Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Il dit aussi, touchant Zabulon : Réjouis-toi, Zabulon, dans ta sortie. »
Nous pouvons nous appliquer les bénédictions annoncées aux tribus, car nous faisons partie du véritable Israël, si nous adorons Dieu en esprit et ne mettons pas notre confiance dans la chair. Zabulon doit se réjouir parce que l’Éternel bénira sa sortie ; et nous devons voir dans cette invitation une promesse pour nous aussi. Quand donc nous avons à sortir, que ce soit pour nous une occasion de joie. Nous mettons-nous en voyage ? La providence de Dieu sera notre escorte. Devons-nous peut-être émigrer ? L’Éternel nous accompagnera sur terre et sur mer. Ou partons-nous comme missionnaires ? Jésus a dit : « Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde. »
Nous sortons chaque jour pour notre travail ou nos affaires, et nous pouvons le faire joyeusement, car Dieu sera toujours avec nous. Si, au moment du départ, la crainte vient nous envahir au sujet de ce qui pourrait nous arriver, cette bénédiction nous servira d’encouragement. En faisant nos paquets pour nous mettre en route, mettons donc ce verset dans notre sac de voyage, et le gravons dans notre cœur, afin de pouvoir lever l’ancre en chantant ou monter en wagon avec un cantique. Joignons-nous à cette tribu dont le lot est de se réjouir, et à chacun de nos déplacements louons le Seigneur d’un cœur joyeux.
Charles Spurgeon
Alors Pierre se mit à lui dire : « Et nous ! Nous avons tout quitté pour te suivre ».
La réponse du Seigneur revient à dire que l’abandon doit être absolu, et non pas en vue d’un profit quelconque. Méfiez-vous d’un calcul de ce genre : "Je m’abandonne à Dieu pour être délivré du péché, pour devenir saint." Sans doute cela résultera de vos relations normales avec Dieu, mais calculer ainsi, c’est le contraire de l’esprit chrétien. L’abandon doit être absolu, sans viser à rien d’autre. Nous faisons avec Dieu une sorte de commerce. C’est comme si nous disions : "Seigneur, ce n’est pas Toi que je cherche, c’est moi-même. Je me veux pur et rempli du Saint-Esprit. Je veux que tu puisses me placer dans ta vitrine, où je pourrai dire : "Voilà ce que Dieu a fait pour moi !" Si nous abandonnons à Dieu quelque chose avec l’idée que cela nous rapportera davantage, ce n’est pas le Saint-Esprit qui inspire notre abandon, c’est le plus bas intérêt commercial. Gagner le ciel, être délivré du péché, être utile à Dieu, cela ne doit pas entrer en ligne de compte dans le véritable abandon, qui est l’abandon souverain, à Jésus lui-même.
Quand nous trouvons devant nous nos affections et nos intérêts naturels, que devient Jésus-Christ ? Nous lui tournons le dos, la plupart d’entre nous, « Oui, Seigneur, j’ai entendu ton appel. Mais il y a là ma mère, ma femme, ma situation ; je ne puis pas aller plus loin » - « Alors, dit Jésus, tu ne peux être mon disciple ».
Pour s’abandonner, il faut aller par delà nos bons sentiments. Mais si nous y parvenons, la grâce de Dieu se répandra sur ceux que vous aurez dû quitter. En vous abandonnant, ne vous reprenez pas. Pour combien d’entre nous l’abandon n’est au fond qu’une velléité !
Oswald Chambers