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1 Heureux quiconque craint l'Éternel Et marche dans ses voies !
2 Oui, tu mangeras le fruit du travail de tes mains, Tu es heureux et prospère.
3 Ta femme est comme une vigne féconde Dans l'intérieur de ta maison, Tes fils comme des plants d'olivier Autour de ta table.
4 Oui, voilà comment sera béni Un homme craignant l'Éternel.
5 Que l'Éternel te bénisse de Sion, Et puisses-tu voir le bien de Jérusalem Tous les jours de ta vie
6 Et voir des fils à tes fils ! Paix sur Israël !
C'est ici vraisemblablement la réponse des hôtes étrangers aux paroles du père de famille qui leur offre l'hospitalité (Voir introduction au Psaume 127).
Bonheur d'une famille que Dieu bénit.
Tu mangeras le fruit du travail... Ce qui ne signifie pas, comme on pourrait le croire : vivre de son travail, sans être obligé de recourir à l'assistance d'autrui. Pour les Hébreux, le contraire de manger le fruit de son travail c'est le voir manger par d'autres, et c'est là un malheur et une punition divine mentionnés très souvent dans l'Ecriture (Lévitique 26.16 ; Deutéronome 23.38, etc.) (Bovet). Le Psaume 127 rappelait que Dieu peut combler de biens celui qu'il aime pendant son sommeil. L'hôte accueilli dans la maison rappelle à celui qui vient de parler ainsi que, dans le cas présent, il y a eu travail persévérant, dans la crainte de Dieu.
Une vigne..., des plants d'oliviers. De tous les arbres, ceux qui occupent la place d'honneur dans le symbolisme des Hébreux, ce sont sans contredit la vigne et l'olivier, qui faisaient, avec le figuier, la gloire et la richesse du sol de la Palestine. Comme, d'après la loi, l'huile et le vin devaient accompagner la plus grande partie des offrandes faites à l'Éternel, les arbres qui les produisent étaient, en quelque sorte, considérés comme sacrés et, par conséquent, employés souvent pour représenter le peuple saint (Bovet).
Le pèlerin, reconnaissant de l'hospitalité qui lui est accordée, bénit ceux à qui il la doit.
De Sion : de cette sainte montagne, sous la protection de laquelle l'habitant de Jérusalem a le privilège de vivre et d'habiter.
Le bien de Jérusalem. Le vœu patriotique et religieux se joint aux vœux de l'amitié.
Et voir des fils à tes fils. Comparez Proverbes 17.6.
Paix sur Israël ! Ce vœu, qui se trouve déjà Psaumes 125.5, ferme en quelque sorte la parenthèse formée, au sein de ce groupe de psaumes, par les Psaumes 127 et 128 ; après ce regard jeté sur le bonheur domestique des familles craignant Dieu, la pensée va être ramenée aux grandes préoccupations concernant les destinées du peuple de l'Éternel.