Vous pouvez suivre ici chaque jour un plan de lecture de la Bible sur un an, vous permettant d'enrichir votre méditation quotidienne.
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« Même c’est toi qui fais luire ma lampe. »
Il se peut que mon âme soit dans les ténèbres, et cette obscurité étant toute spirituelle, aucune puissance humaine ne peut l’apporter de lumière. Mais Dieu soit béni ! Il peut éclairer mes ténèbres et allumer ma lampe instantanément. Même quand je serais environné « de ténèbres qu’on puisse toucher, » cependant il peut percer cette obscurité et la rendre lumineuse pour moi. Quand une fois il aura allumé la lampe, personne ne pourra l’éteindre, et la flamme ne diminuera pas par défaut d’huile ou par l’effet du temps. Celles auxquelles l’étincelle a été une fois mise par le Seigneur éclairent encore maintenant. Il peut juger à propos de les nettoyer, mais jamais de les éteindre. Je me réjouis donc à cette pensée et, comme le rossignol, je chanterai dans la nuit.
L’attente me fournira la mélodie et l’espérance le ton, car bientôt va briller pour moi le flambeau divin. Mais je me sens triste et morose en ce moment. Peut-être cela provient-il du temps, ou de ma faiblesse corporelle, ou bien de la surprise de quelque peine inattendue. Quelle que soit la cause de mon obscurité, c’est Dieu seul qui l’éclairera. Mes yeux sont sur lui. La lampe du Seigneur brillera bientôt pour moi ; et ensuite, au temps fixé, il me conduira là où il n’est plus besoin de flambeau, ni de soleil. Louons l’Éternel !
Charles Spurgeon
Comme ils étaient en chemin, quelqu’un dit à Jésus : « Je te suivrai où que tu ailles ».
La réponse de Jésus à cet homme est bien faite pour le décourager. Il nous semble qu’à la place de Jésus nous nous serions gardés de lui parler ainsi, de refroidir son enthousiasme avec cette bise glacée. Mais Jésus savait bien ce qu’il faisait. N’essayons jamais d’atténuer ou d’excuser ses paroles. Ce qu’il dit est perçant et tranchant, comme un scalpel qui débride une plaie, sans ménagement. Jésus-Christ n’a pas la moindre indulgence pour tout ce qui peut corrompre et tuer une âme qui voudrait être au service de Dieu. Ce n’est pas au hasard que notre Seigneur parle avec tant de sévérité, c’est parce qu’il connaît à fond la nature humaine. Quand l’Esprit de Dieu met dans votre pensée une parole de Jésus qui vous fait souffrir, c’est qu’il y a en vous un mal qu’il veut extirper et faire mourir.
« Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont leurs nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête ». Il faut donc renoncer à suivre Jésus en pensant y trouver le moindre confort, la moindre satisfaction pour soi-même. Il faut renoncer à tout, et rester tout seul en présence de Jésus tout seul. Sans s’inquiéter de ce que font les autres, il faut marcher avec Celui qui n’a pas où reposer sa tête.
Jésus dit à un autre : « Suis-moi ». Celui-ci lui dit : « Permets-moi d’aller auparavant ensevelir mon père ». Cet homme voulait concilier ses devoirs envers sa famille et ses devoirs envers Jésus. Nous devons, comme chrétiens, mettre toujours Jésus en première ligne, coûte que coûte.
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur, mais… » Il est plein d’ardeur, mais… il ne se décidera jamais. Quand l’appel de Dieu se fait entendre à vous, n’hésitez pas, obéissez tout de suite.
Oswald Chambers