Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Il ne demeurera rien de cet interdit en ta main, afin que l’Éternel revienne de l’ardeur de sa colère, et qu’il te fasse miséricorde, et qu’il ait pitié de toi, et qu’il te multiplie, comme il a juré à tes pères. »
Israël devait conquérir les villes païennes et détruire tout le butin, regardant ce qui avait été souillé par l’idolâtrie comme un interdit que le feu devait consumer. C’est avec la même rigueur que le chrétien doit traiter les péchés de toute nature. Nous ne devons laisser subsister quoi que ce soit de coupable. C’est une guerre à mort au mal, quelle que soit sa nature, et sous quelque forme qu’il affecte l’âme, le corps ou l’esprit. Cet abandon du mal, nous ne le regardons point comme un mérite au pardon, mais comme le fruit de la grâce de Dieu, fruit qui ne peut ni doit manquer en aucun cas. Lorsque nous en arrivons à n’avoir aucune complaisance pour nos péchés, c’est alors que Dieu nous fait éprouver sa miséricorde ; et quand nous sommes irrités contre le mal, Dieu cesse d’être irrité contre nous.
Quand nous multiplions nos efforts contre l’iniquité, Dieu multiplie aussi ses bénédictions. Le secret pour croître dans la paix et la joie en Christ, c’est l’obéissance à cette parole : « Il ne demeurera rien de cet interdit en ta main. » Seigneur, purifie-moi de tout péché en ce jour ! La miséricorde, la compassion, la prospérité et la joie seront la part certaine de ceux qui rejettent le mal résolument et avec fermeté.
Charles Spurgeon
Qui d’entre vous, voulant bâtir une tour, ne s’assied premièrement pour en calculer la dépense et voir s’il a de quoi l’achever ?
Notre Seigneur pense, dans cette parabole, non pas à un prix que nous aurions à évaluer, mais au prix immense qu’Il a Lui-même, d’avance, évalué. Il s’agit des trente années de sa vie obscure à Nazareth, des trois années de son ministère, avec l’enthousiasme passager des foules, l’opposition indignée et la haine de ses ennemis, l’agonie insondable de Gethsémani, et l’exécution brutale du Calvaire, pivot de l’histoire éternelle. Jésus-Christ a calculé la dépense. Les hommes n’auront pas le droit de se moquer de lui et de dire : « Cet homme a commencé de bâtir, mais il n’a pas pu achever sa tour ».
Notre Seigneur fixe les conditions nécessaires pour qu’il puisse nous embaucher dans son entreprise : « Si quelqu’un vient à moi et ne hait pas (par rapport à moi) tout ce qu’il a de plus cher au monde, il ne peut pas être mon disciple ». Pour qu’il puisse se servir de nous, il faut que nous l’aimions, Lui, de tout notre cœur, d’un amour passionné, qui laisse bien loin derrière lui tous les autres amours. Conditions sévères, mais glorieuses.
Tout ce que nous bâtissons va être inspecté par Dieu. Par l’épreuve du feu, Dieu va-t-il déceler dans notre ouvrage, bâti sur les fondements de Jésus, quelque édifice de notre façon ? Aujourd’hui l’on veut entreprendre pour Dieu des constructions gigantesques, mais là est le piège. Au sens strict, nous ne pouvons jamais travailler pour Dieu. Jésus nous embauche pour Ses entreprises, pour Ses constructions, et aucun de nous n’a le droit d’exiger telle ou telle place au chantier.
Oswald Chambers