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1 Corinthiens 6
Bible Annotée (interlinéaire)

Plan du commentaire biblique de 1 Corinthiens 6

I. Point de procès !

Quoi ! vous avez des procès, et cela devant des infidèles ! Les saints prendront part au jugement du monde et même des anges déchus, et ils ne suffiraient pas à juger des moindres affaires de cette vie ! (1-3)

Sujet de honte ! les moins estimés dans l’Église devraient y suffire, et il n’y a point de sage. parmi vous capable de ce devoir, que vous confiez aux infidèles ! (4-6)

Il ne devrait point y avoir de procès parmi vous : plutôt souffrir un tort, une perte ; et c’est vous qui en causez à des frères (7, 8).

1 Quand quelqu’un d’entre vous a une affaire avec un autre, ose-t-il bien aller en jugement devant les injustes et non devant les saints ?
Chapitre 6
1 à 8 Point de procès !

La dernière pensée du chapitre précèdent, concernant le devoir de l’Église de juger ses propres membres, et non ceux du dehors, la distinction tranchée que Paul établit ainsi entre les uns et les autres, distinction qu’il rend ici encore plus profonde en appelant les uns des injustes, tandis qu’il nomme les autres des saints, (1 Corinthiens 1.2, note) tout cela le conduit naturellement à reprendre, avec une grande énergie d’expressions, l’usage coupable où étaient, à ce qu’il paraît, les chrétiens de Corinthe de porter leurs différends devant des juges païens.

Au lieu de cela, l’apôtre ordonne aux membres de l’Église qui auraient entre eux quelque difficulté à aplanir, de prendre parmi leurs frères des arbitres, et de souffrir plutôt une injustice que de se livrer à un procès toujours scandaleux, et pour les croyants, et pour les infidèles (verset 7). Ce reproche retombait en même temps sur toute l’Église, dont la discipline relâchée tolérait de tels désordres chez ses membres.

2 ou ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si le monde est jugé par vous, êtes-vous indignes de juger des moindres choses ?

Grec : « Etes-vous indignes des moindres jugements ? » c’est-à-dire, de les prononcer entre vos frères. Au jugement du dernier jour, lorsque Christ aura parfaitement affranchi ses rachetés du péché et de la mort, il les rendra participants de son autorité et de tous ses privilèges.

Un avec lui, ils prendront part au jugement qu’il prononcera sur l’erreur et le péché, avec d’autant plus de connaissance de cause qu’ils en avaient éprouvé eux-mêmes toute la puissance ; mais aussi la puissance de la grâce, que le monde aura rejetée.

Voir sur cette doctrine les passages suivants : Matthieu 19.28 ; Luc 16.9 ; Daniel 7.18 ; Daniel 7.22 ; Daniel 7.27 ; Apocalypse 2.26-27 ; Apocalypse 20.4.

Or, comme tous les caractères essentiels du chrétien dans l’état futur de perfection doivent avoir leur racine en lui dès cette vie, l’apôtre tire de là la conclusion qu’ils sont dignes d’exercer des jugements moindres, la fonction d’arbitres entre leurs frères pour des choses de si peu de valeur.

C’est à tort qu’on a voulu entendre par ce jugement des saints simplement l’humiliation et la condamnation que leur conduite ferait, par contraste, éprouver au monde (comme Matthieu 12.41 ; Matthieu 12.42 ; Hébreux 11.7) ; car cette pensée n’aurait plus aucun rapport avec le jugement qu’ils sont appelés à exercer entre leurs frères, lorsque ceux-ci ont ensemble des différends.

Le principe ici posé par l’apôtre est d’une application universelle : les chrétiens ne devraient avoir recours, dans le cas où leurs intérêts se trouvent en conflit, qu’à un arbitrage fraternel. Bien que, par l’influence générale du christianisme sur la société, le pouvoir judiciaire soit devenu bien différent de ce qu’il était chez les païens, il appartient cependant tout entier au domaine de la loi, et non de l’Évangile.

Les plus humbles chrétiens, (verset 4) éclairés par l’Esprit de Dieu, trouveront dans leur conscience les règles de l’équité mieux que le juge qui prononce d’après un code.

3 Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Combien plus des choses de cette vie !

Les anges tombés (2 Pierre 2.4).

Voir la note précédente. C’est la même pensée, mais qui fournit à l’apôtre un argument plus fort encore.

4 Si donc vous avez des procès pour les choses de cette vie, prenez pour juges ceux qui sont les moins considérés dans l’Église !

Grec : « Les méprisés ». Paul pousse ainsi sa pensée jusqu’à l’extrême pour la rendre plus pénétrante : « Prenez pour juges ceux qui sont méprisés dans l’Église », plutôt que des païens qui leur sont bien inférieurs encore.

D’autres proposent de traduire cette phrase par une question, ce que le grec permet : « Quand vous avez des jugements pour les affaires de cette vie, prenez-vous pour juges ceux qui sont méprisés dans l’Église ? »

Combien moins devez-vous prendre des infidèles !

5 Je le dis à votre honte : Ainsi, n’y a-t-il point de sage parmi vous, pas un seul, qui puisse juger entre ses frères ! 6 Mais un frère va en jugement contre son frère, et cela devant les infidèles !

Ces mots : je le dis à votre honte, peuvent se rapporter à ce qui précède ou à ce qui suit : Quoi ! dans une Église comme la vôtre, qui se glorifie de ses dons et de ses membres distingués, pas un n’est assez sage pour servir d’arbitre ! et vous allez en jugement contre des frères, et cela devant les infidèles !

7 C’est déjà certes un défaut pour vous d’avoir des jugements les uns contre les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt qu’on vous fasse tort ? Pourquoi n’endurez-vous pas plutôt quelque perte ? 8 Mais c’est vous-mêmes qui faites tort, et qui causez du dommage, et cela à vos frères !

Tout procès entre des chrétiens est en soi, et sans la circonstance aggravante de le plaider devant des infidèles, un défaut (grec : un « manque » de sagesse, de charité, de vie chrétienne).

Le devoir prescrit par Jésus (Matthieu 5.39 et suivants) est de souffrir plutôt un tort, une perte. Et au lieu de cela, c’est vous qui les causez, qui les causez à vos frères ! Ô honte (verset 5) Bien plus, il y a là un danger de perdition (verset 9) !

9 Mais ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ?
Plan
II. Ce qui exclut du royaume de Dieu et comment on y est admis

Point d’illusion ! tous les vices et les péchés réprouvés par la loi de Dieu excluent infailliblement du royaume de Dieu (9, 10).

Vous les commettiez autrefois, mais vous en avez été purifiés par l’œuvre de la grâce (11).

9 à 11 ce qui exclut du royaume de Dieu et comment on y est admis
10 Ne vous abusez point : ni impurs, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni abominables, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni outrageux, ni ravisseurs, n’hériteront le royaume de. Dieu.

Ne soyez point dans l’erreur, séduits par des mensonges, tels que : Dieu est trop bon pour punir ; la grâce couvrira ces péchés, quand même nous y persévérerions !

Ceux qui commettent le péché contre nature. Les efféminés sont ceux qui se prêtaient à ce péché.

L’apôtre nomme spécialement les vices qui étaient les plus répandus dans les grandes villes, ce qui ne veut point dire qu’il en supposât l’existence dans l’Église de Corinthe. Quoi qu’il en soit, la pensée bien claire de l’apôtre est que la persistance dans l’un ou l’autre de ces vices exclut infailliblement du royaume de Dieu ou plutôt est une preuve qu’on n’y a dès maintenant aucune part.

11 Et c’est là ce qu’étaient quelques-uns de vous ; mais vous avez été lavés ; mais vous avez été sanctifiés ; mais vous avez été justifiés, au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu.

Vous étiez cela, dit l’apôtre littéralement : puis, par ménagement pour ses lecteurs, et ne voulant pas supposer que tous eussent vécu dans ces vices grossiers, il ajoute : quelques-uns de vous. Mais cette précaution de sa charité n’en dit pas moins clairement qu’aucun n’en était entièrement pur avant sa conversion.

Le mot lavés exprime la purification intérieure, dont l’eau du baptême avait été le signe lors de leur conversion et de leur admission dans l’Église ; sanctifiés indique la continuation de cette œuvre par l’Esprit de Dieu, et la consécration du cœur et de la vie à Dieu ; justifiés désigne cet acte de la grâce divine qui s’accomplit objectivement par le sacrifice de Jésus-Christ, et subjectivement dans le pécheur au moment où il croit d’une foi vivante au Sauveur.

Dans ces paroles qui rappellent l’état naturel du pécheur et toute l’œuvre de son salut, se trouvent les plus puissants motifs d’humilité, d’une part, et d’autre part, de persévérance : lavés, comment retourneriez-vous à vos souillures ? sanctifiés, vous allez poursuivre, dans tous les replis de votre cœur, jusqu’aux derniers restes de votre corruption naturelle ; justifiés, ne trembleriez-vous pas d’attirer sur votre conscience de nouvelles condamnations ?

Les mots : au nom du Seigneur Jésus et par l’Esprit de notre Dieu, s’appliquent également à ces trois phases du salut en l’homme : Jésus (dont le nom indique tout l’être, toute l’œuvre) est le seul Médiateur des grâces de Dieu, depuis la première à la dernière ; et le Saint-Esprit rend seul vivant et réel en nous tout ce que Christ a fait pour nous sauver ; il nous unit à Jésus, et ainsi nous revêt de sa justice et de sa vie divine.

12 Toutes choses me sont permises, mais toutes ne sont pas avantageuses ; toutes choses me sont permises, mais moi je ne me rendrai esclave de rien.
Plan
III. Donc, n’abusez pas de la liberté chrétienne

La maxime : Toutes choses me sont permises est vraie, mais dans les limites de la charité ; elle est applicable à l’usage des aliments et des organes qui les reçoivent, car les uns et les autres seront détruits (12, 13 a).

Il en est tout autrement de l’impudicité : car le corps appartient au Seigneur, qui le ressuscitera et le rendra à sa sainte destination (vers. 13 b, 14 ; nos corps sont les membres de Christ : qui oserait en faire les membres d’une personne impure en devenant un avec elle, tandis qu’il doit être un avec le Seigneur ? (15-17)

Ce péché, plus qu’aucun autre, souille le corps ; or, vous savez que ce corps est le temple du Saint-Esprit (18, 19).

Rachetés à un grand prix, vous n’êtes plus à vous-mêmes, mais tout en vous doit servir à la gloire de Dieu (20).

12 à 20 donc, n’abusez pas de la liberté chrétienne

Ces mêmes paroles reviennent avec un léger changement 1 Corinthiens 10.23. Ce principe de liberté chrétienne, vrai en lui-même : toutes choses me sont permises, paraît avoir été la maxime favorite de quelques membres de l’Église de Corinthe, peut-être surtout de ceux qui se réclamaient du nom de Paul, (1 Corinthiens 1.12) et ils en abusaient en l’appliquant à des pratiques qui étaient des péchés.

Paul ne nie pas la vérité de cette maxime, il l’adopte au contraire ; mais il fait sentir à ses lecteurs que, comme toute vérité exagérée ou déplacée devient une erreur, cette maxime, ainsi faussée, pouvait autoriser les plus coupables abus.

Aussi l’apôtre, sans la nier, la rectifie dans l’application par deux autres principes qui lui servent de contre-poids : d’abord, il faut que l’usage de la liberté soit toujours dirigé par l’amour du prochain, c’est-à-dire par ce qui lui est avantageux, qui l’édifie (c’est ce qui se trouve développé 1 Corinthiens 8 et suivants) ; ensuite, si l’on entend par liberté simplement l’autorisation de choisir entre le bien et le mal, au lieu d’y voir l’affranchissement du péché, elle ne tarde pas à se transformer en une honteuse servitude.

Paul, quant à lui, proteste contre cette déplorable conséquence. Il dit :

Tu es maître de manger et de boire ; fort bien, mais prends garde que ce besoin ne devienne une volupté qui fasse de toi son esclave. Si tu dis : Il m’est bien permis de mener une vie douce et commode au sein des jouissances, l’apôtre te répond : Tu ne le fais déjà plus comme un homme qui en a le pouvoir, mais tu es l’esclave d’une telle vie.
— Chrysostome
13 Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; mais Dieu détruira l’un et l’autre ; mais le corps n’est point pour l’impudicité ; il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps ;

Prendre des aliments est donc simplement obéir à un besoin naturel, une chose indifférente en elle-même, et à laquelle peut s’appliquer la maxime de la liberté chrétienne ; elle a si peu de rapport à la vie morale, que l’apôtre ajoute : Dieu détruira l’un et l’autre ; toutefois, puisque les aliments et les organes qui les reçoivent sont destinés a périr, que serait-ce, si tu y mettais la jouissance de ton âme ! Garde-toi donc de l’abus (1 Corinthiens 7.31).

Ici Paul, faisant un pas de plus, et abordant un sujet qu’il avait à cœur de traiter avec tout le sérieux qu’il mérite, montre, par un tout autre exemple, comment la maxime : « Toutes choses me sont permises », comprise et mal appliquée, peut nous faire passer des choses indifférentes à celles qui sont en opposition directe avec la volonté de Dieu (1 Thessaloniciens 4.3-5).

Ce motif : Le corps est pour le Seigneur et le Seigneur pour le corps est expliqué par les versets suivants.

L’idée manichéenne, que les péchés de la chair sont indifférents, attendu qu’ils n’atteignent pas l’esprit, pouvait exister déjà alors, surtout à Corinthe, ville fameuse dans l’antiquité par la corruption de ses mœurs. L’apôtre réfute cette erreur en développant cette profonde pensée chrétienne, que c’est tout l’homme, l’esprit, l’âme et le corps, (1 Thessaloniciens 5.23) qui doit être sanctifié, rendu à sa destination par la résurrection du corps, (verset 14) et ainsi vivre tout entier dans une éternelle communion avec le Seigneur, pour qui il a été créé.

La pensée inverse : Le Seigneur est pour le corps, présente quelque difficulté. L’explication tirée de Éphésiens 5.29 « Le Seigneur prend soin du corps », n’est pas satisfaisante. La seule interprétation complète de ce mot, la seule aussi qui fasse bien comprendre ce qui suit (savoir que le corps lui-même est membre de Christ), c’est d’admettre ici une allusion à l’incarnation, à la Parole faite chair, (Jean 1.14) revêtue de notre corps. Par ce grand fait seulement, le corps a été sanctifié, est devenu la demeure de Dieu, le temple du Saint-Esprit.
— (verset 19) Olshausen
14 car Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance. 15 Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres de Christ ? Prenant donc les membres de Christ, en ferai-je les membres d’une prostituée ? Que cela n’arrive !

Deux arguments profonds et décisifs pour la pureté du corps, comme condition de la vie chrétienne :

  1. le corps ressuscitera, afin que tout notre être soit rendu à sa destination, qui est la perfection.
  2. Nous sommes dès maintenant les membres de Christ, par une communion vivante avec lui ; mais celui qui commet le péché ici défendu brise par là ce rapport intime et saint, pour se livrer à une union qui fait de lui « une seule chair » (verset 16) avec un être dont la vie est entièrement livrée à la corruption.
16 Ou ne savez-vous pas que celui qui s’unit à une prostituée est un même corps avec elle ? Car il est dit : Les deux seront une seule chair.

Genèse 2.24. Il paraît étrange, au premier abord, que l’apôtre applique ici des paroles qui ne concernent que le mariage ; mais c’est précisément par là qu’il donne une nouvelle force à son argument.

Ce qui, dans le mariage, n’est qu’une suite de l’intime union des âmes, et se trouve sanctifié par l’institution divine que rappellent ces paroles de la Genèse, devient, dans le cas que combat l’apôtre, un rapport tout charnel, qui, au lieu d’être élevé par l’âme, rabaisse l’âme par sa communion avec un être souillé.

Les paroles de la Genèse restent alors vraies, mais dans un sens inverse, qui transforme en malédiction la bénédiction mise par Dieu sur le mariage.

17 Mais celui qui est uni au Seigneur, est un même esprit avec lui.

Pour compléter le contraste, (verset 16) on aurait attendu : « une même chair avec lui ; » mais comme le Seigneur est Esprit (comparez Romains 1.4, note) tout l’homme devient spirituel par une communion vivante avec lui ; le corps doit arriver par degrés jusqu’à cette spiritualité qui sera sa perfection dans une autre économie (1 Corinthiens 15.44-46 ; Philippiens 3.21).

18 Fuyez l’impudicité. Quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps ; mais celui qui commet l’impudicité pèche contre son propre corps.

La première sentence de ce verset, prise en un sens absolu, ne serait pas exacte ; il y a d’autres péchés auxquels le corps participe, l’intempérance dans le manger et le boire, par exemple, et même la colère ; mais aucun ne le souille autant que l’impudicité, et la seconde partie du verset, expliquée par ce qui précède, (versets 16, 17) donne la mesure de la première.

Puis, verset 19 indique, à l’extrême opposé, le lien vivant de la communion du chrétien avec Dieu. Ainsi la pensée de l’apôtre monte, grandit, se généralise jusqu’au verset 20, qui touche à l’éternelle destination du racheté de Christ.

19 Ou ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, lequel vous avez reçu de Dieu, et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? 20 Car vous avez été rachetés à un grand prix ; glorifiez donc Dieu dans votre corps.

Le corps fait partie intégrante de l’être humain.

Si le Saint-Esprit est en l’homme, son corps lui sert de temple ; il participe à cette gloire aussi bien que son âme ; il doit devenir l’instrument sanctifié de la volonté de Dieu, et glorifier Dieu.

Déjà, par la création, cette destination était assignée à l’homme ; Dieu était son légitime possesseur ; combien plus après que Dieu l’a racheté de la domination du péché, et cela à un précieux prix, le sang de Christ ! (1 Pierre 1.19 ; Matthieu 20.28)

Quels motifs l’apôtre produit ainsi contre le péché ! Quelle morale ! De ces sublimes hauteurs, il peut jeter un regard triomphant sur les souillures qu’il a combattues.

C’est ainsi que se manifeste d’une manière éclatante la précieuse influence du réalisme biblique. Un faux spiritualisme enseigne à mépriser le corps, à faire peu de cas de ses souillures ; l’Évangile honore le corps comme l’instrument éternel de l’âme, destiné à être glorifié avec elle par le Saint-Esprit.
— Olshausen

Le texte reçu ajoute aux derniers mots de ce chapitre : « Et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu ». Ces paroles ne sont pas authentiques.