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Chapitre 59Chapitre 57 1 Crie à plein gosier, ne te retiens pas ; fais retentir ta voix comme la trompette, pour dénoncer à mon peuple leur péché, et à la maison de Jacob leurs iniquités ! 2 Ils me cherchent chaque jour, et ils veulent connaître mes voies ; comme une nation qui aurait pratiqué la justice et n’aurait point abandonné le commandement de son Dieu, ils me demandent des jugements justes, ils veulent que Dieu s’approche : 3 Pourquoi avons-nous jeûné, et tu ne l’as pas vu ? Avons-nous humilié nos âmes, et tu n’y prends pas garde ? Voici, au jour de votre jeûne, vous faites vos affaires et vous poursuivez tous vos travaux ! 4 Voici, c’est pour vous disputer et vous quereller que vous jeûnez, et pour frapper du poing méchamment ; vous ne jeûnez pas, en ce jour, de manière à faire écouter votre voix d’en haut. 5 Est-ce là un jeûne qui puisse me plaire, un jour où l’homme humilie son âme ? Courber la tête comme un jonc, se coucher sur le sac et la cendre, est-ce là ce que tu appelles un jeûne, un jour agréable à l’Éternel ? 6 N’est-ce pas ici le jeûne qui me plaît : qu’on détache les chaînes injustes, qu’on délie les nœuds du joug, qu’on renvoie libres les opprimés et que vous brisiez toute sorte de joug ? 7 N’est-ce pas que tu rompes ton pain à celui qui a faim, et que tu fasses entrer chez toi les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, que tu le couvres, et que tu ne te détournes point de celui qui est ta propre chair ? 8 Alors ta lumière éclora comme l’aurore, et ta guérison germera promptement ; ta justice marchera devant toi ; la gloire de l’Éternel sera ton arrière-garde ; 9 alors tu appelleras, et l’Éternel répondra ; tu crieras, et il dira : Me voici ! Si tu bannis du milieu de toi le joug, si tu cesses de montrer au doigt et de calomnier ; 10 si tu donnes ta nourriture à l’affamé, et si tu rassasies l’âme défaillante, ta lumière se lèvera dans l’obscurité, et tes ténèbres brilleront comme le midi ; 11 et l’Éternel te guidera continuellement ; il rassasiera ton âme dans les déserts brûlants, et il donnera de la vigueur à tes os ; tu seras comme un jardin bien arrosé, comme une source dont les eaux ne font jamais défaut ; 12 on rebâtira tes ruines antiques ; tu relèveras les fondements posés aux anciens âges ; et on t’appellera le réparateur des brèches, celui qui rétablit les sentiers pour peupler le pays. 13 Si tu retiens ton pied de violer le sabbat en t’occupant de tes affaires dans mon saint jour, et que tu appelles le sabbat tes délices, et vénérable ce qui est saint à l’Éternel, et que tu l’honores en ne poursuivant point tes intérêts, en n’allant point à tes affaires et en ne plaidant point de procès, 14 alors tu trouveras tes délices en l’Éternel ; je te transporterai comme sur un char par-dessus les hauteurs du pays, et je te donnerai à manger l’héritage de Jacob, ton père ; car la bouche de l’Éternel a parlé !

Note

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Chapitres 58 à 66 : la gloire du peuple de Dieu

L’objet principal de cette troisième série de prophéties est la gloire de la nouvelle Jérusalem, que le chapitre 54 avait déjà dépeinte par anticipation, comme le couronnement de l’œuvre rédemptrice accomplie par le serviteur de l’Éternel. Les deux premiers discours de ce cycle ont pour but de produire en Israël l’humiliation sans laquelle il ne saurait jouir du salut. Ils préparent ainsi les tableaux magnifiques des chapitres qui suivront. Le chapitre 58 censure la piété formaliste d’Israël ; au chapitre 59, le prophète, après avoir tracé un tableau effrayant de la corruption du peuple, fait en son nom la confession de ses péchés et promet le salut. Les trois chapitres suivants forment le centre de ce troisième cycle : ils renferment un triple tableau de la gloire de Jérusalem, qui correspond en quelque sorte à la triple prophétie de la ruine de Babylone, dans le premier cycle (chapitres 46 à 48) et à la triple description de l’œuvre du serviteur dans le second (chapitres 49, 50, 53).

Après la gloire de Sion, est annoncé le jugement des peuples (Ésaïe 63.1-6). Puis, dans une prière ardente, le prophète demande à Dieu d’intervenir pour délivrer Israël de sa misère actuelle (Ésaïe 63.7-64.11). Enfin ce groupe et le livre entier se terminent par deux discours (chapitres 65 et 66) où le prophète décrit le salut comme une nouvelle création, et rappelle les conditions morales auxquelles seules l’homme peut y avoir part. Ces deux morceaux sont la réponse à la prière du peuple. : Israël ne sera ni tout entier sauvé, ni tout entier perdu. Ce n’est pas le peuple charnel, c’est un Israël nouveau, un peuple de justes, renfermant dans son sein des fidèles de toute nation, qui sera ainsi sauvé et glorifié. Le prophète termine en annonçant aux méchants l’exclusion du salut.

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