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Bible en un an Jour

Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
Cliquez simplement sur les chapitres ci-dessous pour les lire chaque jour.

Dieu, seul auteur du salut

1 Malheur à ceux qui descendent en Égypte pour avoir du secours, Qui s’appuient sur des chevaux, Et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers, Mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël, Et ne recherchent pas l’Éternel ! 2 Lui aussi, cependant, il est sage, il fait venir le malheur, Et ne retire point ses paroles ; Il s’élève contre la maison des méchants, Et contre le secours de ceux qui commettent l’iniquité. 3 L’Égyptien est homme et non Dieu ; Ses chevaux sont chair et non esprit. Quand l’Éternel étendra sa main, Le protecteur chancellera, le protégé tombera, Et tous ensemble ils périront. 4 Car ainsi m’a parlé l’Éternel : Comme le lion, comme le lionceau rugit sur sa proie, Et, malgré tous les bergers rassemblés contre lui, Ne se laisse ni effrayer par leur voix, Ni intimider par leur nombre ; De même l’Éternel des armées descendra Pour combattre sur la montagne de Sion et sur sa colline. 5 Comme des oiseaux déploient les ailes sur leur couvée, Ainsi l’Éternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem ; Il protégera et délivrera, Il épargnera et sauvera. 6 Revenez à celui dont on s’est profondément détourné, Enfants d’Israël ! 7 En ce jour, chacun rejettera ses idoles d’argent et ses idoles d’or, Que vous vous êtes fabriquées de vos mains criminelles. 8 Et l’Assyrien tombera sous un glaive qui n’est pas celui d’un homme, Et un glaive qui n’est pas celui d’un homme le dévorera ; Il s’enfuira devant le glaive, Et ses jeunes guerriers seront asservis. 9 Son rocher s’enfuira d’épouvante, Et ses chefs trembleront devant la bannière, Dit l’Éternel, qui a son feu dans Sion Et sa fournaise dans Jérusalem.
1 Alors le roi régnera selon la justice, Et les princes gouverneront avec droiture. 2 Chacun d’eux sera comme un abri contre le vent, Et un refuge contre la tempête, Comme des courants d’eau dans un lieu desséché, Comme l’ombre d’un grand rocher dans une terre altérée. 3 Les yeux de ceux qui voient ne seront plus bouchés, Et les oreilles de ceux qui entendent seront attentives. 4 Le cœur des hommes légers sera intelligent pour comprendre, Et la langue de ceux qui balbutient parlera vite et nettement. 5 On ne donnera plus à l’insensé le nom de noble, Ni au fourbe celui de magnanime. 6 Car l’insensé profère des folies, Et son cœur s’adonne au mal, Pour commettre l’impiété, Et dire des faussetés contre l’Éternel, Pour laisser à vide l’âme de celui qui a faim, Et enlever le breuvage de celui qui a soif. 7 Les armes du fourbe sont pernicieuses ; Il forme de coupables desseins, Pour perdre les malheureux par des paroles mensongères, Même quand la cause du pauvre est juste. 8 Mais celui qui est noble forme de nobles desseins, Et il persévère dans ses nobles desseins. 9 Femmes insouciantes, Levez-vous, écoutez ma voix ! Filles indolentes, Prêtez l’oreille à ma parole ! 10 Dans un an et quelques jours, Vous tremblerez, indolentes ; Car c’en est fait de la vendange, La récolte n’arrivera pas. 11 Soyez dans l’effroi, insouciantes ! Tremblez, indolentes ! Déshabillez-vous, mettez-vous à nu Et ceignez vos reins ! 12 On se frappe le sein, Au souvenir de la beauté des champs Et de la fécondité des vignes. 13 Sur la terre de mon peuple Croissent les épines et les ronces, Même dans toutes les maisons de plaisance De la cité joyeuse. 14 Le palais est abandonné, La ville bruyante est délaissée ; La colline et la tour serviront à jamais de cavernes ; Les ânes sauvages y joueront, les troupeaux y paîtront, 15 Jusqu’à ce que l’Esprit soit répandu d’en haut sur nous, Et que le désert se change en verger, Et que le verger soit considéré comme une forêt. 16 Alors la droiture habitera dans le désert, Et la justice aura sa demeure dans le verger. 17 L’œuvre de la justice sera la paix, Et le fruit de la justice le repos et la sécurité pour toujours. 18 Mon peuple demeurera dans le séjour de la paix, Dans des habitations sûres, Dans des asiles tranquilles. 19 Mais la forêt sera précipitée sous la grêle, Et la ville profondément abaissée. 20 Heureux vous qui partout semez le long des eaux, Et qui laissez sans entraves le pied du bœuf et de l’âne !

Discours sur le mont des Oliviers

1 Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit : Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions ! 2 Jésus lui répondit : Vois-tu ces grandes constructions ? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée. 3 Il s’assit sur la montagne des Oliviers, en face du temple. Et Pierre, Jacques, Jean et André lui firent en particulier cette question : 4 Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et à quel signe connaîtra-t-on que toutes ces choses vont s’accomplir ? 5 Jésus se mit alors à leur dire : Prenez garde que personne ne vous séduise. 6 Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi. Et ils séduiront beaucoup de gens. 7 Quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne soyez pas troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. 8 Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura des tremblements de terre en divers lieux, il y aura des famines. Ce ne sera que le commencement des douleurs. 9 Prenez garde à vous-mêmes. On vous livrera aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues ; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et devant des rois, à cause de moi, pour leur servir de témoignage. 10 Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations. 11 Quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d’avance de ce que vous aurez à dire, mais dites ce qui vous sera donné à l’heure même ; car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit-Saint. 12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. 13 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. 14 Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être – que celui qui lit fasse attention – alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ; 15 que celui qui sera sur le toit ne descende pas et n’entre pas pour prendre quelque chose dans sa maison ; 16 et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. 17 Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! 18 Priez pour que ces choses n’arrivent pas en hiver. 19 Car la détresse, en ces jours, sera telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. 20 Et, si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, personne ne serait sauvé ; mais il les a abrégés, à cause des élus qu’il a choisis. 21 Si quelqu’un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. 22 Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s’il était possible. 23 Soyez sur vos gardes : je vous ai tout annoncé d’avance. 24 Mais dans ces jours, après cette détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, 25 les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. 26 Alors on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire. 27 Alors il enverra les anges, et il rassemblera les élus des quatre vents, de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. 28 Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. 29 De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. 30 Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. 31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. 32 Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. 33 Prenez garde, veillez et priez ; car vous ne savez quand ce temps viendra. 34 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, laisse sa maison, remet l’autorité à ses serviteurs, indique à chacun sa tâche, et ordonne au portier de veiller. 35 Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, ou le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin ; 36 craignez qu’il ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine. 37 Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez.

Mort et résurrection de Jésus
Complot contre Jésus

1 La fête de Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient les moyens d’arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir. 2 Car ils disaient : Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple.

Une femme verse du parfum sur Jésus

3 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix ; et, ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus. 4 Quelques-uns exprimèrent entre eux leur indignation : À quoi bon perdre ce parfum ? 5 On aurait pu le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Et ils s’irritaient contre cette femme. 6 Mais Jésus dit : Laissez-la. Pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a fait une bonne action à mon égard ; 7 car vous avez toujours les pauvres avec vous, et vous pouvez leur faire du bien quand vous voulez, mais vous ne m’avez pas toujours. 8 Elle a fait ce qu’elle a pu ; elle a d’avance embaumé mon corps pour la sépulture. 9 Je vous le dis en vérité, partout où la bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait. 10 Judas Iscariot, l’un des douze, alla vers les principaux sacrificateurs, afin de leur livrer Jésus. 11 Après l’avoir entendu, ils furent dans la joie, et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Institution de la cène

12 Le premier jour des pains sans levain, où l’on immolait la Pâque, les disciples de Jésus lui dirent : Où veux-tu que nous allions te préparer la Pâque ? 13 Et il envoya deux de ses disciples, et leur dit : Allez à la ville ; vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau, suivez-le. 14 Où qu’il entre, dites au maître de la maison : Le maître dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? 15 Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée et toute prête : c’est là que vous nous préparerez la Pâque. 16 Les disciples partirent, arrivèrent à la ville, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque. 17 Le soir étant venu, il arriva avec les douze. 18 Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit : Je vous le dis en vérité, l’un de vous, qui mange avec moi, me livrera. 19 Ils commencèrent à s’attrister, et à lui dire, l’un après l’autre : Est-ce moi ? 20 Il leur répondit : C’est l’un des douze, qui met avec moi la main dans le plat. 21 Le Fils de l’homme s’en va selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne soit pas né. 22 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps. 23 Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. 24 Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup. 25 Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. 26 Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des Oliviers. 27 Jésus leur dit : Vous serez tous scandalisés ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. 28 Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. 29 Pierre lui dit : Quand tous seraient scandalisés, je ne serai pas scandalisé. 30 Et Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. 31 Mais Pierre reprit plus fortement : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous dirent la même chose.

Arrestation de Jésus

32 Ils allèrent ensuite dans un lieu appelé Gethsémané, et Jésus dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je prierai. 33 Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à éprouver de la frayeur et des angoisses. 34 Il leur dit : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez. 35 Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta contre terre, et pria que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. 36 Il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. 37 Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre : Simon, tu dors ! Tu n’as pu veiller une heure ! 38 Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. 39 Il s’éloigna de nouveau, et fit la même prière. 40 Il revint, et les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis. Ils ne surent que lui répondre. 41 Il revint pour la troisième fois, et leur dit : Dormez maintenant, et reposez-vous ! C’est assez ! L’heure est venue ; voici, le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. 42 Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s’approche. 43 Et aussitôt, comme il parlait encore, arriva Judas, l’un des douze, et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs, par les scribes et par les anciens. 44 Celui qui le livrait leur avait donné ce signe : Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sûrement. 45 Dès qu’il fut arrivé, il s’approcha de Jésus, disant : Rabbi ! Et il lui donna un baiser. 46 Alors ces gens mirent la main sur Jésus, et le saisirent. 47 Un de ceux qui étaient là, tirant l’épée, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille. 48 Jésus, prenant la parole, leur dit : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. 49 J’étais tous les jours parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez pas saisi. Mais c’est afin que les Écritures soient accomplies. 50 Alors tous l’abandonnèrent, et prirent la fuite. 51 Un jeune homme le suivait, n’ayant sur le corps qu’un drap. On se saisit de lui ; 52 mais il lâcha son vêtement, et se sauva tout nu.

Jésus devant le conseil juif

53 Ils emmenèrent Jésus chez le souverain sacrificateur, où s’assemblèrent tous les principaux sacrificateurs, les anciens et les scribes. 54 Pierre le suivit de loin jusque dans l’intérieur de la cour du souverain sacrificateur ; il s’assit avec les serviteurs, et il se chauffait près du feu. 55 Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus, pour le faire mourir, et ils n’en trouvaient point ; 56 car plusieurs rendaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne s’accordaient pas. 57 Quelques-uns se levèrent, et portèrent un faux témoignage contre lui, disant : 58 Nous l’avons entendu dire : Je détruirai ce temple fait de main d’homme, et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme. 59 Même sur ce point-là leur témoignage ne s’accordait pas. 60 Alors le souverain sacrificateur, se levant au milieu de l’assemblée, interrogea Jésus, et dit : Ne réponds-tu rien ? Qu’est-ce que ces gens déposent contre toi ? 61 Jésus garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l’interrogea de nouveau, et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? 62 Jésus répondit : Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. 63 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, et dit : Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? 64 Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble ? Tous le condamnèrent comme méritant la mort. 65 Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui voiler le visage et à le frapper à coups de poing, en lui disant : Devine ! Et les serviteurs le reçurent en lui donnant des soufflets. 66 Pendant que Pierre était en bas dans la cour, il vint une des servantes du souverain sacrificateur. 67 Voyant Pierre qui se chauffait, elle le regarda, et lui dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth. 68 Il le nia, disant : Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Puis il sortit pour aller dans le vestibule. [Et le coq chanta.] 69 La servante, l’ayant vu, se mit de nouveau à dire à ceux qui étaient présents : Celui-ci est de ces gens-là. Et il le nia de nouveau. 70 Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen. 71 Alors il commença à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. 72 Aussitôt, pour la seconde fois, le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y réfléchissant, il pleurait.

Les trésors de la foi

« Les cieux mêmes distilleront la rosée. »

Méditation quotidienne

Ce qu’est en Orient la rosée pour le monde de la nature, l’influence de l’Esprit l’est dans le royaume de la grâce. Quel besoin j’en éprouve ! Sans l’Esprit de Dieu je suis une plante sèche et stérile, qui se fane, dépérit et meurt. Mais, dès que cette rose me rafraîchit, elle me ranime et me rend la santé, la vigueur et la joie. Je n’ai besoin de rien de plus. Le Saint-Esprit m’apporte la vie et tout ce que requiert la vie. Sans cette rosée du Saint-Esprit, tous les autres biens sont sans valeur pour moi. J’écoute, je lis, je prie, je chante, je communie, mais ne reçoit pas de bénédiction, tant que le Saint-Esprit ne m’a pas visité. Aussitôt qu’il m’arrose, je trouve dans ces moyens de grâce, douceur et profit. Quelle promesse encore pour moi : « Les cieux distilleront la rosée. » Je serai visité par la grâce ; je ne serai pas abandonné à ma sécheresse naturelle, à la chaleur ardente du monde, au souffle brûlant de la tentation.

Oh, que je sente dès maintenant cette douce, silencieuse et pénétrante rosée divine ! Pourquoi non ? Celui qui me fait vivre et qui fait pousser l’herbe dans les prairies en usera, à mon égard, comme il en use pour l’herbe : il me rafraîchira d’en Haut. L’herbe ne peut pas comme moi demander la rosée ; et le Seigneur, qui arrose les plantes sans qu’elles prient, répondra aux supplications de son enfant.

Charles Spurgeon

Tout pour qu’Il règne !

Après l’abandon

J’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire.

L’abandon véritable n’est pas le fait d’abandonner à Dieu sa vie extérieure. C’est l’abandon de la volonté, qui comprend tous les autres, et qui est, pour chacun de nous, la crise décisive et suprême. Dieu ne contraint jamais un homme à l’abandon de sa volonté. Il ne l’implore jamais, Il attend que l’homme le fasse de lui-même. C’est une bataille qu’on ne livre jamais deux fois.

L’abandon nous donne la délivrance. « Venez à moi, et je vous donnerai du repos ». Quand nous avons commencé l’expérience du salut, alors nous abandonnons notre volonté à Jésus pour trouver du repos. Chaque difficulté qui trouble notre esprit ou notre cœur se transforme en un appel : « Venez à moi ». Et nous allons à lui, volontairement.

L’abandon nous délivre de nous-mêmes. « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même ». J’abandonne à Jésus ma personne elle-même, toute pénétrée du repos qu’Il m’a donné. « Pour être mon disciple, me dit-il, donne-moi tous les droits que tu avais sur toi-même ». Ma vie n’est plus désormais que la manifestation de cet abandon de moi-même à Jésus. Nous n’avons plus à nous préoccuper d’aucune éventualité. Jésus veille sur nous, et cela nous suffit.

L’abandon nous permet d’affronter la mort. « … tu tendras les mains, un autre te ceindra… » (Jean 21:18) Seriez-vous prêt à être ainsi lié par le bourreau, pour aller à la mort ? Votre abandon ne doit pas être le résultat d’une émotion passagère : vous seriez capable de vous reprendre. Êtes-vous uni à Jésus-Christ jusque dans sa mort, de manière à le suivre en tout et partout ?

Après l’abandon, nous n’avons plus qu’un seul désir : vivre en communion parfaite et ininterrompue avec Dieu.

Oswald Chambers