Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Il a donné à vivre à ceux qui le craignent. Il se souvient toujours de son alliance. »
Ceux qui craignent l’Éternel n’ont pas à craindre le besoin. À travers de longues années, l’Éternel toujours a trouvé de quoi nourrir ses enfants, dans le désert comme au torrent de Kerith, au sein de la captivité ou durant la famine. Jusqu’ici le Seigneur nous a donné jour après jour notre pain quotidien, et ne doutons pas qu’il continue à nous nourrir jusqu’à ce qu’il n’en soit plus besoin. Pour ce qui est des bénédictions plus grandes et plus élevées de l’Alliance de grâce, il ne cessera jamais non plus de les répandre sur nous suivant nos besoins. Il se souvient de l’alliance qu’il a traitée, et n’agit jamais comme s’il la regrettait. Il se la rappelle, même quand nous le provoquons à nous détruire. Il n’oublie pas de nous aimer, de nous garder, de nous encourager, comme il s’y est engagé. Chaque article de ses engagements est présent devant ses yeux, et il ne permettra pas qu’aucune de ses paroles tombe à terre. Nous oublions, hélas, trop souvent notre Dieu, tandis que lui pense toujours à nous avec amour. Il ne peut oublier son Fils, le garant de l’Alliance, ni son Saint-Esprit qui en est l’agent toujours actif, ni son honneur qui y est attaché. « C’est pourquoi le fondement de Dieu demeure ferme, » et aucun croyant ne peut perdre l’héritage divin qui lui appartient par droit d’alliance.
Charles Spurgeon
Jésus les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne.
Nous avons tous vécu des moments exaltants « sur la montagne » où nous pouvions voir toutes choses du point de vue de Dieu. Nous aurions voulu qu’ils durent toujours. Mais Dieu ne le permet pas. La preuve de la valeur de notre vie spirituelle, c’est notre aptitude à descendre de la montagne de la Transfiguration. Si nous savons seulement monter, c’est que nous ne sommes pas ce que nous devrions être. Il est merveilleux d’être au sommet de la montagne avec Dieu, mais ce séjour n’est utile que s’il nous rend capables de descendre ensuite au milieu des hommes pour les délivrer du pouvoir du diable. Nous ne sommes pas faits pour vivre continuellement sur les sommets, environnés de la beauté surnaturelle des rayons de l’aurore. Nous pouvons y séjourner seulement de courts moments, qui renouvellent notre inspiration. Nous sommes faits pour vivre dans la plaine, aux prises avec le terre à terre de l’existence, c’est là que nous devons faire nos preuves. L’égoïsme spirituel nous fait désirer d’être souvent sur la montagne. Il semble que, si nous pouvions y demeurer, nous saurions parler et vivre comme des anges. Les moments d’exaltation exceptionnels ont cependant leur place dans notre vie avec Dieu, mais veillons à ce que notre égoïsme spirituel ne nous pousse pas à les rechercher exclusivement.
Nous nous imaginons volontiers que tout ce qui nous arrive doit être exploité en vue d’un enseignement utile. Non, avant tout, cela doit servir à produire un caractère fort. Le séjour « sur la montagne » n’a pas pour but de nous instruire, mais de nous façonner. Il est dangereux de se demander : « À quoi cela sert-il » ? Dans le domaine spirituel, on ne peut faire de calculs de rentabilité. Dieu a un but lorsqu’il nous accorde, en de rares occasions, des moments passés « au sommet de la montagne ».
Oswald Chambers