Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Le Seigneur ne rejette pas à toujours. »
Il peut nous rejeter pour une saison, mais non pas à toujours. Une femme peut quitter ses bijoux pour quelque temps, mais elle ne les oublie pas et le les jette pas aux balayures. Cela ne ressemblerait point au Seigneur de rejeter ceux qu’il aime, car il est dit que : « Comme il avait aimé les siens, il les aima jusqu’à la fin. » Quelques-uns parlent de chrétiens en état de grâce ou sortis de grâce, comme s’il s’agissait d’animaux qui rentrent dans leur gîte, ou en sortent à volonté. Or l’amour de notre Sauveur envers les siens est trop profond et trop fidèle pour qu’il puisse en être ainsi. Il nous a choisi dès l’éternité et nous aimera pour l’éternité tout entière. Il nous a assez aimé pour mourir pour nous et nous pouvons être sûr que son amour ne cessera jamais. Son honneur est engagé dans le salut du croyant, et rejeter celui-ci serait le dépouiller de son vêtement de Roi de gloire. Non, non ! La tête ne se sépare point des membres ; l’Époux ne répudiera jamais son épouse.
Vous êtes-vous cru rejetés ? Comment avez-vous pu si mal penser du Seigneur qui est le fiancé de votre âme ? Repoussez désormais de telles craintes et ne leur donnez aucun accueil. « Le Seigneur n’a point rejeté son peuple qu’il avait connu auparavant » (Romains 11.2)
« Il hait la répudiation » (Malachie 2.16)
Charles Spurgeon
Ses disciples une fois seuls, il leur expliquait tout.
Jésus ne peut pas toujours nous prendre à part et nous expliquer ce que nous ne comprenons pas : il est forcé de tenir compte de ce que nous pouvons comprendre à un moment donné. Les vies des autres sont pour nous des paraboles, grâce auxquelles Dieu nous fait déchiffrer peu à peu le contenu de nos propres âmes. C’est un long travail : Dieu a besoin de toute l’éternité pour façonner à sa guise un homme ou une femme. Notre rôle à nous est simplement de permettre à Dieu de nous conduire à travers tous les replis tortueux de notre personnalité. Notre ignorance de nous-mêmes est fantastique. Nous ne voyons pas ce qui crève les yeux, notre jalousie, notre paresse, notre orgueil. Jésus nous révèle le triste contenu de notre triste personne, tout ce qu’elle recelait en elle avant que Sa grâce. ait commencé d’agir en nous. Qui sont ceux qui ont appris à se regarder avec courage ?
Il faut nous débarrasser de l’idée, du préjugé tenace, que nous nous comprenons nous-mêmes. Dieu seul nous comprend. Cette suffisance instinctive est le ver rongeur de notre vie spirituelle. Pour peu que nous ayons pu entrevoir ce que nous sommes aux yeux de Dieu, nous ne parlerons plus jamais de notre grande indignité, parce que nous savons qu’elle existe, et qu’elle est inexprimable. Tant que nous ne sommes pas convaincus de notre indignité, Dieu pèsera sur nous pour nous arracher à nous-mêmes. Tant que persiste notre suffisance, Jésus ne peut rien nous expliquer. Il lui faut frapper à mort notre orgueil, mettre à nu nos attachements coupables. Il faut, pour que Dieu nous parle, la solitude du dépouillement.
Oswald Chambers