Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« L’Éternel appauvrit et enrichit ; il abaisse et il élève. »
Tous les changements survenus dans ma vie viennent de celui qui ne change jamais. Si j’étais devenu riche, j’y aurais vu sa main et je l’aurais béni ; que je sache aussi reconnaître cette main si je deviens pauvre, et le louer de tout mon cœur. Quand notre situation devient modeste en ce monde, cela vient de l’Éternel, et nous devons le supporter avec patience ; et si au contraire notre position se relève, c’est encore de lui que cela procède ; acceptons-le donc avec reconnaissance. Dans les deux cas, c’est le Seigneur qui l’a donné, et tout est bien. En général, la méthode de Dieu est d’abaisser ceux qu’il veut élever et de dépouiller ceux qu’il veut revêtir. Et sa voie est la plus sage et la meilleure. Si j’ai maintenant à supporter quelque abaissement, je m’en réjouirai, car j’y verrai le prélude de mon élévation. Plus nous sommes humiliés par la grâce, plus nous serons élevés en gloire. Cet appauvrissement qui a pour but notre enrichissement sera donc le bienvenu.
Ô Seigneur, tu m’as humilié dernièrement en me faisant sentir ma nullité et mon péché. C’est là une expérience peu agréable, mais je te demande de la rendre profitable pour moi. Rends-moi ainsi capable de supporter avec une plus grande mesure de joie et un plus grand fardeau d’activité, et, quand j’y serai prêt, accorde-les-moi pour l’amour de Christ. Amen.
Charles Spurgeon
Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien.
Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même ; comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s’immiscer dans la vie d’un autre chrétien, pour interrompre la discipline de la souffrance.
Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s’apitoient sur nous ; ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s’il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : "Dieu me traite durement." C’est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16:23). Ne calomnions pas Dieu ; il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu’on s’apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son cœur. Il ne cherchait de sympathie qu’auprès de son Père et des anges du ciel (Luc 15:10).
Remarquez que Dieu semble parfois " gaspiller " ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous disons : "Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile ! " Mais Dieu place ses serviteurs là où ils pourront le glorifier ; et nous n’avons pas à en juger nous-mêmes : il sait ce qu’il fait.
Oswald Chambers