Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Si Dieu le voulait, nous pourrions vivre sans pain, comme Jésus le fit pendant quarante jours ; mais nous ne pourrions pas vivre sans la Parole, nous avons été créés, et par elle seulement nous sommes gardés, car « il soutient toute chose par sa parole puissante. » Le pain est une cause seconde ; le Seigneur lui-même est la source première de notre existence. Il peut nous faire vivre sans cette cause seconde aussi bien que par elle ; ne le limitons pas à un seul mode d’action. Ne soyons pas trop ardents pour les choses visibles, mais regardons au Dieu invisible.
Nous avons entendu des croyants nous raconter que dans des jours de grande pauvreté où le pain leur manquait, leur appétit diminuait en même temps et d’autres nous ont dit qu’alors que les moyens de vivre leur faisaient défaut, le Seigneur leur envoyait des secours inattendus. Mais il nous faut la parole de Dieu. Avec elle nous pouvons résister au diable. Vient-elle à nous être retirée, nous tombons au pouvoir de notre ennemi, car nous ne tarderons pas à défaillir. Nos âmes ont besoin de nourriture, et il n’y en a d’autre pour elle que la Parole du Seigneur. Tous les prédicateurs et tous les livres du monde ne peuvent lui procurer un seul vrai repas. La parole sortant de la bouche de Dieu peut seule nourrir le croyant. Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là ! Nous l’estimons plus qu’aucun met royal.
Charles Spurgeon
Ne t’irrite pas ; ce serait mal faire.
S’irriter, c’est s’appauvrir, soit au point de vue de la pensée, soit au point de vue de l’âme. Il est facile de dire : « Ne t’irrite pas » !, mais il est plus difficile d’être soi-même assez fort moralement, pour ne pas s’irriter. Tant que l’épreuve ne nous atteint pas, que nous ne vivons pas comme beaucoup de nos contemporains dans la déroute et l’angoisse, nous parlons aisément de « nous reposer sur le Seigneur », et d’attendre patiemment sa délivrance. Mais quand tout cela nous atteint, pouvons-nous encore nous reposer en Dieu ? Si, dans ces cas-là, nous ne pouvons obéir à l’ordre : « Ne t’irrite pas », ordre qui doit être vécu dans les jours de perplexité comme dans les jours de paix ; alors nous ne le vivrons jamais. Et s’il n’est pas valable pour vous, ne vous attendez pas à ce qu’il soit valable pour quelqu’un d’autre. Le repos en Dieu ne dépend pas des circonstances extérieures, mais de notre communion avec Dieu.
Se tracasser conduit toujours au péché. Nous nous imaginons qu’une certaine dose d’anxiété et de soucis est une preuve de sagesse ; mais cela révèle seulement notre lâcheté. L’irritation en face des circonstances prouve que nous tenons à choisir notre propre chemin. Notre Seigneur ne s’est jamais fait de soucis. Il n’a jamais été anxieux, car il n’était pas venu accomplir sa propre volonté, mais celle de Dieu. Si nous sommes enfants de Dieu, il est mal de nous irriter.
Vous entretenez peut-être la pensée que vos difficultés dépassent les possibilités de Dieu ? Mettez de côté toutes vos suppositions ridicules, et demeurez à l’ombre du Tout Puissant. Engagez-vous devant Dieu à renoncer à l’inquiétude, pour cette chose qui vous tourmente. Pourquoi cette irritation, ces soucis ? Parce que nous faisons nos calculs sans tenir compte de Dieu.
Oswald Chambers