Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Il reste donc encore un repos pour le peuple de Dieu. »
Dieu a préparé un repos de sabbat dans lequel nous pouvons entrer. Ceux auxquels il avait été autrefois annoncé n’y sont pas entrés à cause de leur incrédulité ; et ce sabbat est encore offert au peuple de Dieu. David l’a chanté ; mais il n’a pu prendre que le ton mineur, parce qu’Israël avait refusé ce repos divin. Josué n’a pas pu le lui donner, ni Canaan le lui procurer : il reste pour les croyants. Viens donc, efforce-toi d’entrer dans ce repos. Abandonne le travail harassant du péché et de l’effort personnel. Cesse de mettre ta confiance, même dans ces œuvres dont il pourrait être dit : « Cela est très bon. » Y sommes-nous parvenus ? Reposons-nous de nos propres œuvres, comme Dieu des siennes. Trouvons le soulagement de notre peine dans l’œuvre achevée de Christ. Tout a été parfaitement accompli en lui. La justice ne peut rien réclamer de plus. Une grande paix est notre portion en Jésus.
Quant aux choses qui restent encore à pourvoir, l’œuvre de la grâce dans notre âme, et l’œuvre de Dieu dans l’âme des nôtres, laissons-en le fardeau au Seigneur, et reposons-nous sur lui. Quand le Sauveur nous donne un joug à porter, il s’arrange à le soutenir, afin que nous soyons en repos. C’est par la foi que nous entrons dans ce repos de Dieu, que nous renonçons à trouver dans notre satisfaction personnelle ou notre paresse. Jésus lui-même est le repos parfait, quand il remplit le cœur.
Charles Spurgeon
Il te manque une chose : va ! Vends ce que tu as pour le donner aux pauvres… reviens ensuite et suis-moi.
Le jeune homme riche avait faim et soif de perfection. En voyant devant lui Jésus-Christ, il voulait lui ressembler. Notre Seigneur, quand il appelle à lui un disciple, ne lui propose pas en première ligne la sainteté à réaliser en lui-même. Il lui demande de renoncer à tout droit sur lui-même et de s’unir à son Maître sans aucune réserve, d’une manière tout à fait exclusive. Quand Jésus dit : « Celui qui vient à moi et ne hait pas son père et sa mère… et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple », cela n’a rien à voir avec notre salut ou notre sanctification, mais cela se rapporte uniquement à notre union inconditionnelle avec Jésus. Bien peu d’entre nous savent s’abandonner entièrement à Jésus.
« Jésus fixa son regard sur lui et l’aima ». Le regard de Jésus détache notre cœur de tout autre attachement. Jésus vous a-t-il jamais regardé ? Le regard de Jésus transperce et transforme. Sur tous les points où vous êtes « sensible à Dieu », c’est que Jésus vous a regardé. Sur tous les points où vous êtes rancunier, égoïste, persuadé que c’est toujours vous qui avez raison, c’est que Jésus ne vous a pas regardé.
« Il te manque une chose… » La chose essentielle, l’unique chose nécessaire, aux yeux de Jésus, c’est l’union avec lui.
« Vends tout ce que tu as… » il me faut renoncer à tout ce que j’ai, me dépouiller de tout, non pas certes pour faire mon salut (car c’est la foi absolue en Jésus-Christ qui peut seule me sauver), mais pour être à même de suivre Jésus. « Viens alors, et suis-moi ». Jésus marchait vers la croix.
Oswald Chambers