Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Mais je ferai miséricorde à la maison de Juda, et je les délivrerai par l’Éternel, leur Dieu ; je ne délivrerai point par l’arc, ni par l’épée, ni par les combats, ni par les chevaux, ni par les gens de cheval. »
Précieuse parole ! L’Éternel lui-même délivrera son peuple dans la grandeur de sa miséricorde ; mais il n’emploiera pas les moyens ordinaires. Les hommes sont lents à rendre à Dieu la gloire due à son Nom. Quand ils vont au combat avec l’épée et les armes, et qu’ils gagnent la victoire, ils devraient louer Dieu pour leur succès. Mais ils ne le font pas, et se vantent de la force de leur bras, de leurs chevaux et de leurs cavaliers. C’est pourquoi Dieu décide souvent de sauver son peuple sans causes secondes, afin que la gloire soit attribuée à Lui seul.
Regarde donc au Seigneur uniquement, et non point à l’homme. Attends de voir Dieu d’autant plus clairement que tu n’as personne d’autre à qui regarder. Si je n’ai ni ami, ni conseiller, ni personne qui m’appuie, je n’aurai pas moins confiance, puisque le Seigneur est à mon côté ; et je me réjouirai s’il me donne la victoire sans combat, comme il l’annonce ici. Pourquoi demander des chevaux et des cavaliers, si l’Éternel lui-même a compassion de moi et élève son bras pour ma défense ? Qu’est-il besoin d’épées et d’arcs, si le Seigneur me délivre lui-même ? Je me confierai donc en lui et ne serai point effrayé ; je le ferai dès aujourd’hui et à toujours.
Charles Spurgeon
Ils étaient à Toi ; Tu me les as donnés.
Le missionnaire est quelqu’un en qui, par l’action du Saint-Esprit, s’accomplit cette parole : « Vous n’êtes pas à vous-mêmes ». Pour pouvoir dire de tout son cœur : « Je ne suis plus à moi-même », il faut avoir atteint un niveau élevé dans la vie spirituelle. Dans le tourbillon où nous sommes appelés à vivre aujourd’hui, nous n’avons qu’une manière de nous en tirer, c’est de faire régner sur nous un autre que nous, qui est Jésus-Christ. Tout ce que le Saint-Esprit me révèle de Jésus, c’est pour que je sois uni à Lui d’une façon toujours plus parfaite et non pas pour qu’on puisse m’exposer dans une vitrine comme un mannequin. Notre Seigneur n’a jamais envoyé ses disciples en mission à cause de ce qu’il avait fait pour eux. Ce n’est qu’après la résurrection, quand les disciples, par l’action du Saint-Esprit, eurent enfin saisi la vraie nature de Jésus-Christ, qu’Il peut leur dire : « Allez maintenant » !
« Quiconque vient à moi et ne hait pas… père, mère, ….sa propre vie, il ne peut être mon disciple ». Jésus ne dit pas : « il ne peut être honnête et bon » ; il veut dire : « il ne peut être un homme sur lequel je puisse mettre cet écriteau : il est à Moi ». Chacune des affections que Jésus indique peut faire concurrence à mon attachement pour Lui. Je puis préférer à Jésus ma mère, ou ma femme, ou ma propre vie. « En ce cas, dit Jésus, tu ne peux pas être mon disciple. Tu peux encore être sauvé, mais tu ne peux pas être à Moi ».
Notre Seigneur fait de chacun de ses disciples son bien, sa chose, un prolongement de son être. « Vous serez mes témoins ». Il ne s’agit pas de faire quoi que ce soit pour Jésus, mais d’être tel qu’on lui donne de la joie. Le vrai missionnaire est celui qui appartient à Jésus, et à travers lequel Jésus peut agir.
Soyez à Lui totalement.
Oswald Chambers