé tout l’être en une nouvelle créature, cette force ne peut pas être attribuée à l’homme ; elle vient de Dieu.

Aussi l’apôtre rend encore une fois grâces à Dieu (comparer 1.2) de cet effet de sa parole sur les Thessaloniciens, et montre ainsi qu’il ne considère point leur conversion comme leur propre œuvre, mais comme une œuvre de Dieu. Paul en appelle souvent à l’expérience des chrétiens pour les affermir dans la foi ou les y ramener lorsque l’erreur les en a détournés, leur montrant qu’ils portent en eux-mêmes le témoignage de Dieu (1 Thessaloniciens 4.9 ; 1 Corinthiens 2.4-5 ; 1 Corinthiens 9.1-3 ; Galates 3.1-5 ; 2 Corinthiens 1.21 ; 2 Corinthiens 1.22 ; Romains 8.16).

14 En effet, frères, vous êtes devenus imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Judée, en Jésus-Christ ; car vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu’elles aussi ont soufferts de la part des Juifs,

Voir 1 Thessaloniciens 1.1, seconde note.

15 qui ont fait mourir et le Seigneur Jésus et les prophètes, et qui nous ont persécutés, et qui déplaisent à Dieu, et sont ennemis de tous les hommes, 16 nous empêchant de parler aux païens afin qu’ils soient sauvés, pour combler toujours la mesure de leurs péchés. Mais la colère est parvenue sur eux au dernier terme.

Grec : « Jusqu’à la fin », jusqu’à l’extrémité.

Paul voit encore un sceau de l’œuvre de Dieu dans le fait que les Thessaloniciens ont souffert pour Jésus-Christ, et sont par là devenus semblables aux Églises de Judée.

En effet, c’est au milieu de persécutions exécutées par les autorités païennes, par leurs propres compatriotes, agissant à l’instigation des juifs, qu’ils ont reçu l’Évangile, (Actes 17.5 suivants) et l’on peut croire que ces persécutions ne cessèrent point avec le départ de l’apôtre (1 Thessaloniciens 3.3).

Celui-ci, ému de ce douloureux souvenir, condamne sévèrement l’endurcissement de ces Juifs incrédules, pour que les Thessaloniciens ne s’étonnent pas d’être les objets de leur haine. Il veut peut-être aussi les prémunir contre les tentatives futures des chrétiens judaïsants qui voulaient incorporer les païens convertis au peuple juif et troublaient les Églises par des doctrines contraires au pur Évangile de la grâce de Dieu.

C’est pourquoi il rappelle que, toujours opposés à la vérité, les Juifs ont mis à mort le Seigneur, aussi bien que les prophètes, (Matthieu 23.30-34) et que, partout adversaires de Dieu (grec : « ne plaisant point à Dieu ») et ennemis des hommes, ils voudraient empêcher les messagers du salut de parler aux païens dont ils sont jaloux, parce que leur conversion renverse les barrières du nationalisme égoïste et orgueilleux auquel ils ne veulent pas renoncer.

Aussi l’apôtre peut dire que cet endurcissement obstiné comble la mesure de leurs péchés, et, dans le pressentiment douloureux de la ruine qui va fondre sur cette nation, il déclare que la colère (de Dieu) a atteint son dernier terme à son égard (comparer une expression semblable dans Marc 3.26).

Quand on se souvient du profond attachement de l’apôtre pour son peuple (Romains 9.1 et suivants ; Romains 10.1 et suivants), on conçoit ce que ces déclarations devaient lui coûter ; mais il faut que la vérité de Dieu l’emporte sur tous les sentiments humains.

17 Pour nous, frères, ayant été séparés de vous pour un peu de temps, de visage, non de cœur, nous avons cherché avec d’autant plus d’empressement à voir votre visage, le souhaitant avec ardeur.
Plan
III. Désir de l’apôtre de revoir les Thessaloniciens

Paul a voulu par deux fois retourner auprès des Thessaloniciens (17, 18).

Ils sont, en effet, sa joie et sa couronne de gloire pour l’avènement du Seigneur (19, 20).

17 à 20 désir de l’apôtre de revoir les Thessaloniciens

Il y a dans le grec un terme plus fort et plus tendre qui montre combien cette séparation lui est douloureuse : « étant devenu orphelin loin de vous ». Aussi ajoute-t-il que cette séparation n’est qu’extérieure, et que, par le cœur, il est auprès d’eux.

C’est avec ce verset qu’aurait dû commencer le troisième chapitre, tout entier rempli de ces rapports personnels dont Timothée fut l’intermédiaire, et qu’il aborde maintenant.

18 C’est pourquoi nous avons voulu, et une fois et deux fois, aller vers vous, au moins moi, Paul ; et Satan nous en a empêché.

Paul restreint sa première affirmation : lui seul a fait cette double tentative de retourner à Thessalonique.

Paul voulut probablement retourner à Thessalonique déjà pendant son séjour à Bérée, et nous savons qu’alors il dut poursuivre son voyage vers Athènes, à cause de la persécution qui s’acharnait sur ses pas (Actes 17.13).

La même cause d’empêchement put se renouveler plus tard. Or, c’est à Satan que Paul attribue cet empêchement, et à bon droit. Ne venait-elle pas du prince des ténèbres, cette haine qui partout poursuivait l’envoyé de Dieu, s’efforçant d’anéantir son œuvre ?

Paul pouvait, en dernier résultat, voir dans ces événements de sa vie la volonté de Dieu qui domine sur tout, même sur l’enfer ; mais la cause prochaine n’en restait pas moins réelle à ses yeux, et ce qu’il dit en cette occasion renferme un sérieux enseignement pour tous les serviteurs de Dieu qui sont entravés dans leur œuvre.

Il n’y a, du reste, aucun rapprochement à faire entre cette parole de l’apôtre et des passages tels que Actes 16.7.

19 Car qui sera notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire, si ce n’est vous aussi en la présence de notre Seigneur Jésus, à son avènement ? 20 Car c’est vous qui êtes notre gloire et notre joie.

Cette effusion d’affection et de joyeuse espérance devait faire sentir aux disciples de Thessalonique combien était ardent le désir de l’apôtre de les revoir (verset 18) et de les affermir dans la foi.

Sans doute le chrétien ne doit chercher son espérance, son bonheur, sa couronne de gloire que dans son Seigneur et son Dieu, et Paul le savait bien (1 Corinthiens 1.31 ; 1 Corinthiens 3.21) ; mais plus le fidèle possède ainsi toutes choses en son Sauveur, plus il peut jouir abondamment et purement des grâces que Dieu lui accorde.

Or, quelle joie plus pure, quelle gloire plus grande pour un pauvre mortel, que de retrouver au dernier jour des âmes amenées par son moyen à la félicité des cieux !

Selon la version d’Ostervald, à laquelle il coûte si peu d’omettre une particule souvent importante, Paul dirait aux Thessaloniciens seuls qu’ils seront sa joie et sa couronne et cela aurait pu affliger d’autres Églises. Mais non ; il dit : vous aussi, indiquant par là qu’il attend la même récompense d’autres de ses enfants en la foi (2 Corinthiens 1.14 ; Philippiens 4.1).