Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Je vous verrai de nouveau, et votre cœur se réjouira. »
Certainement Jésus reviendra bientôt, et quand il nous verra, et que nous le verrons, il y aura de la joie. Oh ! puisse ce joyeux retour venir bientôt. Mais cette promesse s’accomplit quotidiennement dans un autre sens aussi. Notre Sauveur, à plusieurs reprises, se montre à nous « de nouveau. » Il nous a donné le pardon, et chaque fois que nous sommes attristés par quelque nouvelle faute, il revient à nous pour nous répéter son absolution. Il nous a révélé que nous sommes acceptés de Dieu, et dès qu’il voit notre foi faiblir, il revient à nous « de nouveau, » pour nous dire : « La paix soit avec vous, » et réjouir ainsi notre cœur. Bien-aimés, toutes les grâces du passé sont des gages de grâces à venir ; si Jésus a vécu avec nous, il nous reverra.
Ne regarde pas une faveur passée, comme si c’était une chose morte et enterrée, sur laquelle il faille mener deuil ; mais considère-la comme une semence jetée qui lèvera et sortira de la poussière pour t’encourager par ces paroles : « Je vous verrai de nouveau. » Ces jours sont-ils sombres pour nous, parce que Jésus n’est pas avec nous comme précédemment, prenons courage, car il n’est pas loin de nous. Ses pieds sont prompts comme ceux de la biche ou de jeune cerf, et le porteront vers nous en un clin d’œil. Réjouissons-nous donc, puisqu’il nous dit : « Je vous verrai de nouveau. »
Charles Spurgeon
Jésus ne se fiait point à eux… car il savait ce qui était dans l’homme.
Après une désillusion, je ne me trompe plus sur le compte des autres ; je suis sur mes gardes, au risque de devenir cynique, dur, plus sévère que de raison. Mais la désillusion bienfaisante, celle qui vient de Dieu, nous fait voir les hommes et les femmes tels qu’ils sont, sans que des pensées cyniques ou des paroles piquantes ou amères nous viennent à l’esprit. Beaucoup de nos malheurs viennent des illusions que nous nous faisons. Nous ne nous comportons pas avec les autres d’après ce qu’ils sont véritablement, mais d’après les idées que nous nous faisons à leur sujet. Tout nous apparaît merveilleux et parfait, ou bien mesquin et exécrable, suivant l’idée que nous nous sommes forgée.
Le refus de perdre ses illusions est la cause de la plupart des souffrances de l’existence. Voici ce qui se produit : si nous aimons une créature humaine sans aimer Dieu, nous attendons de l’être aimé toutes les perfections. Lorsque notre attente est déçue, nous devenons cruels et méchants, sans nous rendre compte que nous attendons de lui plus qu’il ne peut nous donner. Il n’y a qu’un être au monde qui puisse satisfaire tous les besoins de notre cœur blessé : c’est le Seigneur Jésus-Christ. Si Jésus nous paraît juger si sévèrement toute affection humaine, c’est qu’il sait bien que toute affection qui n’est pas fondée sur notre amour pour lui aboutit nécessairement au désastre. Notre Seigneur ne se fiait à aucun homme, et cependant il ne fut jamais soupçonneux ni amer. Sa confiance en Dieu et en sa grâce était telle qu’il ne désespérait de personne. Par contre, si nous plaçons notre confiance dans les hommes, nous en arriverons à désespérer de tous.
Oswald Chambers