Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Les montagnes et les coteaux éclateront de joie avec un chant de triomphe devant vous, et tous les arbres des champs y applaudiront. »
Quand notre péché est pardonné, notre plus grand sujet de peine prend fin et fait place à la plus vraie de nos joies. Tel est le bonheur que le Seigneur répand sur ceux qui se sont réconciliés avec lui, qu’il semble déborder sur la nature et le remplir de ses accents. Il y a dans le monde matériel une musique latente que le cœur renouvelé peut en tirer, et sait transformer en harmonie sensible. La création est comme un orgue dont l’homme de la grâce connaît la clef et sur lequel il n’a qu’à poser la main pour faire éclater l’univers tout entier en un concert de louange. Les montagnes et les coteaux, avec les choses grandioses de la nature forment la basse, tandis que les arbres de la forêt et la création animée donnent la mélodie et le chant.
Quand la Parole de Dieu produit des fruits au milieu de nous, et que des âmes sont sauvées, alors tout semble chanter autour de nous. Quand nous entendons les témoignages des nouveaux convertis et les expériences des chrétiens plus avancés, nous nous sentons si heureux que nous ne pouvons que louer le Seigneur, et qu’il nous semble que les rochers et les collines, les bois et les champs répercutent nos notes joyeuses et font du monde un riant orchestre. Seigneur, je voudrais en ce beau jour de mai me joindre à cette symphonie universelle, et, ainsi qu’un pinson, chanter tes bontés et ta gloire.
Charles Spurgeon
Car je marche par la foi, sans voir le Seigneur.
Après avoir vivement senti les bontés de Dieu à notre égard, nous nous trouvons devant le travail qu’il veut que nous fassions pour lui, modestement, obscurément. Nous prenons un air tragique, nous parlons de nos difficultés, de nos épreuves. Nous aimerions voir le Seigneur, distinctement. Et nous ne voyons plus rien. Dans ces conditions, comment faire notre devoir ? Nous voudrions sans doute poiler toujours une auréole, et nous sentir illuminés de la gloire céleste. Mais un saint coiffé de son auréole ne peut servir à rien dans la vie pratique ; croyez-moi, il n’a rien de commun avec Dieu. Nous ne sommes pas des personnages angéliques, nous sommes des hommes et des femmes qui ont à travailler dans ce monde, et à qui la nouvelle naissance a conféré une puissance infiniment plus grande pour lutter et pour vaincre dans le combat de la vie.
Quand nous nous évertuons à faire revivre en nous nos rares moments d’exaltation, c’est la preuve qu’au fond nous ne cherchons pas Dieu. Nous nous faisons une idole de ces moments précieux, nous exigeons de Dieu qu’Il vienne encore nous apparaître et nous parler, alors que ce qu’il nous demande, c’est de vivre et de marcher par la foi. Combien de nous se retirent du combat, en disant : « Quand Dieu me reviendra, j’y retournerai ». Mais Il n’en fera rien. Il faudra nous secouer, et retourner au combat sans que Dieu nous soit apparu. Alors nous aurons une grande surprise : « Il était là tout le temps, et je n’en savais rien » ! Ne comptez jamais sur les moments d’inspiration, ils viennent toujours à l’improviste. Dieu nous les donnera quand Il jugera que nous n’en ferons pas un mauvais usage. Ce n’est pas cela qui doit être notre but : le devoir avant tout !
Oswald Chambers