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Chapitre 22Chapitre 20 1 Et voici les lois que tu leur donneras : 2 Lorsque tu achèteras un serviteur hébreu, il servira six années, et la septième il sortira, affranchi gratuitement. 3 S’il est entré seul, il sortira seul. S’il avait une femme, sa femme sortira avec lui. 4 Si son maître lui donne une femme et qu’elle enfante des fils et des filles, la femme avec ses enfants appartiendra à son maître et il sortira seul. 5 Et si le serviteur fait la déclaration suivante : J’aime mon maître, ma femme et mes enfants ; je ne veux pas être affranchi ; 6 alors son maître l’amènera devant Dieu et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille d’un poinçon, et il le servira à perpétuité. 7 Et lorsque quelqu’un aura vendu sa fille pour être servante, elle ne sortira point comme sortent les serviteurs. 8 Si elle a déplu à son maître, qui n’en a pas disposé, et qu’il s’en défasse, il n’aura pas la faculté de la vendre à des gens étrangers après lui avoir été infidèle. 9 S’il l’avait mariée à son fils, il la traitera comme il est de règle de traiter ses filles. 10 S’il en prend une autre, il ne lui retranchera pas le vivre, le vêtement et le couvert. 11 S’il ne lui fournit pas ces trois choses, elle sortira gratuitement, sans rançon. 12 Celui qui frappe un homme de sorte qu’il en meure, doit être mis à mort. 13 Mais pour le cas où il n’aurait point eu cet homme en vue et où ce serait Dieu qui l’aurait fait se trouver devant sa main, je te fixerai un lieu où il puisse se réfugier. 14 Lorsque, de propos délibéré, un homme tue son prochain avec ruse, tu le tireras même d’auprès de mon autel pour qu’il meure. 15 Qui frappe son père ou sa mère doit être mis à mort. 16 Celui qui dérobe un homme, soit qu’il l’ait vendu, soit qu’on l’ait retrouvé en sa possession, doit être mis à mort. 17 Celui qui injurie son père ou sa mère doit être mis à mort. 18 Lorsque des hommes se querellent et que l’un en frappe un autre avec une pierre ou avec le poing, et que celui-ci n’en meurt pas, mais est forcé de se mettre au lit, 19 s’il en relève et qu’il puisse marcher dehors en s’appuyant sur un bâton, celui qui l’aura frappé sera quitte, sauf qu’il indemnisera l’autre pour ce qu’il a chômé et se chargera de le faire guérir. 20 Lorsqu’un homme frappe son serviteur ou sa servante du bâton et que celui-ci meurt sous les coups, il doit être vengé ; 21 toutefois, s’il survit un jour ou deux jours, il ne sera pas vengé, car il est sa propriété. 22 Et lorsque des hommes se battent, et qu’ils heurtent une femme enceinte et qu’elle accouche, sans qu’il y ait de mal, le coupable sera passible d’une amende que le mari de la femme lui imposera et qu’il payera après décision d’arbitres. 23 Mais s’il y a du mal, tu donneras vie pour vie, 24 œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, 25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure. 26 Et lorsqu’un homme donnera un coup dans l’œil à son serviteur ou à sa servante et lui fera perdre l’œil, il le renverra libre, en compensation de l’œil qu’il a perdu. 27 Et s’il fait tomber une dent à son serviteur ou à sa servante, il le renverra libre, en compensation de la dent qu’il a perdue. 28 Lorsqu’un bœuf heurtera de sa corne un homme ou une femme et que cette personne en mourra, le bœuf devra être lapidé et l’on n’en mangera pas la chair, mais le maître du bœuf sera quitte. 29 Mais si c’est depuis longtemps que ce bœuf heurte de sa corne et qu’on en ait averti formellement son maître et qu’il ne l’ait pas surveillé, et qu’il ait causé la mort d’un homme ou d’une femme, le bœuf sera lapidé et son maître aussi sera mis à mort. 30 Si on lui impose un prix pour se racheter, il payera pour rançon de sa vie tout ce qu’on lui réclamera. 31 S’il heurte un fils ou s’il heurte une fille, on lui appliquera cette règle-là. 32 Si le bœuf heurte un serviteur ou une servante, on payera en argent trente sicles au maître de l’esclave, et le bœuf sera lapidé. 33 Lorsque quelqu’un ouvrira une citerne ou lorsque quelqu’un creusera une citerne et ne la couvrira pas, et qu’un bœuf ou qu’un âne y tombera, 34 le maître de la citerne indemnisera : il rendra au maître de la bête l’argent qu’elle valait, et la bête tuée lui appartiendra. 35 Lorsque le bœuf d’un homme blessera le bœuf d’un autre et qu’il en mourra, ils vendront le bœuf vivant et en partageront l’argent, et ils partageront aussi le bœuf tué. 36 Ou bien, s’il est notoire que c’était depuis longtemps un bœuf heurtant de la corne et que son maître ne l’ait pas surveillé, il devra indemniser en donnant bœuf pour bœuf, et la bête tuée lui appartiendra.

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