Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« La vision est encore différée jusqu’à un temps déterminé ; elle se manifestera à la fin, et elle ne trompera point. S’il diffère, attends-le, car il viendra assurément, et il ne tardera pas. »
Les grâces de Dieu peuvent se faire attendre, mais elles sont sûres. Dans sa sagesse divine, le Seigneur a fixé un temps pour la manifestation de sa puissance ; et son heure est la meilleure. Nous, nous sommes pressés ; la vue d’une bénédiction répandue sur nos frères excite notre désir et nous fait soupirer : mais le Seigneur tiendra ses engagements sans avancer ni retarder l’heure. La promesse de Dieu nous est présentée ici comme une chose vivante et réelle. Ce n’est jamais une lettre morte, comme nous sommes tentés de le craindre lorsque nous avons attendu longtemps son accomplissement.
La parole vivante vient du Dieu vivant, et si son effet nous semble prendre trop de temps avant de se manifester, en réalité il n’en est pas ainsi. Dieu n’est jamais en retard, mais il nous exerce à la patience jusqu’à ce que nous reconnaissions la fidélité du Seigneur. Aucune de ses promesses « ne nous trompera. » Aucune n’est perdue ; toutes auront leur accomplissement. Aucune n’a besoin d’être renouvelée comme le serait une traite revenant non payée. « Il viendra assurément et ne tardera point. » Et toi, ne peux-tu pas attendre ton Dieu et te fier à lui, gardant malgré tout une confiance inébranlable dans sa fidélité ?
Charles Spurgeon
J’ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi.
Ces mots impliquent un renoncement délibéré à mon indépendance, et ma soumission à la seigneurie de Jésus-Christ. Dieu peut me mettre trois cent soixante-cinq fois par an devant cette nécessité, mais il ne peut faire à ma place ce que j’ai à faire. Il faut que je brise la dure coque de mon égoïsme qui me sépare de Dieu, pour que ma personnalité s’en échappe et vienne s’unir dans une communion parfaite avec Dieu lui-même. Cela non pour réaliser mes propres idées, mais pour être fidèle à Jésus. Quand j’en suis là, tout devient clair. Bien peu d’entre nous connaissent vraiment la fidélité absolue à Christ : « À cause de moi » c’est cette attitude-là qui fait le saint authentique.
Cet abandon est-il accompli ? Tout le reste n’est que pieuse fraude. Le seul point décisif est celui-ci : Est-ce que j’accepte de m’abandonner, d’être soumis sans réserve à Jésus-Christ, sans poser de conditions sur la manière dont mon esprit d’indépendance sera brisé ? Dès lors se produit l’union surnaturelle avec Christ, et le Saint-Esprit m’en donne une claire confirmation : « J’ai été crucifié avec Christ ». Pour être un véritable disciple, je dois en venir là: renoncer à tous mes droits, et devenir l’esclave de Jésus-Christ. Sans cet abandon, ma sanctification ne peut pas commencer.
Il faut que Dieu puisse nous utiliser à son gré. Ce n’est pas à nous de décider ce que nous devons faire, c’est à Dieu seul.
Oswald Chambers